Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2406743(TA69-2406743)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le rejet de sa demande d’indemnisation au titre du régime de réparation des préjudices subis par les harkis et autres rapatriés d’Algérie. La juridiction a considéré la requête manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir exposé des faits, moyens et conclusions précis, et de n’avoir pas produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA69-2404512(TA69-2404512)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Dimotrans d’un recours en plein contentieux contre le refus de l’inspecteur du travail d’autoriser le licenciement pour faute grave de M. A B. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête le 30 septembre 2024. Par une ordonnance du 8 octobre 2024, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA69-2404315(TA69-2404315)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, après que la commission de médiation du Rhône l'a reconnu prioritaire pour un logement urgent le 25 juillet 2023. Constatant qu'aucune offre de logement ne lui avait été adressée dans le délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement avant le 1er novembre 2024. Cette injonction a été assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2404314(TA69-2404314)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, après que la commission de médiation du Rhône l'a reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence le 19 décembre 2023, sans qu'aucune offre ne lui ait été faite dans les délais légaux. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de la requérante dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 1er novembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA69-2404310(TA69-2404310)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance en plein contentieux, a été saisi par Mme B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 24 octobre 2023, n'avait reçu aucune offre de logement adapté (type T5/T6) dans le délai légal de six mois. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement au plus tard le 1er décembre 2024, sous astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Les conclusions de Mme B au titre des frais irrépétibles ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExécution d'un jugementDESISTEMENT

TA69-2401909(TA69-2401909)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme D et M. A d’une demande d’exécution d’un jugement du 10 novembre 2021, afin d’obtenir le versement d’une rente due à leur fils par le centre hospitalier de Feurs. Le centre hospitalier ayant commencé à exécuter le jugement en versant les arrérages, les requérants se sont désistés de leur demande. Par ordonnance du 8 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 921-6 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2410040(TA69-2410040)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé place Croix Paquet à Lyon, dont le mur de façade arrière présente un danger pour la sécurité publique. L’expert devra constater l’état du bâtiment et des constructions mitoyennes, se prononcer sur l’existence d’un danger imminent et proposer des mesures provisoires de sécurité. La mission de l’expert est encadrée par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative, et son rapport devra être déposé au plus tard le 28 octobre 2024.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404549(TA69-2404549)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète de l'Ain. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'établissement de la minorité de l'intéressé lors de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance. Les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont été écartés. En conséquence, les décisions attaquées ont été jugées légales.

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA69-2303203(TA69-2303203)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales imposées à M. B pour les années 2016 et 2017. La décision se fonde sur l'irrégularité de la notification de la proposition de rectification du 8 août 2019, l'administration n'ayant pas prouvé que le pli avait été présenté au domicile du contribuable. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des impositions et des pénalités, sans examiner les autres moyens soulevés. L'État a également été condamné à verser 2 000 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2303146(TA69-2303146)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation du refus implicite de la communauté d'agglomération du Pays de Gex d'abroger partiellement son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le requérant contestait le classement de ses parcelles en zone agricole (A), invoquant une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que le classement était justifié, les parcelles formant un tènement de 2,7 hectares s'inscrivant dans une vaste zone agricole et naturelle, sans constituer une enclave urbanisable. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme, qui définit les critères de classement en zone A.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2301583(TA69-2301583)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée par le préfet du Rhône à M. A, ressortissant marocain. La décision a été jugée illégale en raison d’un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2202648(TA69-2202648)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait le refus de la préfète de l'Ain d'enregistrer sa nouvelle demande d'asile. Le tribunal a jugé cette demande irrecevable, car elle visait en réalité à contester implicitement la décision de transfert vers la Suède, devenue définitive. Cette décision de transfert incluait déjà le refus d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue s'appuie sur ce règlement et sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2202497(TA69-2202497)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la commune de Roanne, qui contestait le refus de l'Agence de services et de paiement de lui accorder une subvention pour les repas à 1 euro dans ses cantines scolaires. La commune invoquait une rupture d'égalité, car la subvention était réservée aux communes percevant la dotation de solidarité rurale (DSR). Le tribunal a jugé que cette différence de traitement était justifiée par l'objectif de soutenir les territoires ruraux, en rapport direct avec l'objet de la subvention, et n'était pas disproportionnée. La solution s'appuie sur le principe d'égalité et l'article L. 2334-20 du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2201842(TA69-2201842)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) de lui accorder la subvention "MaPrimeRénov" pour des travaux de rénovation de fenêtres. Le tribunal a jugé que le refus était fondé car les travaux avaient commencé avant l'enregistrement de sa demande, en violation de l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, qui exige que les travaux soient postérieurs à l'accusé de réception de la demande. La solution retenue est le rejet de la requête pour ce motif, sans qu'il soit nécessaire d'examiner sa recevabilité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2302220(TA69-2302220)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de la préfète du Rhône refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante algérienne. L’annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois, sans astreinte. L’État est condamné à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2405964(TA69-2405964)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. et Mme D, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Loire du 19 mars 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et leur interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a jugé que les décisions n'étaient pas entachées d'un défaut d'examen ni d'une erreur d'appréciation, et que le refus de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également écarté les moyens d'illégalité soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour, cette dernière étant conforme à l'article L. 612-10 du même code. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des requérants, y compris les demandes d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2405954(TA69-2405954)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant albanais, qui contestait les décisions du préfet de la Loire refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le refus de séjour était légal, car l'avis du collège de médecins de l'OFII, produit en cours d'instance, établissait que le défaut de prise en charge médicale de M. B n'entraînerait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité. En conséquence, les décisions subséquentes (OQTF, pays de destination, interdiction de retour) ont été validées, les moyens soulevés étant infondés. La décision se fonde notamment sur les articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2205550(TA69-2205550)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant de Saint-Christophe-et-Niévès, qui demandait l'annulation de l'arrêté d'expulsion pris à son encontre par la préfète de l'Ain. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que la mesure d'expulsion, fondée sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'expulsion en raison de la menace grave pour l'ordre public que représente M. A, compte tenu de sa condamnation pour assassinat et de sa dangerosité persistante.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2207915(TA69-2207915)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la société I Métal, qui contestait des impositions (retenue à la source, impôt sur les sociétés, CVAE) et demandait la décharge des sommes mises à sa charge pour les années 2015 et 2016. La société soutenait notamment ne pas disposer d’un établissement stable en France au sens de l’article 209 du code général des impôts et de la convention fiscale franco-suisse, et invoquait des vices de procédure. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société, estimant que l’administration avait démontré l’existence d’un établissement stable en France par l’intermédiaire d’un agent dépendant. La solution retenue confirme la légalité des impositions et des pénalités, en application des articles 209 du CGI et 5 de la convention fiscale franco-suisse.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2206588(TA69-2206588)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l’annulation du refus implicite d’abroger partiellement le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté d’agglomération du Pays de Gex, classant leurs parcelles en zones agricole protégée (Ap) et naturelle protégée (Np). Le tribunal a relevé d’office que la décision attaquée n’existait pas, faute pour les requérants d’avoir adressé une demande d’abrogation à l’administration compétente, leur courrier au maire constituant un recours gracieux et non une telle demande. En conséquence, les conclusions ont été jugées irrecevables. Les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme et le code des relations entre le public et l’administration.

Résumé IA