Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2310332(TA69-2310332)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme D, qui contestaient un permis de construire délivré par la maire de Saint-Genis-Laval pour la réalisation de 44 logements. Les requérants invoquaient notamment l'insuffisance du dossier de demande, la méconnaissance des règles relatives aux espaces boisés classés et un défaut de sécurité des accès. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans se prononcer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles R. 431-10, L. 421-6, L. 113-2 et R. 111-2.
N° TA69-2405316(TA69-2405316)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative d'une demande d'exécution de son jugement du 25 mai 2023, a constaté que la préfète du Rhône avait délivré le titre de séjour sollicité par M. A. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte, l'exécution étant acquise. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2404392(TA69-2404392)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le centre hospitalier de Bourg-en-Bresse d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’identifier les causes des fissures apparues sur les dalles béton du bâtiment Z, dans le cadre d’une opération de réhabilitation. Le tribunal a fait droit à cette demande en désignant un expert, tout en rendant les opérations d’expertise communes et opposables aux sociétés mises en cause, notamment les sous-traitants et leurs assureurs, afin de garantir le contradictoire. La solution retenue repose sur l’utilité de la mesure pour éclairer les responsabilités contractuelles et techniques, sans préjuger du fond du litige.
N° TA69-2404356(TA69-2404356)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, contestant un arrêté préfectoral du 2 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle de Mme A. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA69-2406202(TA69-2406202)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction à l’administration de lui communiquer son dossier de renouvellement de carte professionnelle d’agent de sécurité. Le tribunal a jugé ces conclusions irrecevables, car il n’a pas compétence pour adresser des injonctions à l’administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, notamment l’article L. 911-1. Par conséquent, les demandes accessoires d’aide juridictionnelle et de frais de justice ont également été rejetées. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2406644(TA69-2406644)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait au juge d’examiner sa situation pour lui permettre de bénéficier d’un traitement médical en France. Le tribunal a rappelé qu’il n’a pas compétence pour adresser des injonctions à l’administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, notamment l’article L. 911-1. La demande ne relevant d’aucune disposition législative particulière, elle a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2407645(TA69-2407645)
Contestation d'une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) relative à l'orientation d'un enfant vers une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS). Le Tribunal administratif de Lyon se déclare incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 241-9 et L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles. La requête est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA69-2304922(TA69-2304922)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet du préfet du Rhône refusant de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant arménien. Cette annulation est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2304909(TA69-2304909)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 29 janvier 2022 par laquelle la CAF du Rhône réclamait à Mme A un indu de prime exceptionnelle de fin d'année de 228,67 euros. La décision est annulée pour défaut de motivation en droit et absence de signature, en violation des articles L. 211-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal rejette la demande de décharge de paiement et de remise de dette, estimant que l'annulation n'implique pas nécessairement la disparition de l'obligation de payer.
N° TA69-2304866(TA69-2304866)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet du préfet du Rhône refusant de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante arménienne. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité suffit à prononcer l'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2408195(TA69-2408195)
Refus d’aide humaine individualisée (AESH) pour enfant handicapé – Tribunal administratif de Lyon – Incompétence de la juridiction administrative au profit du juge judiciaire – Application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA69-2408302(TA69-2408302)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B dirigée contre la commune de L'Abergement-Clémenciat. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'énoncé d'aucune conclusion soumise au juge, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 1ère chambre a donc prononcé le rejet par ordonnance.
N° TA69-2409823(TA69-2409823)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le droit à l'éducation d'un enfant handicapé. Les requérants demandaient l'exécution d'un jugement du tribunal judiciaire attribuant 24 heures hebdomadaires d'accompagnement par un AESH à leur fils. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le recteur de l'académie avait effectivement affecté un AESH pour la totalité des heures prévues. En conséquence, le juge a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, et a rejeté les conclusions indemnitaires et les autres demandes comme irrecevables.
N° TA69-2409496(TA69-2409496)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C contestant le refus implicite d’attribution d’une aide humaine individualisée (AESH) pour sa fille. La juridiction a constaté que ce litige, relevant des décisions de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées sur l’orientation et l’insertion scolaire, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 241-9 et L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409677(TA69-2409677)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 3 octobre 2024, a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le refus d’attribution d’une aide humaine individualisée (AESH) pour leur fille, au profit d’une orientation vers un SESSAD. La juridiction s’est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. La requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA69-2409745(TA69-2409745)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des décisions d'ajournement de M. B, étudiant en première année de licence de droit à l'université Lyon III. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières établissant que l'exécution des décisions contestées préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, le simple fait de perdre une année universitaire ne suffisant pas à caractériser l'urgence. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par M. B.
N° TA69-2207565(TA69-2207565)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la SA Investissement contre l’opposition du maire de Gleizé à sa déclaration préalable pour la création de 12 logements et 35 places de stationnement. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l’atteinte à la sécurité publique, fondé sur l’insuffisance du débit du point d’eau incendie à proximité d’un massif boisé, était justifié au regard de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme. Il a estimé que ce risque ne pouvait être levé par des prescriptions simples sans modification substantielle du projet. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA69-2409185(TA69-2409185)
Le tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur demande de la préfète de l'Ain fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête visant à ordonner l'expulsion de Mme A d'un centre d'hébergement d'urgence. La préfète invoquait la saturation du dispositif d'hébergement et l'absence de droit au maintien dans les lieux après la fin de la prise en charge sociale le 12 juillet 2024. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, compte tenu de la situation de vulnérabilité de l'intéressée et de l'obligation d'accès à l'hébergement d'urgence pour toute personne en détresse, prévue à l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA69-2409241(TA69-2409241)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS boucherie Beauvisage visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 20 août 2024 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour deux mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat distinct des difficultés financières qu'elle connaissait déjà avant la décision. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'absence d'intentionnalité de la dissimulation de salarié ou le caractère disproportionné de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté pris en application du code du travail.
N° TA69-2301241(TA69-2301241)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme C B. Celle-ci contestait la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône du 29 novembre 2022, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a estimé que la commission avait légalement motivé son refus, en retenant que la requérante n'avait pas donné suite à une proposition de logement adapté et que son logement actuel n'était pas manifestement inadapté. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.