Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2409691(TA69-2409691)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A épouse D. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à l'administration d'affecter une aide humaine individuelle (AESH) à son fils, conformément à une décision de la CDAPH. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'établir que l'administration avait été informée de cette décision ou qu'un défaut de mise en place exposait l'enfant à un risque avéré pour sa scolarité.
N° TA69-2409758(TA69-2409758)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, ressortissant mongol, contestant les décisions de la préfète de l'Ain du 27 septembre 2024 portant retrait de sa carte de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de sept ans et fixation du pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en retenant que les violences conjugales commises par l'intéressé constituaient une menace grave à l'ordre public justifiant les mesures d'éloignement. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales précitées.
N° TA69-2409370(TA69-2409370)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône ayant fixé un rendez-vous, M. B s’est désisté de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, admis provisoirement M. B à l’aide juridictionnelle, mais rejeté sa demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA69-2409110(TA69-2409110)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise psychologique présentée par M. A sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le requérant souhaitait évaluer les préjudices résultant d’une erreur commise par la caisse d’allocations familiales du Rhône et la métropole de Lyon. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, faute pour M. A d’établir un lien de causalité manifeste entre le préjudice allégué et la faute invoquée, et en l’absence de précision sur un litige principal auquel l’expertise pourrait se rattacher.
N° TA69-2405150(TA69-2405150)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en référé provision, par laquelle elle demandait la condamnation de l’État à lui verser 12 000 euros pour des fautes commises par le centre hospitalier Georges Claudinon dans la gestion de sa carrière. Aucune condamnation n’a été prononcée à l’encontre du centre hospitalier, et les conclusions de ce dernier tendant à l’application des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. La décision se fonde sur le désistement, sans application de textes de fond relatifs à la responsabilité administrative.
N° TA69-2303297(TA69-2303297)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre des décisions de retrait de points de son permis de conduire. Par un mémoire du 1er octobre 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte substantiel n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur un désistement.
N° TA69-2409740(TA69-2409740)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B visant à suspendre la décision du 18 septembre 2024 du CROUS de Lyon lui ordonnant de libérer son logement. La requête est jugée irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'une requête distincte en annulation contre cette même décision, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, aucun moyen sérieux n'est soulevé pour remettre en cause la légalité de la décision contestée.
N° TA69-2405185(TA69-2405185)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône le 4 avril 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la préfète avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. Il a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni des autres textes invoqués (articles L. 422-1, L. 423-23, L. 435-1 du CESEDA et article 8 de la CEDH). En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination ont été maintenues.
N° TA69-2409736(TA69-2409736)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. E, ressortissant hongrois, contestant les décisions du 26 septembre 2024 par lesquelles la préfète du Rhône l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de circuler en France pendant un an. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées, que l’autorité préfectorale avait procédé à un examen particulier de sa situation et que la menace à l’ordre public était établie, justifiant l’absence de délai de départ volontaire. Il a également jugé que l’interdiction de circulation ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits de citoyen européen de l’intéressé, au regard des articles L. 251-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2306378(TA69-2306378)
Le Tribunal administratif de Lyon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant malgache, contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a finalement accordé à M. A une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale". Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409644(TA69-2409644)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 15 mai 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant ivoirien, pour le dépôt d’une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, compte tenu de la précarité de la situation du requérant, qui poursuivait ses études malgré un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français non exécutée. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2408520(TA69-2408520)
Le Tribunal administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de Mme B A de sa requête en annulation pour excès de pouvoir. La requérante contestait le refus du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie professionnelle. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné qu'il soit donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA69-2408901(TA69-2408901)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande principale de M. B, ressortissant serbe, qui sollicitait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour, au motif qu'un tel document ne peut être remis qu'après le dépôt préalable d'un dossier complet. En revanche, le juge a fait droit à sa demande subsidiaire, en considérant que l'administration avait l'obligation de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable. Constatant l'urgence, notamment en raison de l'impossibilité pour M. B de débuter un contrat d'apprentissage, et l'absence de réponse de la préfecture depuis plus de quatorze mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer l'intéressé sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2409729(TA69-2409729)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le renouvellement de son assignation à résidence dans la Loire pour 45 jours. Le tribunal estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a bien examiné la situation individuelle du requérant. Il écarte également la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que la mesure n'est pas disproportionnée au regard de l'obligation de quitter le territoire français. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2304631(TA69-2304631)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme C, ressortissante éthiopienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 1 200 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle. Le surplus des conclusions a été rejeté.
N° TA69-2409648(TA69-2409648)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté du 12 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. En cours d'instance, la préfète de l'Ain a retiré cet arrêté par un nouvel arrêté du 30 septembre 2024, ce qui a privé d'objet les conclusions initiales. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête initiale, les décisions attaquées ayant été retirées. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
N° TA69-2403122(TA69-2403122)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2302187 du 17 juillet 2023, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas procédé au réexamen de la situation de M. C, pourtant enjoint par cette décision. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète, à défaut d’exécution dans un délai d’un mois suivant la notification du présent jugement. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter l’autorité de la chose jugée.
N° TA69-2403640(TA69-2403640)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’une demande d’exécution du jugement du 29 septembre 2023, à laquelle la préfète du Rhône a répondu en édictant un arrêté de refus de titre de séjour le 27 août 2024. M. A s’est ensuite désisté de ses conclusions à fin d’exécution, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Statuant sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l’État à verser à M. A la somme de 1 200 euros au titre des frais exposés.
N° TA69-2409188(TA69-2409188)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer Mme B, ressortissante albanaise, à un rendez-vous sous quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de l'expiration prochaine de son titre et de son projet de formation en alternance. La solution retenue ordonne une mesure utile sans faire obstacle à une décision administrative, sans astreinte, et condamne l'État à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA69-2203548(TA69-2203548)
Le Tribunal Administratif de Lyon était saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de retrait total de la prime "MaPrimeRénov'" accordée pour l'installation d'une chaudière biomasse. La juridiction a relevé d'office que la décision initiale du 20 décembre 2021 et la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire s'étaient substituées à la décision expresse du 1er mars 2023 statuant sur ce recours. En application de l'article L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration et du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, le tribunal a jugé que les conclusions des requérants devaient être regardées comme uniquement dirigées contre cette dernière décision, seule susceptible d'être déférée au juge.