Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2205743(TA69-2205743)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par les parents d’un enfant autiste, orienté en institut médicoéducatif (IME) depuis 2016 mais jamais accueilli, d’une demande indemnitaire pour carence de l’État. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la carence de l’État n’était pas caractérisée, les requérants n’ayant pas démontré avoir effectué toutes les diligences nécessaires pour obtenir une place, et leur enfant ayant bénéficié d’une prise en charge adaptée en classe ULIS. La décision s’appuie sur les articles L. 241-6 et L. 246-1 du code de l’action sociale et des familles, qui garantissent une prise en charge pluridisciplinaire mais n’imposent pas un accueil en établissement spécialisé à défaut de démarches suffisantes.
N° TA69-2206458(TA69-2206458)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer le récépissé prévu à l'article 21-25-1 du code civil suite à sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la demande de délivrance du récépissé était devenue sans objet, car l'administration avait finalement délivré le document en cours d'instance. Par conséquent, les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité de ce refus ont également été rejetées, faute de préjudice direct et certain établi.
N° TA69-2301611(TA69-2301611)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le refus du préfet du Rhône de délivrer une carte de résident longue durée-UE à Mme B, ressortissante kosovare. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que les ressources de la requérante n'étaient pas stables et suffisantes, alors que les justificatifs produits (bulletins de paie et indemnités journalières) démontraient des revenus au moins égaux au SMIC sur la période litigieuse. La décision est fondée sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois.
N° TA69-2302487(TA69-2302487)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de M. et Mme Bonnin visant à obtenir la décharge des majorations pour manquement délibéré appliquées aux cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales dues au titre de 2020. Les requérants contestaient ces majorations, estimant que l'administration ne prouvait pas leur intention d'éluder l'impôt. Le tribunal a rejeté leur requête, considérant que l'administration apportait la preuve du caractère délibéré de l'omission, notamment en raison de la profession d'avocate de Mme Bonnin et d'un précédent redressement similaire. La décision s'appuie sur l'article 1729 du code général des impôts et l'article L. 136-6 du code de la sécurité sociale.
N° TA69-2302754(TA69-2302754)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant bosnien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'invitation à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'invitation à quitter le territoire, celle-ci n'étant pas une décision faisant grief. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
N° TA69-2303287(TA69-2303287)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, un artisan VTC, contestant le bien-fondé de titres de perception émis pour récupérer une partie des aides du fonds de solidarité Covid-19. Le requérant soutenait que l'administration avait commis une erreur dans le calcul de son chiffre d'affaires, le rendant éligible aux aides perçues. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision du directeur régional des finances publiques du 27 février 2023, qui liait le contentieux, n'était pas entachée de vices propres et que les moyens soulevés par M. B n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des titres de perception.
N° TA69-2304126(TA69-2304126)
Refus d'autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le Tribunal Administratif de Lyon constate que l'autorisation a finalement été délivrée le 2 août 2024, rendant le recours sans objet. Il prononce un non-lieu à statuer sur la requête de M. A.
N° TA69-2311080(TA69-2311080)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'invitation à quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône le 24 octobre 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux suffisamment stables et anciens en France, notamment avec sa fille. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2402122(TA69-2402122)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant bulgare, contestant l'arrêté du préfet de la Loire du 12 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA69-2403652(TA69-2403652)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation. S'appuyant sur l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, le tribunal a jugé que le refus était justifié par l'absence de progression et de sérieux dans les études, M. A n'ayant validé aucune année universitaire après trois ans d'inscriptions. Les moyens tirés d'une atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et d'une erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
N° TA69-2403669(TA69-2403669)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 6ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme H, ressortissante arménienne, contre le refus implicite puis l'arrêté du 18 mars 2024 de la préfète du Rhône lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA69-2404574(TA69-2404574)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 10 avril 2024 de la préfète de l'Ain refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le requérant n'établissait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir le titre sollicité. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées.
N° TA69-2404598(TA69-2404598)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision de refus n'était pas entachée d'un vice de procédure et que l'état de santé de l'intéressé ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA69-2404623(TA69-2404623)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant le retrait de sa carte de résident et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Ain. La requérante invoquait la protection de l'article L. 423-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit le retrait du titre de séjour en cas de violences conjugales. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les éléments fournis, notamment une plainte classée sans suite, ne suffisaient pas à établir la réalité des violences alléguées. En conséquence, la décision de retrait et la mesure d'éloignement ont été jugées légales.
N° TA69-2404706(TA69-2404706)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du 24 janvier 2024 de la préfète de l'Ain lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En conséquence, les autres décisions attaquées, fondées sur ce refus, ont été considérées comme légales.
N° TA69-2405338(TA69-2405338)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution du jugement du 2 octobre 2023 annulant un refus implicite de titre de séjour, a constaté l’inexécution persistante de cette décision par la préfète du Rhône. Il a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de l’État, faute d’exécution dans un délai de quinze jours, sur le fondement des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative. La demande de nouvelle injonction de réexamen a été rejetée, faute de circonstance nouvelle. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais d’instance.
N° TA69-2405391(TA69-2405391)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en exécution de son jugement du 27 juin 2023, a pris acte du désistement de M. et Mme C de leurs demandes tendant à enjoindre à la préfète du Rhône de réexaminer leurs titres de séjour, après que celle-ci a informé le tribunal de la délivrance des titres sollicités. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser aux requérants une somme globale de 1 000 euros au titre des frais de justice. La solution retenue clôt la procédure d'exécution, l'administration ayant satisfait aux obligations du jugement initial.
N° TA69-2310096(TA69-2310096)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A C, qui contestait un courrier de la métropole de Lyon l'informant d'un indu de revenu de solidarité active pour fraude. Le tribunal a jugé que ce courrier ne constituait pas une décision faisant grief, le rendant insusceptible de recours contentieux. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, la métropole n'étant pas la partie perdante. Cette ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2402316(TA69-2402316)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours contre le refus de la caisse primaire d’assurance maladie de l’Ardèche de lui accorder l’aide médicale de l’État. En cours d’instance, l’administration a finalement accordé cette aide à compter du 26 avril 2024. Par une ordonnance du 1er octobre 2024, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction. Il a également rejeté la demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA69-2402614(TA69-2402614)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait le remboursement de sommes retenues sur son revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser, ni le requérant ni son avocat n’ont produit d’écritures complémentaires. La décision a été prise par ordonnance, sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.