Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2404413(TA69-2404413)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. A, qui demandait l'exécution d'une précédente décision enjoignant à la préfète du Rhône de le reloger. La préfète ayant proposé un logement le 12 juin 2024, le tribunal a invité M. A à confirmer le maintien de sa requête en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté.
N° TA69-2409773(TA69-2409773)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français (IRT) de deux ans et son assignation à résidence, décidées par la préfète de l'Ain le 20 septembre 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la prolongation de l'IRT était légalement fondée sur l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison du maintien irrégulier de M. B sur le territoire, et que cette mesure n'était pas disproportionnée. Par conséquent, la décision d'assignation à résidence, qui en découlait, a également été validée.
N° TA69-2409763(TA69-2409763)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision du CNAPS refusant de lui délivrer une carte professionnelle pour exercer son emploi de chef d’équipe sécurité. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment le non-respect de l’article R. 40-29 du code de procédure pénale et l’erreur d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La demande a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2407393(TA69-2407393)
Opposition à contrainte pour un indu de prime d'activité. Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable, faute de motivation et de régularisation après demande. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1, R. 772-6 et R. 772-7 du code de justice administrative.
N° TA69-2409570(TA69-2409570)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur la demande du préfet de la Loire, a ordonné l'expulsion de M. B du logement qu'il occupe au sein d'un hébergement d'accueil pour demandeurs d'asile (HUDA). La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, au motif que M. B s'est maintenu dans les lieux sans droit après le rejet de sa demande d'asile et une mise en demeure infructueuse. Le tribunal a considéré qu'il y avait urgence et utilité à cette mesure, le maintien de l'intéressé compromettant le fonctionnement normal de l'organisme gestionnaire.
N° TA69-2409569(TA69-2409569)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le préfet de la Loire, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour ordonner l'expulsion de M. et Mme D d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à Saint-Etienne. Le préfet soutenait que les intéressés, dont les demandes d'asile avaient été définitivement rejetées et qui faisaient l'objet de mesures d'éloignement, se maintenaient sans droit dans les lieux malgré des mises en demeure, compromettant ainsi l'accueil d'autres demandeurs d'asile. Le tribunal a fait droit à la demande, ordonnant l'expulsion des occupants sans titre du logement au sein du CADA, en application des dispositions précitées qui prévoient la fin de l'hébergement au terme du mois suivant la perte du droit au maintien sur le territoire.
N° TA69-2409683(TA69-2409683)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par Mme A, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a indiqué que le titre avait été accepté et confectionné, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA69-2407125(TA69-2407125)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. La requérante contestait une décision du 16 février 2024, mais n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation du greffe restée sans réponse. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, qui imposent la production de la décision attaquée sous peine d'irrecevabilité.
N° TA69-2409474(TA69-2409474)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Loire de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les démarches de l'intéressé, entamées en septembre 2023, étaient trop récentes et ne justifiaient pas un traitement prioritaire, malgré sa situation d'irrégularité et de précarité. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA69-2407876(TA69-2407876)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait son relogement suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 5 septembre 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 24 juillet 2024, soit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait jusqu'au 8 juillet 2024. La décision de la commission de médiation mentionnait clairement les voies et délais de recours, et Mme A n'a pas contesté en avoir reçu notification. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête sans examiner le fond.
N° TA69-2406467(TA69-2406467)
Refus de renouvellement de titre de séjour étudiant – Tribunal Administratif de Lyon – Irrecevabilité pour tardiveté – Articles L. 614-4 et R. 776-2 du CESEDA. Le tribunal a rejeté la requête de M. A, ressortissant éthiopien, contestant l’arrêté préfectoral du 21 décembre 2023. La notification de l’arrêté, retournée à la préfecture le 28 décembre 2023 avec la mention "destinataire inconnu", a été jugée régulière faute de déclaration de changement d’adresse par l’intéressé. La requête, enregistrée le 28 juin 2024, était tardive, le délai de recours de trente jours étant expiré.
N° TA69-2409578(TA69-2409578)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. La requête ne contenait l'énoncé d'aucune conclusion soumise au juge, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le président de la 1ère chambre a pris cette ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2405322(TA69-2405322)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 5 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois. Le juge a estimé que le comportement de l'intéressé, impliqué dans des faits de stupéfiants et de faux documents, constituait une menace pour l'ordre public, justifiant la mesure d'éloignement. Il a également considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte présence en France et de ses attaches familiales en Algérie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2410032(TA69-2410032)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de la SASU Netprix qui demandait la suspension d’une ordonnance du juge des référés du tribunal judiciaire de Lyon et d’un arrêt de la cour d’appel de Lyon. Le juge a constaté qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative de connaître d’une requête dirigée contre des décisions rendues par des juridictions de l’ordre judiciaire. En application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, la demande a été rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
N° TA69-2409610(TA69-2409610)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les éléments invoqués par le requérant (ancienneté de séjour, situation familiale, risque d'éloignement) étant insuffisants pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions de la mesure sollicitée, en application des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2405632(TA69-2405632)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour obtenir une injonction de relogement en exécution d’une décision de la commission de médiation du Rhône du 14 novembre 2023. En cours d’instance, la préfète a proposé un logement de type T3 à Lyon, que Mme A a accepté et pour lequel un bail a été signé le 24 juin 2024. Constatant que l’objet du litige avait disparu, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’injonction, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2406084(TA69-2406084)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une demande d’injonction sous astreinte visant à obtenir un hébergement adapté de la part de la préfète du Rhône. Après que la requérante a été orientée vers un logement en intermédiation locative, elle s’est désistée de ses conclusions principales, tout en maintenant ses demandes d’aide juridictionnelle et de frais d’instance. Le tribunal admet Mme B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991, donne acte du désistement pur et simple, mais rejette les conclusions relatives aux frais irrépétibles.
N° TA69-2409624(TA69-2409624)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A dirigée contre la commune de Savigneux. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'énoncé d'aucune conclusion soumise au juge, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 1ère chambre a prononcé le rejet par ordonnance sans invitation à régulariser.
N° TA69-2409638(TA69-2409638)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B C A pour excès de pouvoir, dirigée contre la préfète du Rhône. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’énoncé d’aucune conclusion soumise au juge, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le président de la 1ère chambre a prononcé le rejet par ordonnance, sans invitation à régulariser.
N° TA69-2410100(TA69-2410100)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci contestait le refus du maire de Saint-Maurice-de-Gourdans de prolonger un raccordement provisoire à l'électricité pour son terrain où elle vit en caravane avec sa famille. Le juge a estimé que les conclusions en annulation étaient irrecevables, le référé ne pouvant ordonner que des mesures provisoires. Il a également jugé la demande mal fondée, faute pour la requérante d'avoir démontré une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment en raison du caractère peu circonstancié de ses allégations et de l'absence de démarche préalable auprès de la commune.