Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2301327(TA69-2301327)
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l'État à indemniser Mme A pour le préjudice subi suite à l'illégalité de la décision du préfet du Rhône du 11 juin 2019 lui refusant un titre de séjour, annulée par un jugement définitif du 11 février 2020. La juridiction a reconnu une faute de l'administration, engageant sa responsabilité, et a accordé 7 613 euros pour le préjudice économique et 1 000 euros pour le préjudice moral, en application des principes de responsabilité pour faute et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2402614(TA69-2402614)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait le remboursement de sommes retenues sur son revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser, ni le requérant ni son avocat n’ont produit d’écritures complémentaires. La décision a été prise par ordonnance, sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2404574(TA69-2404574)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 10 avril 2024 de la préfète de l'Ain refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le requérant n'établissait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir le titre sollicité. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées.
N° TA69-2409540(TA69-2409540)
Désistement d'une requête en référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) devant le tribunal administratif de Lyon. La requérante demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction sous astreinte. Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, constatant que rien ne s'oppose à cette demande. L'affaire est close sans examen au fond.
N° TA69-2206458(TA69-2206458)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer le récépissé prévu à l'article 21-25-1 du code civil suite à sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la demande de délivrance du récépissé était devenue sans objet, car l'administration avait finalement délivré le document en cours d'instance. Par conséquent, les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité de ce refus ont également été rejetées, faute de préjudice direct et certain établi.
N° TA69-2403702(TA69-2403702)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de M. A, ressortissant sierra-léonais, contestant l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi prises par la préfète du Rhône le 3 avril 2024. Le tribunal a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a annulé les décisions attaquées en retenant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit l'éloignement des mineurs. Pour ce faire, le tribunal s'est fondé sur les éléments établissant la minorité de M. A, notamment un rapport d'évaluation du conseil départemental et une ordonnance de tutelle, et a écarté les documents produits par la préfecture comme insuffisants à remettre en cause cette minorité.
N° TA69-2403669(TA69-2403669)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 6ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme H, ressortissante arménienne, contre le refus implicite puis l'arrêté du 18 mars 2024 de la préfète du Rhône lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA69-2402316(TA69-2402316)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours contre le refus de la caisse primaire d’assurance maladie de l’Ardèche de lui accorder l’aide médicale de l’État. En cours d’instance, l’administration a finalement accordé cette aide à compter du 26 avril 2024. Par une ordonnance du 1er octobre 2024, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction. Il a également rejeté la demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA69-2409857(TA69-2409857)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise concernant un immeuble situé 7 rue de la Platière à Lyon, présentant un danger pour la sécurité publique en raison de la rupture d'un plancher. La juridiction a désigné un expert avec pour mission d'examiner le bâtiment et les constructions mitoyennes, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures provisoires de sécurité. La solution retenue fait droit à la demande de la Métropole, en application des articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code précité, ainsi que des dispositions du code de justice administrative.
N° TA69-2207527(TA69-2207527)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet du Rhône du 5 avril 2022 classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le requérant soutenait avoir fourni l’ensemble des pièces demandées, y compris les compléments sollicités. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que le préfet avait légalement mis en demeure M. C de produire des pièces justificatives, notamment un justificatif de niveau de langue conforme à l’article 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, et que l’intéressé n’avait pas déféré à cette demande dans le délai imparti. La solution retenue est fondée sur les articles 21-24 du code civil et 37, 37-1 et 40 du décret précité.
N° TA69-2409734(TA69-2409734)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 26 septembre 2024 de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour 18 mois. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité des décisions prises sur le fondement des articles L. 612-2, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2204807(TA69-2204807)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la condamnation du centre hospitalier Le Vinatier pour avoir suspendu l'assistante familiale thérapeutique de leur fils autiste. Les requérants invoquaient une faute fondée sur l'article L. 246-1 du code de l'action sociale et des familles et une méconnaissance des obligations contractuelles. Le tribunal a jugé que la suspension de l'assistante, motivée par le non-respect de l'obligation vaccinale prévue par la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, était légale et ne constituait pas une faute. En conséquence, la responsabilité du centre hospitalier n'a pas été engagée et les demandes d'indemnisation pour préjudice moral ont été rejetées.
N° TA69-2207500(TA69-2207500)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B, déposée le 5 décembre 2018. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de quatre mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours, sans astreinte.
N° TA69-2403652(TA69-2403652)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation. S'appuyant sur l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, le tribunal a jugé que le refus était justifié par l'absence de progression et de sérieux dans les études, M. A n'ayant validé aucune année universitaire après trois ans d'inscriptions. Les moyens tirés d'une atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et d'une erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
N° TA69-2203548(TA69-2203548)
Le Tribunal Administratif de Lyon était saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de retrait total de la prime "MaPrimeRénov'" accordée pour l'installation d'une chaudière biomasse. La juridiction a relevé d'office que la décision initiale du 20 décembre 2021 et la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire s'étaient substituées à la décision expresse du 1er mars 2023 statuant sur ce recours. En application de l'article L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration et du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, le tribunal a jugé que les conclusions des requérants devaient être regardées comme uniquement dirigées contre cette dernière décision, seule susceptible d'être déférée au juge.
N° TA69-2203141(TA69-2203141)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C, qui contestait la décision du préfet du Rhône du 5 avril 2022 classant sans suite sa demande de naturalisation. La requérante soutenait que son dossier était complet, notamment en raison d'une exemption de production d'un test de langue française liée à son âge. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les dispositions du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et de l'arrêté du 12 mars 2020 imposent la production d'un diplôme ou d'une attestation justifiant d'un niveau de français B1, sans prévoir d'exemption pour motif d'âge. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA69-2404513(TA69-2404513)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé par Mme B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constate que l'injonction de relogement prononcée le 14 février 2024 n'a pas été exécutée par la préfète du Rhône. Pour assurer l'exécution de cette décision, le tribunal assortit l'injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2024. Cette astreinte sera versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement jusqu'à sa liquidation définitive.
N° TA69-2209643(TA69-2209643)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, représentante légale de son enfant mineur, qui contestait le refus du préfet de la Loire de délivrer une carte nationale d'identité et un passeport. La requérante soutenait notamment que la décision était entachée d'une erreur d'appréciation, la fraude n'étant pas établie. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a ensuite jugé qu'il appartenait à l'administration de vérifier la réalité du lien de filiation, et que le préfet avait pu légalement refuser la délivrance des titres sur le fondement des articles 18 et 29 du code civil et des décrets n°55-1397 et n°2005-1726.
N° TA69-2403292(TA69-2403292)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une demande d’exécution d’une précédente décision enjoignant la préfète du Rhône de lui fournir un hébergement adapté sous astreinte. M. B s’est désisté de sa requête après avoir obtenu un logement social autonome. Par ordonnance du 1er octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409071(TA69-2409071)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir une injonction de fixer un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. La préfète du Rhône ayant convoqué l'intéressé le 19 novembre 2024, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, devenue sans objet. En revanche, il a rejeté la demande de délivrance d'un récépissé, estimant qu'elle était prématurée, ainsi que les conclusions relatives aux frais d'instance. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.