Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 966/1852
N° TA69-2305809(TA69-2305809)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant surinamien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale » pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, car M. A ne remplissait pas les conditions de délivrance du titre en raison de la menace à l'ordre public que constituent ses condamnations pénales. La décision s'appuie sur les articles L. 423-23 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2306029(TA69-2306029)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant guinéen. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de ce refus implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité suffit à prononcer l'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
N° TA69-2306363(TA69-2306363)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, qui contestait une amende administrative de 1 029 euros infligée par le président du conseil départemental de l'Ain pour absence de déclaration de ses revenus et de sa résidence en France. La décision a été signée par une autorité compétente disposant d’une délégation régulière. La procédure contradictoire prévue à l’article L. 114-17 du code de la sécurité sociale a été respectée, et l’avis de l’équipe pluridisciplinaire, prévu à l’article L. 262-52 du code de l’action sociale et des familles, a été rendu. Enfin, les faits établis de séjours prolongés hors de France et de revenus non déclarés constituent une omission délibérée justifiant l’amende.
N° TA69-2205843(TA69-2205843)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société DG immobile, qui contestait la décision de l'Établissement public foncier de l'Ouest Rhône-Alpes (EPORA) du 4 juillet 2022 exerçant le droit de préemption urbain sur des biens à Saint-Symphorien-d'Ozon. Le tribunal a jugé que la délégation du droit de préemption de la commune à l'EPORA était régulière et que la décision était suffisamment motivée par un projet de développement économique. Il a également estimé que les moyens tirés de l'incompétence, de l'erreur de fait et de la méconnaissance des textes n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les articles L. 213-3 du code de l'urbanisme et L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales.
N° TA69-2306405(TA69-2306405)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C, ressortissant comorien, contre la décision implicite de rejet du préfet du Rhône sur sa demande de titre de séjour. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que, faute pour l'administration d'avoir communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, cette décision était entachée d'illégalité. En conséquence, la décision implicite de rejet a été annulée.
N° TA69-2306980(TA69-2306980)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par Mme B contre le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour, annule cette décision. Le tribunal constate que l'administration n'a pas communiqué les motifs de son refus implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de communication rend la décision illégale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2307039(TA69-2307039)
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur le recours de Mme C contestant le refus implicite de remise de dettes de prime d'activité (1 293,81 €) et de revenu de solidarité active (RSA) (590 €). En cours d'instance, une remise totale de la dette de RSA a été accordée, conduisant le tribunal à prononcer un non-lieu à statuer sur ce point. Pour la prime d'activité, le tribunal a jugé que la réduction de 75 % (970,36 €) déjà accordée par la caisse d'allocations familiales était suffisante au regard de la situation de la requérante, et a rejeté le surplus de ses conclusions. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale pour la prime d'activité et sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles pour le RSA.
N° TA69-2307067(TA69-2307067)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D contestant le refus de la CPAM du Rhône de l’admettre à l’aide médicale de l’État. La requérante soutenait que ses ressources ne dépassaient pas le plafond pour un foyer de deux personnes, sa fille étant à sa charge. Le tribunal a jugé que la fille de Mme D, bien que rattachée à son foyer fiscal, ne pouvait être considérée comme étant à sa charge réelle et continue au sens des articles L. 861-1 et R. 861-2 du code de la sécurité sociale, car elle percevait des revenus en tant qu’apprentie. En l’absence de preuve que les ressources totales du foyer, incluant ces revenus, étaient inférieures au plafond applicable, la demande a été rejetée.
N° TA69-2307162(TA69-2307162)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de la métropole de Lyon de lui ouvrir des droits au revenu de solidarité active (RSA). La solution retenue est fondée sur l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, qui exige une résidence régulière de cinq ans avec un titre de séjour autorisant à travailler. Le tribunal a constaté que Mme A ne justifiait pas d'une détention continue de titres de séjour sur les cinq années précédant sa demande, et n'établissait pas que les interruptions étaient imputables à l'administration. Par conséquent, la demande d'annulation, d'injonction de versement et de frais de justice a été rejetée.
