Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2301378(TA69-2301378)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée par le préfet du Rhône à Mme C, ressortissante turque et mère de deux enfants français. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante remplissant les conditions pour obtenir une carte de séjour « vie privée et familiale » en tant que parent d'enfant français. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État les frais d'avocat au titre de l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2208063(TA69-2208063)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Nisagul, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2017 et 2018. La société invoquait notamment un vice de procédure lié à l'absence d'information sur un droit de communication exercé auprès de son fournisseur, la SARL Kusadasi. Le tribunal a jugé que l'administration n'était pas tenue d'informer le contribuable de ce droit de communication, car les informations obtenues n'avaient pas été utilisées pour fonder les rectifications, conformément à l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales. La demande de décharge a donc été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2301327(TA69-2301327)

Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l'État à indemniser Mme A pour le préjudice subi suite à l'illégalité de la décision du préfet du Rhône du 11 juin 2019 lui refusant un titre de séjour, annulée par un jugement définitif du 11 février 2020. La juridiction a reconnu une faute de l'administration, engageant sa responsabilité, et a accordé 7 613 euros pour le préjudice économique et 1 000 euros pour le préjudice moral, en application des principes de responsabilité pour faute et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2207527(TA69-2207527)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet du Rhône du 5 avril 2022 classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le requérant soutenait avoir fourni l’ensemble des pièces demandées, y compris les compléments sollicités. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que le préfet avait légalement mis en demeure M. C de produire des pièces justificatives, notamment un justificatif de niveau de langue conforme à l’article 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, et que l’intéressé n’avait pas déféré à cette demande dans le délai imparti. La solution retenue est fondée sur les articles 21-24 du code civil et 37, 37-1 et 40 du décret précité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2207500(TA69-2207500)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B, déposée le 5 décembre 2018. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de quatre mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409734(TA69-2409734)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 26 septembre 2024 de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour 18 mois. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité des décisions prises sur le fondement des articles L. 612-2, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409634(TA69-2409634)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant les décisions du préfet de la Savoie du 24 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également considéré que la décision de refus de délai de départ volontaire était justifiée au regard de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée. La requête a été rejetée dans son ensemble.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2402047(TA69-2402047)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation pour obtenir l'exécution de la décision de la commission de médiation du Rhône du 30 mai 2023 le reconnaissant prioritaire pour un logement de type 4. Constatant qu'aucune offre de relogement ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement avant le 1er novembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2409857(TA69-2409857)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise concernant un immeuble situé 7 rue de la Platière à Lyon, présentant un danger pour la sécurité publique en raison de la rupture d'un plancher. La juridiction a désigné un expert avec pour mission d'examiner le bâtiment et les constructions mitoyennes, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures provisoires de sécurité. La solution retenue fait droit à la demande de la Métropole, en application des articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code précité, ainsi que des dispositions du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA69-2402316(TA69-2402316)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours contre le refus de la caisse primaire d’assurance maladie de l’Ardèche de lui accorder l’aide médicale de l’État. En cours d’instance, l’administration a finalement accordé cette aide à compter du 26 avril 2024. Par une ordonnance du 1er octobre 2024, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction. Il a également rejeté la demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2409540(TA69-2409540)

Désistement d'une requête en référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) devant le tribunal administratif de Lyon. La requérante demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction sous astreinte. Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, constatant que rien ne s'oppose à cette demande. L'affaire est close sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2402614(TA69-2402614)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait le remboursement de sommes retenues sur son revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser, ni le requérant ni son avocat n’ont produit d’écritures complémentaires. La décision a été prise par ordonnance, sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409533(TA69-2409533)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, un ressortissant mongol, qui contestait son transfert aux autorités allemandes (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d'attaches familiales suffisantes en France et que son séjour antérieur y était trop bref pour invoquer une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou la clause discrétionnaire du règlement Dublin III (UE n° 604/2013). La décision de remise et l'assignation à résidence ont donc été validées.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2402680(TA69-2402680)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société TotalEnergies Electricité et Gaz de France, qui contestait un titre exécutoire émis par le Collège Chartreuse de Portes pour un montant de 19 200 euros. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 18 mars 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification du titre exécutoire le 31 mars 2023. La notification mentionnait les voies et délais de recours conformément à l'article R. 421-5 du code de justice administrative, rendant le délai opposable. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2402919(TA69-2402919)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société TotalEnergies Electricité et Gaz de France, qui contestait des titres exécutoires émis par le Lycée professionnel Magenta pour un montant total de 21 700 euros. La juridiction a constaté que la requête, enregistrée le 22 mars 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification des titres exécutoires, intervenue les 29 mars et 9 mai 2023. Les mentions portées sur ces décisions étaient conformes à l'article R. 421-5 du code de justice administrative, rendant le délai opposable. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409692(TA69-2409692)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant roumain, contestant un arrêté préfectoral du 25 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant de circuler en France pour 18 mois. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le comportement de M. B, impliqué dans l'achat de stupéfiants, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, justifiant la mesure sur le fondement des articles L. 251-1 et L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que l'interdiction de circulation ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la libre circulation au sein de l'Union européenne, garanti par l'article 45 de la Charte des droits fondamentaux, ni à son droit au respect de sa vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409480(TA69-2409480)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait la prolongation d’un an de son interdiction de retour sur le territoire français (IRT) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la préfète de l’Ain n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en prolongeant l’IRT, compte tenu de l’absence de liens familiaux démontrés et du non-respect du délai de départ volontaire. Il a également écarté le moyen d’incompétence soulevé contre l’arrêté d’assignation à résidence, la délégation de signature étant régulière. La solution s’appuie sur les articles L. 612-8, L. 612-10 et L. 612-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2409448(TA69-2409448)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante roumaine, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aube du 12 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant de circuler en France pour deux ans. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue valide la mesure d'éloignement en application des articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs aux citoyens de l'Union européenne.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409345(TA69-2409345)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. C, ressortissant angolais, par la préfète du Rhône. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité de l'acte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2301611(TA69-2301611)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule le refus du préfet du Rhône de délivrer une carte de résident longue durée-UE à Mme B, ressortissante kosovare. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que les ressources de la requérante n'étaient pas stables et suffisantes, alors que les justificatifs produits (bulletins de paie et indemnités journalières) démontraient des revenus au moins égaux au SMIC sur la période litigieuse. La décision est fondée sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois.

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