Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2405379(TA69-2405379)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B C, reconnue prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 5 mars 2024 pour un hébergement d'urgence, afin d'enjoindre à la préfète du Rhône d'exécuter cette décision. Constatant qu'aucune offre d'hébergement n'avait été proposée dans le délai de six semaines prévu à l'article R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a ordonné l'accueil de la requérante dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 1er novembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision se fonde sur l'article L. 441-2-3-1 du même code, qui permet au juge d'ordonner l'hébergement des personnes reconnues prioritaires par la commission de médiation.
N° TA69-2403693(TA69-2403693)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant le refus de titre de séjour pour raison médicale, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet de la Loire avait légalement motivé ses décisions et n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII. Il a estimé que l'état de santé de M. B ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les décisions ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2405989(TA69-2405989)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Ardèche. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français n'était pas illégale et les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA69-2301980(TA69-2301980)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 21 février 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusait à M. B, ressortissant algérien, une autorisation préalable d’accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal a jugé que l’administration avait commis une erreur d’appréciation en estimant que M. B ne justifiait pas de cinq années de séjour régulier en France, condition prévue au 4° bis de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, issu de la loi du 25 mai 2021. Il a relevé que les périodes sans récépissé lors du renouvellement de son titre de séjour n’étaient pas imputables au requérant, et que celui-ci remplissait donc la condition de séjour régulier. La décision a été annulée sur le fondement des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure.
N° TA69-2409743(TA69-2409743)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, faute pour le requérant d’établir l’existence d’une décision administrative susceptible de faire l’objet d’un référé suspension. En l’absence de preuve d’un dépôt de demande enregistré, la condition tenant à l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision n’était pas remplie. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-12 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2407104(TA69-2407104)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en appel d’une ordonnance rejetant la demande de M. A relative à un congé pour invalidité temporaire imputable au service, s’est déclaré incompétent pour en connaître. Il a estimé que ce litige relevait de la compétence de la cour administrative d’appel de Lyon, en application des articles L. 321-1 et R. 221-7 du code de justice administrative. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette cour, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
N° TA69-2407957(TA69-2407957)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par la société Aéroports de Lyon pour contraindre la société Dépôt Bennes Services à communiquer les justificatifs de cessation d’activité et de réhabilitation d’un site, conformément aux articles R. 512-39-1 et suivants du code de l’environnement. La requérante invoquait l’urgence et l’utilité de la mesure pour permettre la réalisation d’un projet logistique et prévenir un risque de pollution des sols. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, faute de démonstration d’une atteinte grave et immédiate aux intérêts de la société requérante ou au domaine public. La demande a été rejetée, et la société Aéroports de Lyon a été condamnée à verser 1 500 euros à la société Dépôt Bennes Services au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2402165(TA69-2402165)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 30 septembre 2024, la présidente de la formation de jugement a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Elle a également rejeté la demande au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA69-2306371(TA69-2306371)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Loire du 21 juillet 2023 renouvelant une assignation à résidence pour six mois. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 30 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte substantiel n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par le désistement.
N° TA69-2306273(TA69-2306273)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de rectification du procès-verbal de la commission de réforme du Rhône du 17 février 2022. Par un mémoire enregistré le 25 septembre 2024, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de l’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 septembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
N° TA69-2408561(TA69-2408561)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de la Loire de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "famille de passeport talent". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'avoir préalablement entrepris une démarche auprès de la préfecture pour obtenir un rendez-vous, comme le prévoit l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les demandes de délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé ont également été rejetées.
N° TA69-2408858(TA69-2408858)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer M. A, ressortissant guinéen, pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu du délai d'un an écoulé depuis la demande et de la nécessité pour l'intéressé de justifier de la régularité de son séjour pour suivre une formation professionnelle. La solution retenue impose un rendez-vous sous dix jours, à fixer dans un délai maximal d'un mois, sans astreinte. L'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA69-2201992(TA69-2201992)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par une fonctionnaire de l'Éducation nationale contestant son affectation provisoire sur un poste administratif, qu'elle estimait fictive et constitutive d'une nomination pour ordre. Par une ordonnance du 30 septembre 2024, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, celle-ci étant devenue sans objet. En effet, un arrêté postérieur du 31 mai 2022 avait placé l'intéressée en congé pour accident de service pour la période concernée, rendant caduque la contestation de l'affectation provisoire. Cette solution a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408864(TA69-2408864)
Désistement d’un recours en excès de pouvoir devant le Tribunal administratif de Lyon. Le requérant demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, des mesures contraignantes pour obtenir l’affectation d’un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH). Le recteur ayant fait valoir qu’une AESH avait été affectée depuis le 12 septembre 2024, le requérant s’est désisté. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.
N° TA69-2407694(TA69-2407694)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contestant un refus de versement de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) par la caisse d’allocations familiales de l’Ain. Par un mémoire du 22 août 2024, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 septembre 2024. Aucune solution au fond n’a été retenue, la procédure prenant fin par ce désistement.
N° TA69-2409277(TA69-2409277)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, concerne une demande de la société ATC France visant à obtenir l'exécution forcée d'une précédente ordonnance. Cette ordonnance du 15 mai 2024 enjoignait au maire de Beynost de délivrer une décision de non-opposition provisoire à une déclaration préalable pour une antenne de téléphonie mobile, mesure restée inexécutée. Le tribunal constate que l'absence d'exécution constitue un élément nouveau justifiant de modifier les mesures initiales. Il assortit donc l'injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, à l'expiration d'un délai d'un mois suivant la notification de la présente ordonnance, afin d'en garantir l'exécution.
N° TA69-2409735(TA69-2409735)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la requête de M. A qui demandait la suspension de son expulsion du territoire français. Le juge constate que le litige, portant sur une mesure de police, relève de la compétence du tribunal administratif de Clermont-Ferrand, lieu de résidence du requérant, en application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, la demande est rejetée comme irrecevable pour incompétence territoriale, sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
N° TA69-2409710(TA69-2409710)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un référé liberté sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, afin d’obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 29 septembre 2024. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas d’obstacle à lui donner acte. Par ordonnance du 30 septembre 2024, il a donc donné acte du désistement de M. B.
N° TA69-2409688(TA69-2409688)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 25 septembre 2024 refusant son entrée en France au titre de l'asile et ordonnant son réacheminement. Le tribunal a jugé que la demande d'asile était manifestement infondée au sens de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du principe de confidentialité, l'erreur de droit, la vulnérabilité du requérant et le non-respect du principe de non-refoulement, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA69-2408056(TA69-2408056)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de Mme A C dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. L'ordonnance, rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s'oppose à ce désistement. En conséquence, le tribunal a prononcé l'extinction de l'instance et ordonné la notification de la décision à la requérante et au président de la métropole de Lyon.