Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2409569(TA69-2409569)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le préfet de la Loire, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour ordonner l'expulsion de M. et Mme D d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à Saint-Etienne. Le préfet soutenait que les intéressés, dont les demandes d'asile avaient été définitivement rejetées et qui faisaient l'objet de mesures d'éloignement, se maintenaient sans droit dans les lieux malgré des mises en demeure, compromettant ainsi l'accueil d'autres demandeurs d'asile. Le tribunal a fait droit à la demande, ordonnant l'expulsion des occupants sans titre du logement au sein du CADA, en application des dispositions précitées qui prévoient la fin de l'hébergement au terme du mois suivant la perte du droit au maintien sur le territoire.
N° TA69-2409570(TA69-2409570)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur la demande du préfet de la Loire, a ordonné l'expulsion de M. B du logement qu'il occupe au sein d'un hébergement d'accueil pour demandeurs d'asile (HUDA). La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, au motif que M. B s'est maintenu dans les lieux sans droit après le rejet de sa demande d'asile et une mise en demeure infructueuse. Le tribunal a considéré qu'il y avait urgence et utilité à cette mesure, le maintien de l'intéressé compromettant le fonctionnement normal de l'organisme gestionnaire.
N° TA69-2408947(TA69-2408947)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement de Mme A, ressortissante guinéenne mineure, qui contestait un arrêté du ministre de l'intérieur du 4 septembre 2024 lui refusant l'entrée sur le territoire français au titre de l'asile et ordonnant son réacheminement. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et du principe de non-refoulement. Par ordonnance du 10 octobre 2024, le tribunal a donné acte du désistement, conformément aux articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA69-2409562(TA69-2409562)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours contre un titre de recettes et un avis de saisie à tiers détenteur émis pour le recouvrement de sommes dues. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, au motif que le requérant n’avait pas exposé les faits, moyens et conclusions nécessaires pour déterminer l’objet de sa demande, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2410035(TA69-2410035)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C. Celle-ci contestait son refus d'entrée et son maintien en zone d'attente à l'aéroport de Lyon, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à son droit à un recours effectif. Le juge estime que la décision de maintien en zone d'attente avait cessé de produire ses effets avant la requête, ayant été remplacée par une ordonnance du juge des libertés et de la détention relevant de l'autorité judiciaire. Les conclusions dirigées contre le refus d'entrée sont également rejetées, le juge considérant que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est établie.
N° TA69-2409911(TA69-2409911)
Refus de titre de séjour – Tribunal Administratif de Lyon – Ordonnance du 9 octobre 2024. La requérante demandait la suspension de la décision implicite de refus du préfet du Rhône sur sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête pour défaut d'urgence, estimant que la décision contestée était ancienne et que la précarité alléguée n'était pas justifiée. Application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2402007(TA69-2402007)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par Mme B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation du Rhône du 16 mai 2023 la reconnaissant comme prioritaire pour un logement. Constatant qu'aucune offre de relogement ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement avant le 1er novembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2402203(TA69-2402203)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de Mme B dans un centre d’hébergement d’urgence avant le 1er novembre 2024, en exécution d’une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du 3 octobre 2023. Cette injonction est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation, la requérante n’ayant reçu aucune offre d’hébergement dans le délai légal de six semaines. L’ordonnance assortit cette injonction d’une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er novembre 2024, payable spontanément par la préfète au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2302992(TA69-2302992)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Rhône sur sa demande de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne l’État à verser 1 200 euros à Mme C au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2409631(TA69-2409631)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une demande de suspension de l’exécution de deux décisions de la directrice de l’école nationale supérieure d’architecture de Lyon (ENSAL) prononçant son exclusion temporaire pour un semestre. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné l’urgence et l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des décisions. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la procédure s’inscrit dans le cadre du code de l’éducation et du code de justice administrative, notamment les articles relatifs à la procédure disciplinaire et aux droits de la défense.
N° TA69-2409567(TA69-2409567)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur la demande du préfet de la Loire, a ordonné l'expulsion sans délai de M. C et Mme D du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'ils occupent sans titre. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté que les intéressés, déboutés de leur demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile, se maintiennent dans les lieux malgré une mise en demeure, compromettant ainsi l'accueil d'autres demandeurs d'asile. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été reconnues, et une astreinte de 50 euros par jour de retard a été prononcée, avec le concours de la force publique si nécessaire.
N° TA69-2407614(TA69-2407614)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A C B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du 11 juillet 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que la préfète avait procédé à un examen complet de sa situation sans s'estimer liée par les décisions de l'OFPRA et de la CNDA. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA69-2406255(TA69-2406255)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par la préfète du Rhône. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant, célibataire et sans enfant, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA69-2405494(TA69-2405494)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du 22 mai 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte et d’insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA69-2207689(TA69-2207689)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. et Mme C et de la SCI Domaine de Jujurieux demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Jujurieux du 12 août 2022, qui avait retiré un permis de construire tacite et refusé un permis pour un auvent. Le tribunal a jugé que l'arrêté méconnaissait l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, car il a été pris plus de trois mois après l'obtention du permis tacite, sans que le délai d'instruction ait été régulièrement prolongé. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté attaqué, en application des articles L. 424-5 et R. 423-23 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2406549(TA69-2406549)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B D, ressortissante de la République Démocratique du Congo, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Elle a également jugé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, l'appel pendant de la décision de l'OFPRA ne suffisant pas à l'établir, et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressée, notamment au regard des risques invoqués liés à sa transition de genre. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2405873(TA69-2405873)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 30 mai 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de la Cour nationale du droit d'asile était définitive malgré l'existence d'un pourvoi en cassation, permettant ainsi à l'autorité administrative de fonder la mesure d'éloignement sur l'article L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision fixant le pays de renvoi a été considérée comme suffisamment motivée et conforme à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la même convention et de l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.
N° TA69-2401445(TA69-2401445)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux fondé sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 9 mai 2023, avant le 1er novembre 2024. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue constate que l’administration n’a pas exécuté la décision de la commission dans le délai légal de six mois, justifiant ainsi l’intervention du juge pour ordonner le relogement sous astreinte.
N° TA69-2407939(TA69-2407939)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 9 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. Enfin, le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France et de l'absence d'attaches familiales intenses sur le territoire.
N° TA69-2406647(TA69-2406647)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet de la Loire du 11 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (risques de traitements inhumains), ni l'article 8 (droit à la vie privée et familiale), ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'absence de preuves suffisantes et du caractère récent de l'installation en France. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives à l'interdiction de retour et au pays de destination.