N° TA69-2307220(TA69-2307220)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 2ème chambre, a annulé la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant kosovar. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, la préfète n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
N° TA69-2307251(TA69-2307251)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 25 juin 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Rhône a réclamé à M. A un indu de prime exceptionnelle de fin d'année (152,45 €). La décision est annulée pour défaut de motivation en droit et absence de signature, en violation des articles L. 211-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Cette annulation n'implique pas nécessairement la décharge de l'obligation de payer, laissant à la CAF la possibilité de régulariser. Les conclusions accessoires de M. A sont rejetées.
N° TA69-2409281(TA69-2409281)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C A, ressortissant comorien. La condition d'urgence a été présumée satisfaite, le refus de renouvellement ayant entraîné la suspension de son contrat de travail. Par ailleurs, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 426-17 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été jugés de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. C A dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé dans l'attente.
N° TA69-2409275(TA69-2409275)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi en référé par la SAS Barrage de Sarny pour demander la suspension de l'arrêté préfectoral du 9 août 2024 autorisant l'ouverture expérimentale de la vanne de fond du barrage des Collanges. La société invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'insuffisance du dossier de déclaration et de la méconnaissance du principe de gestion équilibrée de la ressource en eau. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'intérêt public de l'opération et de l'absence de préjudice grave et immédiat démontré. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409107(TA69-2409107)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du 4 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté les moyens tirés de vices de procédure (absence de traduction en peul, défaut d'assistance d'un interprète) et de la méconnaissance de l'article 17 du règlement n° 604/2013, estimant que la requérante n'établissait pas sa vulnérabilité particulière. La solution s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2206502(TA69-2206502)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Ecully 18 d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis du fait de l’absence de procédure contradictoire préalable à une mise en demeure du 17 juin 2020 et de mesures d’exécution irrégulières, décisions annulées par un jugement définitif du 24 mars 2022. Le tribunal a reconnu que l’illégalité fautive de ces décisions engageait la responsabilité de la commune de Villeurbanne, sur le fondement de l’article L. 481-1 du code de l’urbanisme. La solution retenue est la condamnation de la commune à réparer les préjudices directs et certains de la société, après évaluation des différents chefs de préjudice invoqués.
N° TA69-2406644(TA69-2406644)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait au juge d’examiner sa situation pour lui permettre de bénéficier d’un traitement médical en France. Le tribunal a rappelé qu’il n’a pas compétence pour adresser des injonctions à l’administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, notamment l’article L. 911-1. La demande ne relevant d’aucune disposition législative particulière, elle a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2309318(TA69-2309318)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône du 12 octobre 2023. Cette décision avait partiellement accordé une remise de dette de revenu de solidarité active (RSA) en réduisant un indu de 3 650,11 euros à 815,98 euros, soit une remise de 75 %. Mme A demandait une remise totale en invoquant sa situation personnelle et financière. Le tribunal a jugé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que la précarité de la requérante ne justifiait pas une remise supplémentaire, malgré sa bonne foi non contestée.
N° TA69-2407645(TA69-2407645)
Contestation d'une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) relative à l'orientation d'un enfant vers une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS). Le Tribunal administratif de Lyon se déclare incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 241-9 et L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles. La requête est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA69-2405316(TA69-2405316)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative d'une demande d'exécution de son jugement du 25 mai 2023, a constaté que la préfète du Rhône avait délivré le titre de séjour sollicité par M. A. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte, l'exécution étant acquise. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2408836(TA69-2408836)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un litige l’opposant à la société Feu Vert SAS concernant l’exécution d’un contrat d’entretien automobile. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. Il a jugé que ce litige, relatif à un contrat de droit privé, relève de la compétence des juridictions judiciaires.