Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2301284(TA69-2301284)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, ressortissant turc, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Rhône du 8 août 2022 rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse et leurs quatre enfants, en raison d’un logement inadapté. En cours d’instance, la préfète a fait droit à cette demande par une décision du 11 mai 2023. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2308591(TA69-2308591)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, un ressortissant arménien, qui contestait le refus du préfet de l'Ain d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, notamment en se référant à un précédent refus de titre de séjour du 8 juin 2022, et que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2406277(TA69-2406277)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait les courriers de la communauté de communes Montagne d'Ardèche lui imposant un diagnostic de son installation d'assainissement non collectif sous peine de pénalité. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés d'un sentiment de harcèlement et de l'absence de refus d'accès, étaient manifestement infondés ou insusceptibles de venir au soutien de sa demande. La solution retenue est un rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative. Les textes appliqués sont les articles L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales et L. 1331-1-1, L. 1331-8 et L. 1331-11 du code de la santé publique, qui encadrent les obligations des propriétaires en matière d'assainissement non collectif et les pouvoirs de contrôle du service public.
N° TA69-2409694(TA69-2409694)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante moldave, qui contestait la décision de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l’examen de sa demande d’asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que la procédure d’information et d’entretien individuel, menée en russe, était conforme aux articles 4 et 5 du règlement précité. Il a également jugé que la requérante n’établissait pas de risque de violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni d’erreur manifeste d’appréciation, et que la préfète n’avait pas méconnu l’article 17 du règlement en n’exerçant pas sa clause discrétionnaire. En conséquence, la demande d’annulation, d’injonction et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA69-2409301(TA69-2409301)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par une enseignante contestant la décision du recteur de l'académie de Lyon du 26 juillet 2024 prononçant sa révocation. La requérante invoquait l'urgence, liée à la privation de revenus et à l'atteinte à sa santé, ainsi que plusieurs moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure disciplinaire (composition de la commission, partialité, droit à communication du dossier), et le caractère disproportionné de la révocation au regard des faits reprochés. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'appréciation des conditions d'urgence et de doute sérieux, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des principes généraux de la fonction publique (notamment les articles L. 133-3 et L. 131-12 du code général de la fonction publique).
N° TA69-2305268(TA69-2305268)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de la préfète de l'Ain d’accorder le regroupement familial pour son fils mineur. La décision initiale du 26 janvier 2023 et le rejet du recours gracieux du 25 avril 2023 ont été examinés ensemble. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles 3 et 9 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
N° TA69-2409443(TA69-2409443)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 16 septembre 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. C, un ressortissant afghan demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant, en méconnaissance des articles L. 551-8 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement ces conditions matérielles d'accueil.
N° TA69-2208101(TA69-2208101)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante arménienne, contestant le refus implicite puis explicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a constaté que la décision explicite de refus du 28 février 2023 s'était substituée à la décision implicite. Il a jugé que, compte tenu de l'état de santé de la fille de Mme B nécessitant sa présence constante, et alors même que la préfète avait délivré une autorisation provisoire de séjour, le refus de titre de séjour méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de titre de séjour.
N° TA69-2409590(TA69-2409590)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction pour fixer un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, mais a maintenu sa demande de frais d’instance. Le juge des référés a donné acte du désistement pur et simple des conclusions à fin d’injonction et a rejeté le surplus des conclusions, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409667(TA69-2409667)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 16 septembre 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile pakistanais. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas justifié du caractère exceptionnel de cette mesure, comme l'exige l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il s'était estimé à tort lié par le seul fait que l'intéressé n'avait pas déféré à une convocation. La solution retenue est l'annulation de la décision, fondée sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du même code.
N° TA69-2305725(TA69-2305725)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 8ème chambre, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour et le refus d'abroger une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le tribunal estimant que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité.
N° TA69-2300762(TA69-2300762)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant bosnien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé inopérant le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation. Enfin, le tribunal a estimé que les moyens fondés sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas établis.
N° TA69-2303981(TA69-2303981)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, sapeur-pompier volontaire, qui contestait l'arrêté du 13 mars 2023 du SDIS de l'Ain résiliant son engagement pour inaptitude médicale définitive. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens de légalité externe, notamment l'incompétence du signataire et les vices de procédure allégués, en se fondant sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et de l'arrêté du 6 mai 2000. Il a également jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et a refusé d'ordonner une expertise médicale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.
N° TA69-2409625(TA69-2409625)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 12 septembre 2024 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d’être entendu. Il a jugé que la prolongation était légalement fondée sur l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que l’éloignement de M. A demeurait une perspective raisonnable malgré l’absence de document de voyage valide. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA69-2208445(TA69-2208445)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, agent territorial, qui demandait la prise en charge de ses consommations d'eau, d'électricité et de gaz pour son logement de fonction concédé pour nécessité absolue de service, ainsi qu'un abattement de 30 % sur l'avantage en nature correspondant. La commune de Villefranche-sur-Saône a régularisé l'abattement sur le bulletin de paie de novembre 2022, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur ce point. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande de prise en charge des charges locatives, estimant que les textes applicables (notamment l'article L.721-1 du code général de la fonction publique et le principe de parité avec la fonction publique d'État) n'autorisent pas une telle prestation supplémentaire. La solution retenue est donc le rejet des conclusions indemnitaires de M. B.
N° TA69-2406440(TA69-2406440)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Ardèche de lui accorder une remise gracieuse sur une dette de primes exceptionnelles de fin d'année de 308,72 euros. La requérante n'a pas fourni, malgré une demande de régularisation, d'argumentation ou de pièces suffisantes pour établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement insuffisamment motivée et rejetée par ordonnance.
N° TA69-2409938(TA69-2409938)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de la Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'avoir démontré avoir effectué des démarches infructueuses auprès de l'administration ou apporté des éléments suffisants sur sa situation. En conséquence, la demande a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2409963(TA69-2409963)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme et M. D. Ces derniers demandaient d'enjoindre au recteur de l'académie de Lyon de mettre en place un accompagnement par un AESH pour leur fille handicapée, en raison d'une atteinte grave au droit à l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour les requérants de justifier de démarches auprès du rectorat et d'éléments suffisants démontrant une situation d'urgence particulière. La requête a été rejetée sans examen de l'atteinte à une liberté fondamentale.
N° TA69-2311179(TA69-2311179)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait le refus de la préfète de l'Ain d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour raison de santé. Le tribunal a estimé que l'état de santé de M. B, invoqué pour justifier le dépassement du délai de trois mois prévu à l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas établi par les pièces du dossier. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la décision de la préfète a été jugée légale.
N° TA69-2403209(TA69-2403209)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B pour contester le refus de rendez-vous et de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour par la préfète du Rhône. Postérieurement à la requête, la préfète a accordé un rendez-vous et délivré un récépissé valable du 11 juin au 10 décembre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur ces demandes. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État est condamné à verser 800 euros à l’avocat de Mme B, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.