Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2302182(TA69-2302182)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. A B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2017 et 2018, issues d’un contrôle de la société Nisagul. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure (article L. 76 du LPF), un non-respect de l'article 117 du CGI, et contestait la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant la procédure régulière et la méthode de reconstitution fondée. En conséquence, il a prononcé le rejet des requêtes de M. B.
N° TA69-2306799(TA69-2306799)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Plaisir Gourmand Gerland, qui contestait des titres de perception émis pour récupérer un trop-perçu d’aides du fonds de solidarité Covid-19 (15 500 euros). Le tribunal a jugé que les titres de perception étaient suffisamment motivés, car ils mentionnaient les textes applicables (ordonnance n° 2020-317 et décret n° 2020-371) et renvoyaient à un courrier détaillant les bases de calcul et les motifs de l’indu. Il a également estimé que la société n’établissait pas son droit aux aides perçues. La solution est fondée sur l’article 24 du décret n° 2012-1246 et les dispositions relatives au fonds de solidarité.
N° TA69-2300624(TA69-2300624)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité. Le tribunal a appliqué l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, estimant que les faits de recel et de vol commis en 2019, bien que partiellement contestés, étaient établis et contraires à l'honneur et à la probité. Leur caractère récent et leur nature les rendaient incompatibles avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité, justifiant ainsi le refus du CNAPS.
N° TA69-2300236(TA69-2300236)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant arménien, contestant le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a constaté que la préfète avait finalement accordé le titre de séjour sollicité le 23 mai 2023, rendant sans objet les conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a rejeté la demande de M. B, estimant qu'il n'établissait pas la réalité des préjudices allégués, notamment le préjudice lié à l'absence d'autorisation de travail durant l'instruction de sa demande. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2300638(TA69-2300638)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. et Mme F, ressortissants tunisiens, contestant les décisions du 24 mai 2024 par lesquelles la préfète du Rhône a refusé de leur délivrer un titre de séjour. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a joint les deux requêtes et a annulé les décisions attaquées, enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" à chaque requérant, et mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA69-2300520(TA69-2300520)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, pêcheur professionnel, qui demandait l'annulation de la décision du 20 décembre 2022 par laquelle la préfète de l'Ardèche avait refusé de lui louer des lots de pêche sur le Rhône. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément à l'article R. 435-19 du code de l'environnement. Il a également estimé que le refus était fondé sur la tardiveté et l'incomplétude de la demande, laquelle ne permettait pas de vérifier la capacité du requérant à exploiter les lots, ses garanties financières et sa probité. En conséquence, les moyens tirés du défaut de motivation et des erreurs de fait ou de droit ont été écartés.
N° TA69-2207091(TA69-2207091)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer le récépissé prévu à l'article 21-25-1 du code civil suite à sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le requérant n'avait pas démontré avoir remis un dossier complet, condition nécessaire pour que l'administration soit tenue de délivrer immédiatement un récépissé. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées, de même que les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité de ce refus et sur un prétendu délai déraisonnable d'instruction.
N° TA69-2206535(TA69-2206535)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. G, détenu, qui contestait la sanction de dix jours de cellule disciplinaire infligée par la commission de discipline de la maison d'arrêt de Lyon-Corbas, confirmée par le directeur interrégional des services pénitentiaires. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée et légalement fondée sur le code pénitentiaire. Il a également jugé que la procédure disciplinaire, notamment au regard de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était pas irrégulière, les sanctions disciplinaires n'étant pas considérées comme des accusations pénales. Enfin, le tribunal a considéré que les fautes reprochées étaient établies et que la sanction n'était pas entachée d'erreur d'appréciation.
N° TA69-2404547(TA69-2404547)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 8 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, et n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 7 ter de l'accord franco-algérien, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ou de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA69-2409337(TA69-2409337)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B A qui demandait l’annulation de la décision de la préfète du Rhône du 10 septembre 2022 l’assignant à résidence pour quarante-cinq jours. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 17 septembre 2024, était tardive car introduite au-delà du délai de recours de sept jours prévu par les articles L. 732-8 et L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La notification de la décision d’assignation, effectuée le 10 septembre 2024, mentionnait pourtant les voies et délais de recours. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 922-17 du même code.
