Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2409301(TA69-2409301)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par une enseignante contestant la décision du recteur de l'académie de Lyon du 26 juillet 2024 prononçant sa révocation. La requérante invoquait l'urgence, liée à la privation de revenus et à l'atteinte à sa santé, ainsi que plusieurs moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure disciplinaire (composition de la commission, partialité, droit à communication du dossier), et le caractère disproportionné de la révocation au regard des faits reprochés. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'appréciation des conditions d'urgence et de doute sérieux, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des principes généraux de la fonction publique (notamment les articles L. 133-3 et L. 131-12 du code général de la fonction publique).
N° TA69-2409443(TA69-2409443)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 16 septembre 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. C, un ressortissant afghan demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant, en méconnaissance des articles L. 551-8 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement ces conditions matérielles d'accueil.
N° TA69-2409590(TA69-2409590)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction pour fixer un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, mais a maintenu sa demande de frais d’instance. Le juge des référés a donné acte du désistement pur et simple des conclusions à fin d’injonction et a rejeté le surplus des conclusions, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409667(TA69-2409667)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 16 septembre 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile pakistanais. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas justifié du caractère exceptionnel de cette mesure, comme l'exige l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il s'était estimé à tort lié par le seul fait que l'intéressé n'avait pas déféré à une convocation. La solution retenue est l'annulation de la décision, fondée sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du même code.
N° TA69-2409674(TA69-2409674)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les décisions de la préfète de l'Ain l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et que la situation personnelle de l'intéressé, présent en France depuis trois ans sans attaches familiales solides, ne justifiait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres moyens, notamment l'absence d'examen particulier et l'erreur de droit, ont également été écartés. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA69-2409694(TA69-2409694)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante moldave, qui contestait la décision de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l’examen de sa demande d’asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que la procédure d’information et d’entretien individuel, menée en russe, était conforme aux articles 4 et 5 du règlement précité. Il a également jugé que la requérante n’établissait pas de risque de violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni d’erreur manifeste d’appréciation, et que la préfète n’avait pas méconnu l’article 17 du règlement en n’exerçant pas sa clause discrétionnaire. En conséquence, la demande d’annulation, d’injonction et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA69-2406277(TA69-2406277)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait les courriers de la communauté de communes Montagne d'Ardèche lui imposant un diagnostic de son installation d'assainissement non collectif sous peine de pénalité. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés d'un sentiment de harcèlement et de l'absence de refus d'accès, étaient manifestement infondés ou insusceptibles de venir au soutien de sa demande. La solution retenue est un rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative. Les textes appliqués sont les articles L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales et L. 1331-1-1, L. 1331-8 et L. 1331-11 du code de la santé publique, qui encadrent les obligations des propriétaires en matière d'assainissement non collectif et les pouvoirs de contrôle du service public.
N° TA69-2406856(TA69-2406856)
Refus de renouvellement de carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le Tribunal Administratif de Lyon constate le désistement d'office de M. B, faute pour lui d'avoir confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de son référé-suspension. L'ordonnance donne acte de ce désistement sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative.
N° TA69-2305725(TA69-2305725)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 8ème chambre, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour et le refus d'abroger une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le tribunal estimant que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité.
N° TA69-2300521(TA69-2300521)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la commune de Saint-Alban-Auriolles de lui verser une indemnité de fin de contrat. M. B, recruté par contrat à durée déterminée saisonnier du 1er juin au 30 novembre 2022, soutenait que ce refus était illégal. Le tribunal a appliqué l'article L. 554-3 du code général de la fonction publique, qui prévoit une indemnité de fin de contrat, mais a jugé que M. B n'y avait pas droit car il avait bénéficié d'un nouveau contrat avec la même commune à l'issue du premier. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
N° TA69-2300164(TA69-2300164)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, adjoint technique de la commune de Saint-Etienne, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions de trois semaines. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que la présence au conseil de discipline du frère du supérieur hiérarchique du requérant ne constituait pas, en l'absence de preuve de partialité, un manquement à l'impartialité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 530-1, L. 533-1 et L. 532-5 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n°89-677 du 18 septembre 1989.
