Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2409107(TA69-2409107)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du 4 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté les moyens tirés de vices de procédure (absence de traduction en peul, défaut d'assistance d'un interprète) et de la méconnaissance de l'article 17 du règlement n° 604/2013, estimant que la requérante n'établissait pas sa vulnérabilité particulière. La solution s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409275(TA69-2409275)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi en référé par la SAS Barrage de Sarny pour demander la suspension de l'arrêté préfectoral du 9 août 2024 autorisant l'ouverture expérimentale de la vanne de fond du barrage des Collanges. La société invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'insuffisance du dossier de déclaration et de la méconnaissance du principe de gestion équilibrée de la ressource en eau. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'intérêt public de l'opération et de l'absence de préjudice grave et immédiat démontré. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2409281(TA69-2409281)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C A, ressortissant comorien. La condition d'urgence a été présumée satisfaite, le refus de renouvellement ayant entraîné la suspension de son contrat de travail. Par ailleurs, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 426-17 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été jugés de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. C A dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé dans l'attente.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2409294(TA69-2409294)

Suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour par le Tribunal administratif de Lyon. Le juge des référés a ordonné la suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant néo-zélandais. La solution retenue repose sur la double condition de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement et aggravée par la suspension du contrat de travail, et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA69-2307251(TA69-2307251)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 25 juin 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Rhône a réclamé à M. A un indu de prime exceptionnelle de fin d'année (152,45 €). La décision est annulée pour défaut de motivation en droit et absence de signature, en violation des articles L. 211-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Cette annulation n'implique pas nécessairement la décharge de l'obligation de payer, laissant à la CAF la possibilité de régulariser. Les conclusions accessoires de M. A sont rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2307220(TA69-2307220)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 2ème chambre, a annulé la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant kosovar. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, la préfète n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2307162(TA69-2307162)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de la métropole de Lyon de lui ouvrir des droits au revenu de solidarité active (RSA). La solution retenue est fondée sur l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, qui exige une résidence régulière de cinq ans avec un titre de séjour autorisant à travailler. Le tribunal a constaté que Mme A ne justifiait pas d'une détention continue de titres de séjour sur les cinq années précédant sa demande, et n'établissait pas que les interruptions étaient imputables à l'administration. Par conséquent, la demande d'annulation, d'injonction de versement et de frais de justice a été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2307039(TA69-2307039)

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur le recours de Mme C contestant le refus implicite de remise de dettes de prime d'activité (1 293,81 €) et de revenu de solidarité active (RSA) (590 €). En cours d'instance, une remise totale de la dette de RSA a été accordée, conduisant le tribunal à prononcer un non-lieu à statuer sur ce point. Pour la prime d'activité, le tribunal a jugé que la réduction de 75 % (970,36 €) déjà accordée par la caisse d'allocations familiales était suffisante au regard de la situation de la requérante, et a rejeté le surplus de ses conclusions. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale pour la prime d'activité et sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles pour le RSA.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2306980(TA69-2306980)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par Mme B contre le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour, annule cette décision. Le tribunal constate que l'administration n'a pas communiqué les motifs de son refus implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de communication rend la décision illégale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2306405(TA69-2306405)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C, ressortissant comorien, contre la décision implicite de rejet du préfet du Rhône sur sa demande de titre de séjour. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que, faute pour l'administration d'avoir communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, cette décision était entachée d'illégalité. En conséquence, la décision implicite de rejet a été annulée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2306363(TA69-2306363)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, qui contestait une amende administrative de 1 029 euros infligée par le président du conseil départemental de l'Ain pour absence de déclaration de ses revenus et de sa résidence en France. La décision a été signée par une autorité compétente disposant d’une délégation régulière. La procédure contradictoire prévue à l’article L. 114-17 du code de la sécurité sociale a été respectée, et l’avis de l’équipe pluridisciplinaire, prévu à l’article L. 262-52 du code de l’action sociale et des familles, a été rendu. Enfin, les faits établis de séjours prolongés hors de France et de revenus non déclarés constituent une omission délibérée justifiant l’amende.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2306029(TA69-2306029)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant guinéen. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de ce refus implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité suffit à prononcer l'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2305809(TA69-2305809)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant surinamien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale » pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, car M. A ne remplissait pas les conditions de délivrance du titre en raison de la menace à l'ordre public que constituent ses condamnations pénales. La décision s'appuie sur les articles L. 423-23 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409431(TA69-2409431)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant les décisions du préfet de l'Isère l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans, ainsi que son assignation à résidence par la préfète du Rhône. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que la mesure d'éloignement était justifiée et que les décisions contestées étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408659(TA69-2408659)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contestant la date prévisible de sa libération. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. Il a jugé que ce litige relève exclusivement de l’autorité judiciaire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408555(TA69-2408555)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l'association Racing Club Coligny pour irrecevabilité manifeste. La requête, qui opposait l'association à la Fédération française de rugby, ne contenait l'énoncé d'aucune conclusion soumise au juge, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 3 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a donc rejeté la demande sans inviter l'association à la régulariser.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2408392(TA69-2408392)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'épreuve pratique du permis de conduire de catégorie B. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'énoncé d'aucune conclusion soumise au juge, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 3 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a donc rejeté la demande sans inviter le requérant à la régulariser.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409835(TA69-2409835)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Promotion et défense de la vogue des marrons. Celle-ci demandait la suspension de plusieurs articles de l'arrêté du maire de Lyon du 24 septembre 2024 réglementant la fête foraine de la Croix-Rousse, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à diverses libertés fondamentales (commerce, industrie, propriété, sécurité). Le juge a estimé que la condition d'urgence, particulièrement stricte dans le cadre de ce référé liberté, n'était pas remplie, car la seule existence d'une atteinte alléguée ne suffit pas à la caractériser. Il a également rappelé que le maire tient de ses pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du CGCT) la compétence pour fixer les conditions d'organisation des grands rassemblements dans l'intérêt de l'ordre et de la sécurité publics.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2206497(TA69-2206497)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés de la maire de Fontaines-Saint-Martin (17 janvier 2022 et 21 octobre 2022) ne s’opposant pas à des déclarations préalables pour la modification d’une clôture. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’absence de consultation de l’architecte des bâtiments de France, le caractère incomplet du dossier et la méconnaissance des articles du PLU-H et de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B, sans application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l’urbanisme sollicités par la commune.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2205843(TA69-2205843)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société DG immobile, qui contestait la décision de l'Établissement public foncier de l'Ouest Rhône-Alpes (EPORA) du 4 juillet 2022 exerçant le droit de préemption urbain sur des biens à Saint-Symphorien-d'Ozon. Le tribunal a jugé que la délégation du droit de préemption de la commune à l'EPORA était régulière et que la décision était suffisamment motivée par un projet de développement économique. Il a également estimé que les moyens tirés de l'incompétence, de l'erreur de fait et de la méconnaissance des textes n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les articles L. 213-3 du code de l'urbanisme et L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales.

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