Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2409303(TA69-2409303)
**Référé suspension – Refus implicite de renouvellement de titre de séjour – Tribunal administratif de Lyon** Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant marocain. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA69-2409241(TA69-2409241)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS boucherie Beauvisage visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 20 août 2024 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour deux mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat distinct des difficultés financières qu'elle connaissait déjà avant la décision. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'absence d'intentionnalité de la dissimulation de salarié ou le caractère disproportionné de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté pris en application du code du travail.
N° TA69-2204471(TA69-2204471)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. B contestant la demande de pièces complémentaires du maire du Perréon et la décision tacite d’opposition à sa déclaration préalable de travaux. Le tribunal a jugé que la demande de pièces complémentaires était légale et ne faisait pas grief, et que la décision tacite d’opposition était née à l’expiration du délai d’instruction. Il a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B, estimant que le projet, portant la surface de plancher à plus de 138 m², relevait du permis de construire et non de la déclaration préalable, et que la demande de pièces était fondée sur les articles R. 423-1 et suivants du code de l’urbanisme.
N° TA69-2207565(TA69-2207565)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la SA Investissement contre l’opposition du maire de Gleizé à sa déclaration préalable pour la création de 12 logements et 35 places de stationnement. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l’atteinte à la sécurité publique, fondé sur l’insuffisance du débit du point d’eau incendie à proximité d’un massif boisé, était justifié au regard de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme. Il a estimé que ce risque ne pouvait être levé par des prescriptions simples sans modification substantielle du projet. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA69-2305340(TA69-2305340)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant algérien. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de ce refus implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité suffit à justifier l'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2306188(TA69-2306188)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de Mme C contre des décisions de la caisse d'allocations familiales du Rhône et de la métropole de Lyon relatives à des indus d'aide personnelle au logement et de revenu de solidarité active. Pour l'indu d'aide au logement de décembre 2021, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer, la caisse ayant régularisé la situation. Pour le surplus, la requête a été rejetée comme tardive. Concernant l'indu de revenu de solidarité active, le tribunal a également prononcé un non-lieu à statuer, la métropole de Lyon ayant accordé une remise de dette en cours d'instance. Les décisions s'appuient sur les codes de l'action sociale et des familles, de la construction et de l'habitation, et des relations entre le public et l'administration.
N° TA69-2306721(TA69-2306721)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A épouse D contestant des indus de revenu de solidarité active (6 189,51 €), d'aide personnalisée au logement (6 894,87 €) et de prime exceptionnelle de fin d'année (548,82 €). La requérante invoquait des vices de procédure (absence de contradictoire, défaut d'agrément de l'agent, non-respect de la prescription biennale) et contestait le bien-fondé des indus liés à ses absences du territoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient inopérants ou non fondés, notamment en considérant que la prescription biennale n'avait pas été "levée" mais appliquée, et que les conditions de résidence pour bénéficier du RSA et de l'APL n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les codes de l'action sociale et des familles, de la construction et de l'habitation, et de la sécurité sociale.
N° TA69-2307915(TA69-2307915)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le permis de construire délivré le 19 avril 2023 par le maire de Caluire-et-Cuire à la société FB Promotion. La décision retient que le projet, qui crée quatre logements sans prévoir de logements aidés, méconnaît les dispositions du PLU-H de la métropole de Lyon relatives à la mixité sociale, applicables aux opérations de plus de quatre logements sur constructions existantes. Le tribunal applique les articles L. 151-15 du code de l'urbanisme et l'annexe C.3.1 du PLU-H.
N° TA69-2305460(TA69-2305460)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A contestant un indu de prime d'activité de 380,02 euros pour la période de janvier à février 2016. La décision de la commission de recours amiable du 25 août 2022 est jugée régulière, notamment car elle est signée et que la procédure de convocation est démontrée. Le tribunal écarte la prescription biennale en raison de fausses déclarations commises par la requérante, ce qui justifie l'application de la prescription quinquennale prévue à l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'indu et la validité de son recouvrement par la caisse d'allocations familiales.
N° TA69-2306611(TA69-2306611)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté l'opposition de M. A à une contrainte émise par la CAF du Rhône pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 1 725,31 euros. Le juge a considéré que M. A, lié par un pacte civil de solidarité depuis juillet 2019, formait un foyer avec sa partenaire, et que les revenus de celle-ci devaient être pris en compte pour le calcul de la prestation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 842-3, R. 843-1 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui imposent la déclaration des ressources du foyer et la prise en compte du partenaire de Pacs.
N° TA69-2306575(TA69-2306575)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la CPAM du Rhône de l’admettre à l’aide médicale de l’État (AME) et à la protection universelle maladie (Puma). Concernant la Puma, le tribunal s’est déclaré incompétent, renvoyant ce litige à l’ordre judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Sur l’AME, le tribunal a jugé que les ressources du requérant, supérieures au plafond légal fixé par l’article L. 251-1 du code de l’action sociale et des familles, ne lui ouvraient pas droit à cette aide, et a rejeté ses conclusions.
N° TA69-2408761(TA69-2408761)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de modifier l'adresse électronique du compte ANEF de M. B, afin de lui permettre d'accéder à son dossier de demande de duplicata de carte de résident. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'impossibilité d'accéder au site ANEF, due à la perte des identifiants, bloquait toute démarche administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
N° TA69-2307865(TA69-2307865)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A, ressortissante comorienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a finalement délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale ». Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 200 euros à l’avocat de Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
N° TA69-2409370(TA69-2409370)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône ayant fixé un rendez-vous, M. B s’est désisté de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, admis provisoirement M. B à l’aide juridictionnelle, mais rejeté sa demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA69-2303889(TA69-2303889)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de Mme B. La requérante, ressortissante congolaise, avait sollicité la communication des motifs de ce refus, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, sans obtenir de réponse dans le délai légal d'un mois. Cette absence de motivation rend la décision illégale. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois, sans se prononcer sur les autres moyens invoqués.
N° TA69-2409110(TA69-2409110)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise psychologique présentée par M. A sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le requérant souhaitait évaluer les préjudices résultant d’une erreur commise par la caisse d’allocations familiales du Rhône et la métropole de Lyon. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, faute pour M. A d’établir un lien de causalité manifeste entre le préjudice allégué et la faute invoquée, et en l’absence de précision sur un litige principal auquel l’expertise pourrait se rattacher.
N° TA69-2403122(TA69-2403122)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2302187 du 17 juillet 2023, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas procédé au réexamen de la situation de M. C, pourtant enjoint par cette décision. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète, à défaut d’exécution dans un délai d’un mois suivant la notification du présent jugement. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter l’autorité de la chose jugée.
N° TA69-2406412(TA69-2406412)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du 27 mai 2024 de la préfète de l'Ain refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée en droit. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris sa demande d'aide juridictionnelle provisoire, faute d'urgence. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA69-2404689(TA69-2404689)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de renouveler son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, le juge estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA69-2409188(TA69-2409188)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer Mme B, ressortissante albanaise, à un rendez-vous sous quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de l'expiration prochaine de son titre et de son projet de formation en alternance. La solution retenue ordonne une mesure utile sans faire obstacle à une décision administrative, sans astreinte, et condamne l'État à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.