N° TA69-2305232(TA69-2305232)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la société Vivre plus développement contestant le refus de permis de construire pour huit habitations à Décines-Charpieu. La société soutenait notamment qu'un permis tacite était né et que son retrait était illégal. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le dossier de demande était incomplet, ce qui empêchait la naissance d'un permis tacite, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 423-1, L. 424-2 et R. 423-19 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2307221(TA69-2307221)
Refus implicite de titre de séjour opposé à une ressortissante kosovare par la préfète du Rhône. Le Tribunal administratif de Lyon annule cette décision pour défaut de communication des motifs dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue est l’annulation pour vice de procédure, sans examen des autres moyens.
N° TA69-2408138(TA69-2408138)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante s'était vu opposer un refus d'enregistrement de sa demande, et que la mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibent les dispositions de l'article L. 521-3. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA69-2306923(TA69-2306923)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. Moulin contestant un titre exécutoire émis par le département de la Loire pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 672,88 euros. Le juge a estimé que le recours formé par M. Moulin devant la juridiction judiciaire, bien qu'initialement suspensif, avait perdu cet effet après la radiation de l'affaire par la cour d'appel, cette radiation étant une mesure d'administration judiciaire qui ne maintient pas la suspension. En conséquence, la créance était devenue certaine et exigible, et le titre exécutoire a été jugé légal. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et 381, 383 et 386 du code de procédure civile.
N° TA69-2307915(TA69-2307915)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le permis de construire délivré le 19 avril 2023 par le maire de Caluire-et-Cuire à la société FB Promotion. La décision retient que le projet, qui crée quatre logements sans prévoir de logements aidés, méconnaît les dispositions du PLU-H de la métropole de Lyon relatives à la mixité sociale, applicables aux opérations de plus de quatre logements sur constructions existantes. Le tribunal applique les articles L. 151-15 du code de l'urbanisme et l'annexe C.3.1 du PLU-H.
N° TA69-2306721(TA69-2306721)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A épouse D contestant des indus de revenu de solidarité active (6 189,51 €), d'aide personnalisée au logement (6 894,87 €) et de prime exceptionnelle de fin d'année (548,82 €). La requérante invoquait des vices de procédure (absence de contradictoire, défaut d'agrément de l'agent, non-respect de la prescription biennale) et contestait le bien-fondé des indus liés à ses absences du territoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient inopérants ou non fondés, notamment en considérant que la prescription biennale n'avait pas été "levée" mais appliquée, et que les conditions de résidence pour bénéficier du RSA et de l'APL n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les codes de l'action sociale et des familles, de la construction et de l'habitation, et de la sécurité sociale.
N° TA69-2306575(TA69-2306575)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la CPAM du Rhône de l’admettre à l’aide médicale de l’État (AME) et à la protection universelle maladie (Puma). Concernant la Puma, le tribunal s’est déclaré incompétent, renvoyant ce litige à l’ordre judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Sur l’AME, le tribunal a jugé que les ressources du requérant, supérieures au plafond légal fixé par l’article L. 251-1 du code de l’action sociale et des familles, ne lui ouvraient pas droit à cette aide, et a rejeté ses conclusions.
N° TA69-2306365(TA69-2306365)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la Métropole de Lyon de lui attribuer une aide du fonds de solidarité pour le logement (FSL). Le tribunal a jugé que la perception ultérieure d’aides personnelles au logement ne rendait pas le recours sans objet. Sur le fond, il a estimé que le refus était justifié, car le quotient familial de la requérante (991,67) et son reste à vivre lui permettaient de régler sa dette locative par échelonnement, conformément au règlement intérieur du FSL et à la loi n° 90-449 du 31 mai 1990. Aucune erreur manifeste d’appréciation n’a été retenue.
N° TA69-2306188(TA69-2306188)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de Mme C contre des décisions de la caisse d'allocations familiales du Rhône et de la métropole de Lyon relatives à des indus d'aide personnelle au logement et de revenu de solidarité active. Pour l'indu d'aide au logement de décembre 2021, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer, la caisse ayant régularisé la situation. Pour le surplus, la requête a été rejetée comme tardive. Concernant l'indu de revenu de solidarité active, le tribunal a également prononcé un non-lieu à statuer, la métropole de Lyon ayant accordé une remise de dette en cours d'instance. Les décisions s'appuient sur les codes de l'action sociale et des familles, de la construction et de l'habitation, et des relations entre le public et l'administration.