N° TA69-2409559(TA69-2409559)
Le Tribunal administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant les décisions du 20 septembre 2024 par lesquelles la préfète de l’Ain lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination, a prononcé une interdiction de retour de deux ans et l’a assigné à résidence. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d’être entendu, de l’irrégularité de la procédure au regard de l’article R. 40-29 du code de procédure pénale, et de l’atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions attaquées, fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2302424(TA69-2302424)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de Mme B, infirmière libérale, qui sollicitait la décharge de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2022 au titre de son activité en zone franche urbaine (ZFU) de Lyon La Duchère. La requérante invoquait l'article 44 octies A du code général des impôts, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant car ce texte concerne l'exonération d'impôt sur le revenu ou sur les sociétés, et non la CFE. Le tribunal a ensuite examiné le régime d'exonération de CFE prévu à l'article 1466 A I sexies du même code, applicable aux créations ou extensions d'activités entre 2006 et 2014 dans les ZFU. Constatant que l'activité de Mme B avait débuté après cette période, le tribunal a conclu qu'elle ne pouvait bénéficier de cette exonération et a rejeté sa requête.
N° TA69-2305758(TA69-2305758)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société civile immobilière FM, qui demandait l’annulation de neuf titres de perception émis pour récupérer un trop-perçu d’aides du fonds de solidarité lié à la crise sanitaire (Covid-19). Le tribunal a considéré que la perte de chiffre d’affaires invoquée par la société résultait de sa propre volonté, celle-ci ayant renoncé à percevoir les loyers de sa locataire pour bénéficier des subventions. La solution retenue s’appuie sur l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, qui conditionnent l’aide à une perte de chiffre d’affaires indépendante de la volonté du demandeur.
N° TA69-2302756(TA69-2302756)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A épouse C, ressortissante bosnienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'invitation à quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône le 22 avril 2024. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'invitation à quitter le territoire, celle-ci n'étant pas une décision faisant grief. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que la préfète n'avait pas méconnu les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA69-2302339(TA69-2302339)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus de la préfète de la Loire de lui délivrer une carte de résident "résident de longue durée-UE". Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, l'insuffisance de motivation et l'erreur de droit. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète n'avait pas à saisir la commission, car elle n'avait statué que sur la demande de carte de résident et non sur la demande subsidiaire d'admission exceptionnelle au séjour. La requête a donc été rejetée.
N° TA69-2302183(TA69-2302183)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 6ème chambre, a examiné les requêtes de M. A B contestant les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2017 et 2018, issues d’un contrôle de sa société de restauration rapide. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales, un non-respect de l'article 117 du code général des impôts, et contestait la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions supplémentaires et des majorations. Les requêtes ont été rejetées, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA69-2406036(TA69-2406036)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Ardèche. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que M. B n'établissait pas avoir sollicité un titre de séjour pour raisons de santé, rendant inopérant le moyen tiré de l'absence de saisine du collège des médecins de l'OFII. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2302096(TA69-2302096)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme E D, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale » en tant que parent d’enfant français. La juridiction a estimé que la décision du préfet du Rhône du 15 juin 2022 était suffisamment motivée et n’a pas retenu les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante, incluant les demandes d’injonction et de frais de justice.
N° TA69-2409317(TA69-2409317)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant guinéen, d'une demande de suspension de la décision du 5 août 2024 par laquelle la préfète de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment l'urgence liée à la poursuite de sa scolarité et de son contrat d'apprentissage, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'une insuffisance de motivation et d'une méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu des conséquences immédiates de la décision sur la situation du jeune majeur vulnérable. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance se fonde sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2405563(TA69-2405563)
**Sujet principal :** Demande d’expertise médicale relative aux conditions de prise en charge d’un patient à l’hôpital Pierre Wertheimer (Lyon) à la suite d’une herniectomie et d’une arthrodèse, en lien avec une infection nosocomiale et un repositionnement de vis. **Juridiction :** Tribunal administratif de Lyon (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande d’expertise, la jugeant utile, et désigne un collège d’experts (neurochirurgien et infectiologue) pour éclairer les responsabilités éventuelles. Il rejette les demandes de « donner acte » des réserves ou intentions des parties. **Textes appliqués :** Articles R. 532-1 et R. 621-2 du code de justice administrative.