Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2410035(TA69-2410035)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C. Celle-ci contestait son refus d'entrée et son maintien en zone d'attente à l'aéroport de Lyon, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à son droit à un recours effectif. Le juge estime que la décision de maintien en zone d'attente avait cessé de produire ses effets avant la requête, ayant été remplacée par une ordonnance du juge des libertés et de la détention relevant de l'autorité judiciaire. Les conclusions dirigées contre le refus d'entrée sont également rejetées, le juge considérant que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est établie.
N° TA69-2406649(TA69-2406649)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante nigériane, contestant l'arrêté du préfet de la Loire du 11 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute de preuves suffisantes de risques personnels ou d'une vie privée et familiale établie en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour de six mois. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et les conventions internationales précitées.
N° TA69-2406489(TA69-2406489)
Le Tribunal administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 20 juin 2024 par lequel la préfète du Rhône obligeait M. A, ressortissant ivoirien, à quitter le territoire français. Le juge a retenu que le requérant était mineur (né le 9 avril 2007) et pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, ce qui le rendait insusceptible de faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 1 200 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
N° TA69-2402007(TA69-2402007)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par Mme B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation du Rhône du 16 mai 2023 la reconnaissant comme prioritaire pour un logement. Constatant qu'aucune offre de relogement ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement avant le 1er novembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2401445(TA69-2401445)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux fondé sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 9 mai 2023, avant le 1er novembre 2024. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue constate que l’administration n’a pas exécuté la décision de la commission dans le délai légal de six mois, justifiant ainsi l’intervention du juge pour ordonner le relogement sous astreinte.
N° TA69-2207689(TA69-2207689)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. et Mme C et de la SCI Domaine de Jujurieux demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Jujurieux du 12 août 2022, qui avait retiré un permis de construire tacite et refusé un permis pour un auvent. Le tribunal a jugé que l'arrêté méconnaissait l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, car il a été pris plus de trois mois après l'obtention du permis tacite, sans que le délai d'instruction ait été régulièrement prolongé. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté attaqué, en application des articles L. 424-5 et R. 423-23 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2407939(TA69-2407939)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 9 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. Enfin, le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France et de l'absence d'attaches familiales intenses sur le territoire.
N° TA69-2302992(TA69-2302992)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Rhône sur sa demande de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne l’État à verser 1 200 euros à Mme C au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2402687(TA69-2402687)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une requête en injonction visant à obtenir un logement en exécution d’une décision de la commission de médiation « Droit au logement opposable » du Rhône du 5 septembre 2023. En cours d’instance, la préfète du Rhône a informé le tribunal de l’attribution au requérant d’un logement de type T5, pour lequel le bail a été signé le 7 juin 2024. Constatant que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA69-2410053(TA69-2410053)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 août 2024 refusant la délivrance d'une carte professionnelle à M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le recours étant manifestement mal fondé. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2409562(TA69-2409562)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours contre un titre de recettes et un avis de saisie à tiers détenteur émis pour le recouvrement de sommes dues. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, au motif que le requérant n’avait pas exposé les faits, moyens et conclusions nécessaires pour déterminer l’objet de sa demande, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2407614(TA69-2407614)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A C B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du 11 juillet 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que la préfète avait procédé à un examen complet de sa situation sans s'estimer liée par les décisions de l'OFPRA et de la CNDA. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA69-2409911(TA69-2409911)
Refus de titre de séjour – Tribunal Administratif de Lyon – Ordonnance du 9 octobre 2024. La requérante demandait la suspension de la décision implicite de refus du préfet du Rhône sur sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête pour défaut d'urgence, estimant que la décision contestée était ancienne et que la précarité alléguée n'était pas justifiée. Application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2405682(TA69-2405682)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 28 mai 2024 par lequel la préfète du Rhône a obligé M. B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français. Le tribunal juge que la préfète aurait dû, en priorité, saisir les autorités italiennes d'une demande de réadmission, dès lors que M. B était titulaire d'un titre de séjour valable en Italie, en application de l'article L. 621-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'annulation de l'obligation de quitter le territoire français entraîne par voie de conséquence l'annulation des décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination.
N° TA69-2207807(TA69-2207807)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par le préfet du Rhône. La décision explicite de refus du 9 septembre 2024 s'est substituée à la décision implicite initiale. Le tribunal a jugé que cette décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France et de la possibilité pour l'intéressé de reconstituer sa vie privée et familiale au Kosovo.
N° TA69-2409989(TA69-2409989)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A se disant Leyla B, de nationalité irakienne, qui contestait le refus d’entrée sur le territoire français au titre de l’asile et la décision de réacheminement prise par le ministre de l’intérieur le 3 octobre 2024. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du principe de confidentialité, l’absence de prise en compte de sa vulnérabilité, une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation, ainsi qu’une violation des articles 3 et 13 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, considérant que la procédure avait respecté les garanties applicables et que la demande d’asile avait été à juste titre regardée comme manifestement infondée au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision a également refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
N° TA69-2405737(TA69-2405737)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme B, qui contestait le refus de la CAF du Rhône de lui accorder une remise de dette d’aide personnalisée au logement de 1 196 euros. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la requérante n’avait pas fourni les justificatifs nécessaires (revenus et charges) pour étayer sa situation de précarité et sa bonne foi, malgré une demande de régularisation. En application de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement non assortis de précisions suffisantes.
N° TA69-2409988(TA69-2409988)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante irakienne, qui contestait le refus d’entrée sur le territoire français au titre de l’asile et la décision de réacheminement prise par le ministre de l’intérieur le 3 octobre 2024. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de la confidentialité de sa demande d’asile, des conditions matérielles dégradées lors de son entretien avec l’OFPRA, et une erreur d’appréciation du caractère manifestement infondé de sa demande. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, considérant que la procédure avait respecté les garanties prévues par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que le récit de Mme C, bien que cohérent, ne permettait pas d’établir un risque réel de persécution en cas de retour en Irak. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 352-1 et suivants du CESEDA, relatifs au refus d’entrée pour demande d’asile manifestement infondée.
N° TA69-2405336(TA69-2405336)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme tardive l'opposition formée par Mme A B contre une contrainte de la caisse d'allocations familiales du Rhône pour un indu d'aide personnalisée au logement de 976,50 euros. La requérante demandait une exonération totale de sa dette en raison de sa situation personnelle et financière. Le tribunal a constaté que la contrainte avait été notifiée le 10 janvier 2024, mais que l'opposition n'avait été enregistrée que le 31 mai 2024, soit après l'expiration du délai de quinze jours prévu à l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA69-2405114(TA69-2405114)
Désistement d'instance. Le Tribunal Administratif de Lyon donne acte du désistement de Mme A, qui demandait l'exécution d'une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable lui reconnaissant un caractère prioritaire. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après une proposition de logement de la préfète du Rhône, elle est réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.