Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2410273(TA69-2410273)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Millery sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un immeuble menaçant la sécurité publique en raison d'une fissure importante. La juridiction a fait droit à cette demande et a ordonné une expertise pour constater l'état du bâtiment et des mitoyens, évaluer l'existence d'un danger imminent, et proposer des mesures de sécurité. L'expert désigné devra remettre son rapport avant le 31 octobre 2024.
N° TA69-2409788(TA69-2409788)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 13 septembre 2024 de la préfète du Rhône l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également rejeté l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, dont la légalité avait été confirmée par un jugement antérieur. Enfin, la mesure d'assignation à résidence, assortie d'une obligation de présentation bi-hebdomadaire, n'a pas été jugée disproportionnée malgré l'activité professionnelle de l'intéressé, au regard des dispositions des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2404814(TA69-2404814)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A, agent communal victime d'un accident de service en 2019. La requérante contestait les conclusions d'une expertise administrative antérieure, qui n'avait pas évalué l'ensemble de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux. Le juge a considéré que cette mesure était utile pour déterminer contradictoirement la date de consolidation et le taux d'incapacité permanente, ainsi que pour permettre une éventuelle action indemnitaire. La demande de la commune visant à obtenir le rejet de la requête a été rejetée, et les conclusions relatives aux dépens ont été réservées.
N° TA69-2410220(TA69-2410220)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 8 octobre 2024 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'acte, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que la demande d'asile de M. A, qui avait présenté un faux passeport français et dont les déclarations sur les persécutions subies aux Comores étaient peu circonstanciées et dépourvues de crédibilité, était manifestement infondée au sens de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la décision de refus d'entrée n'est entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation.
N° TA69-2403914(TA69-2403914)
Refus de candidature en licence universitaire. Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A comme manifestement irrecevable. La demande ne constituait pas un recours contentieux en excès de pouvoir, mais un simple recours gracieux relevant de la seule autorité administrative. Application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2310176(TA69-2310176)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Ain refusant son orientation vers une formation de moniteur-éducateur. La requérante demandait l'annulation de cette décision et une orientation vers un établissement de réadaptation professionnelle. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour Mme B d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire dans les formes requises. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code du travail.
N° TA69-2409748(TA69-2409748)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A B pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué le requérant, rendant sans objet la demande d'injonction de fixation d'un rendez-vous. Le juge a rejeté la demande d'enregistrement anticipé du dossier et de délivrance d'un récépissé, celle-ci étant prématurée. L'État a été condamné à verser 600 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA69-2409833(TA69-2409833)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C, ressortissante arménienne, contestant la décision du 19 avril 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un défaut d'examen de sa situation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation, et a substitué la base légale de la décision aux articles L. 551-15 et R. 552-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en lieu et place de l'article L. 551-16. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA69-2303935(TA69-2303935)
Refus d'inscription universitaire. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, la demande de Mme B constituant un recours gracieux et non un recours contentieux. Application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2304420(TA69-2304420)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B, qui contestait le refus implicite du département de la Loire de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que M. B, qui invoquait des problèmes au genou limitant sa station debout et sa marche, ne remplissait pas les critères stricts fixés par le code de l'action sociale et des familles (article L. 241-3) et l'arrêté du 3 janvier 2017. Ces textes exigent notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine pour les déplacements extérieurs, ce que M. B n'a pas démontré. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de délivrance de la carte.
N° TA69-2301860(TA69-2301860)
Recours de Mme A B contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet du Rhône. Le Tribunal Administratif de Lyon constate que le préfet a délivré une carte de résident de 10 ans le 19 octobre 2023, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Il n’y a donc plus lieu de statuer sur ces demandes. L’État est condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409887(TA69-2409887)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 1er août 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé d'accorder à M. C, ressortissant nigérian, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que l'OFII ne pouvait se fonder sur la date de première entrée en France (7 octobre 2023) pour estimer que la demande d'asile était tardive, dès lors que le requérant était entré régulièrement avec un visa et que la France était redevenue responsable de sa demande le 16 avril 2024, date à laquelle celle-ci a été enregistrée en procédure normale. Cette solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2402665(TA69-2402665)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C pour obtenir, sous astreinte, l’exécution d’une décision de la commission de médiation « droit au logement opposable » du Rhône du 29 août 2023, reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. En cours d’instance, la préfète du Rhône a attribué à la requérante un logement de type T3 à Lyon, dont le bail a été signé le 10 avril 2024. Constatant que la demande d’injonction avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2402730(TA69-2402730)
Contentieux de l'urbanisme et des télécommunications. Tribunal Administratif de Lyon. Donne acte du désistement pur et simple de la société Free Mobile de son recours en excès de pouvoir contre l'arrêté du maire d'Arnas du 17 janvier 2024 portant opposition à une déclaration préalable pour une antenne relais. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2304836(TA69-2304836)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. B qui contestait le refus implicite du département de la Loire de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le tribunal a estimé que M. B, bien qu'invalide de catégorie 2 et souffrant d'hémiparésie et de douleurs, ne démontrait pas remplir les critères stricts fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche limité à moins de 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision administrative.
N° TA69-2406137(TA69-2406137)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant kosovar, contestant l'arrêté préfectoral du 21 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de 18 mois. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du caractère récent de sa présence en France et de l'absence de vie commune établie avec sa compagne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance.
N° TA69-2406608(TA69-2406608)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du 24 juin 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et qu'elle ne méconnaissait pas le droit d'être entendu. Il a estimé que l'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée irrégulière et de ses attaches persistantes au Sénégal. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2405778(TA69-2405778)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du 28 mai 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA69-2410086(TA69-2410086)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. G, ressortissant monténégrin, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge considérant que la décision était légalement justifiée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2408743(TA69-2408743)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une correspondance du 23 juillet 2024 l’informant du retrait du bénéfice de l’examen théorique du permis de conduire. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute de décision administrative faisant grief, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance.