Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2409960(TA69-2409960)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme E, ressortissante comorienne, contestant le refus d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile et la mesure de réacheminement prise par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'acte, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé que les conditions de l'entretien avec l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), réalisé par visioconférence, n'avaient pas méconnu les garanties procédurales prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 352-2 et R. 531-16. La solution retenue confirme la légalité de la décision ministérielle fondée sur l'avis de non-admission de l'OFPRA.
N° TA69-2301505(TA69-2301505)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SARL Electras d’une demande en plein contentieux visant à obtenir le paiement de 4 955 euros par l’État pour des travaux de rénovation effectués dans un commissariat de police. Par un mémoire du 5 septembre 2024, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 octobre 2024.
N° TA69-2409917(TA69-2409917)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. F D et de Mme C A E, ressortissants irakiens, qui contestaient les décisions du ministre de l'intérieur leur refusant l'entrée sur le territoire français au titre de l'asile et ordonnant leur réacheminement. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du principe de confidentialité, l'erreur de droit et d'appréciation concernant l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions ministérielles, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales pertinentes.
N° TA69-2409939(TA69-2409939)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une requête en référé, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction sous astreinte. M. B s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 4 octobre 2024. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Par ordonnance du 7 octobre 2024, il a donné acte du désistement et clos l’instance.
N° TA69-2403603(TA69-2403603)
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. A. Ce dernier, triathlète professionnel, a été victime d'une chute à vélo le 16 octobre 2022 sur une route départementale, qu'il impute à un défaut d'entretien (nid-de-poule et gravillons). Le juge estime que la mesure d'expertise est utile pour évaluer ses préjudices en vue d'un éventuel litige en responsabilité contre le département du Rhône. En revanche, la demande visant à imposer à l'expert la rédaction d'un pré-rapport est rejetée, cette formalité n'étant pas obligatoire.
N° TA69-2406263(TA69-2406263)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la préfète de l'Ain avait procédé à un examen complet de la situation personnelle et familiale de la requérante, notamment au regard de l'état de santé de sa fille. Les moyens soulevés, tirés d'une erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2206831(TA69-2206831)
Le Tribunal administratif de Lyon a constaté le désistement d'office de la requête de Mme A, qui contestait le rejet de son recours par la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal lui a donc donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA69-2409827(TA69-2409827)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 août 2024 par laquelle la préfète de l’Ain avait suspendu le permis de conduire de Mme C pour cinq mois à la suite d’un excès de vitesse de 40 km/h. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante n’établissant pas que l’usage de son véhicule était indispensable à son activité professionnelle d’interprète-traductrice, eu égard à sa situation géographique et à la gravité de l’infraction. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, et l’ordonnance a été rendue sans examen des moyens de légalité.
N° TA69-2409987(TA69-2409987)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de la Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'apporter des éléments précis sur sa situation personnelle et professionnelle et sur les conséquences concrètes de l'absence de document. La requête a donc été rejetée par ordonnance, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2207262(TA69-2207262)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette les requêtes de Mme A, qui demandait la rectification de son relevé de notes du baccalauréat (session 2022) pour y inclure une note en option "Cinéma-Audiovisuel" et obtenir la mention correspondante. Le juge a joint les deux requêtes et les a rejetées comme manifestement irrecevables, car elles tendaient à lui faire exercer un pouvoir d'administration, ce qui excède l'office du juge de l'excès de pouvoir. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, ce dernier imposant un recours préalable contre une décision dans un délai de deux mois.
N° TA69-2409728(TA69-2409728)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande du syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 39 rue des Farges à Lyon. Celle-ci visait à suspendre la décision implicite de rejet du maire de Lyon refusant de dresser des procès-verbaux pour non-respect du règlement sanitaire départemental, des règles de sécurité incendie et de la réglementation sur les enseignes par le restaurant Maxi Kebab. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le syndicat ne justifiant pas d'une situation nécessitant une intervention rapide du juge des référés, et qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2206329(TA69-2206329)
Recours en excès de pouvoir de M. A contre le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le Tribunal administratif de Lyon constate que le requérant n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA69-2402189(TA69-2402189)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de défaut de motivation de la décision. Il a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, ni ne méconnaissait l’intérêt supérieur de ses enfants, au regard des stipulations de l’article 6 de l’accord franco-algérien de 1968, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
N° TA69-2403407(TA69-2403407)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la restitution de points de permis de conduire suite à l’annulation d’amendes. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable, car les conclusions présentées ne relevaient pas du recours pour excès de pouvoir. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409747(TA69-2409747)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre à la préfète du Rhône d'instruire son dossier et de lui délivrer un titre de séjour provisoire. Le juge a constaté que le silence gardé pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 2 octobre 2023, avait fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de péril grave avéré, les mesures sollicitées se heurtent à l'existence de cette décision préalable, que le requérant peut contester par d'autres voies de droit. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA69-2406147(TA69-2406147)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que la décision initiale de suspension du 3 juin 2021, notifiée le 22 juin 2021 avec mention des voies et délais de recours, était devenue définitive faute de recours administratif préalable obligatoire exercé dans le délai de deux mois. La requête, dirigée contre une décision confirmative de cette décision définitive, a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA69-2406440(TA69-2406440)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Ardèche de lui accorder une remise gracieuse sur une dette de primes exceptionnelles de fin d'année de 308,72 euros. La requérante n'a pas fourni, malgré une demande de régularisation, d'argumentation ou de pièces suffisantes pour établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement insuffisamment motivée et rejetée par ordonnance.
N° TA69-2406555(TA69-2406555)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône du 7 mai 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la copie de la décision attaquée ni apposé sa signature, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative.
N° TA69-2409963(TA69-2409963)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme et M. D. Ces derniers demandaient d'enjoindre au recteur de l'académie de Lyon de mettre en place un accompagnement par un AESH pour leur fille handicapée, en raison d'une atteinte grave au droit à l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour les requérants de justifier de démarches auprès du rectorat et d'éléments suffisants démontrant une situation d'urgence particulière. La requête a été rejetée sans examen de l'atteinte à une liberté fondamentale.
N° TA69-2409938(TA69-2409938)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de la Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'avoir démontré avoir effectué des démarches infructueuses auprès de l'administration ou apporté des éléments suffisants sur sa situation. En conséquence, la demande a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.