Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2410234(TA69-2410234)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant albanais, contestant l’obligation de quitter le territoire français sans délai et l’interdiction de retour de trois ans prise par le préfet du Puy-de-Dôme le 11 octobre 2024. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen personnel, estimant que l’arrêté était suffisamment motivé et fondé sur une appréciation particulière de sa situation. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2410233(TA69-2410233)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du préfet de la Savoie du 10 octobre 2024 interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans à M. B, ressortissant égyptien. La juridiction a jugé que la décision était insuffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment la durée de présence en France (plus de dix ans) et l'absence de menace pour l'ordre public. Le tribunal a également admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA69-2209016(TA69-2209016)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Par une ordonnance du 16 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2410094(TA69-2410094)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de certificat de résidence algérien de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour ordonner une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé le délai de quatre mois entre la naissance de la décision implicite et la requête en référé, ainsi que le fait que la fin de la période d'essai de l'intéressée n'était pas uniquement liée à l'absence de titre de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2409812(TA69-2409812)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. La préfète du Rhône a délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 1er janvier 2025, mais le tribunal a jugé que cela n'abrogeait pas la décision contestée, maintenant ainsi l'objet du litige. Cependant, le juge a constaté que l'urgence, condition nécessaire à la suspension, n'était plus caractérisée en raison de cette délivrance. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité fondés sur les articles L. 423-1 du CESEDA et l'accord franco-tunisien.
N° TA69-2204616(TA69-2204616)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme F A et M. D C, agissant pour leur fille mineure, afin d’engager la responsabilité du centre hospitalier d’Annonay pour une faute médicale lors d’une intervention chirurgicale du 31 octobre 2010, ayant entraîné une lésion du nerf ulnaire. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement, considérant que le médecin, bien qu’exerçant une activité libérale, était de permanence et que le choix thérapeutique erroné constituait une faute imputable à l’hôpital. Il a condamné le centre hospitalier à indemniser les préjudices subis, en application des principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier, sur le fondement du code de la santé publique. La solution a également pris en compte les demandes de la caisse de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF pour le remboursement de ses prestations.
N° TA69-2406349(TA69-2406349)
Recours pour excès de pouvoir contre un avis favorable à l'expulsion émis par la commission départementale d'expulsion de l'Ain. Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête comme manifestement irrecevable, au motif qu'un tel avis ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. Application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2201473(TA69-2201473)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la condamnation du centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône pour des préjudices liés au décès de leur mère, Mme F B, survenu après une prise en charge médicale. Le tribunal a estimé que l'infection contractée par la patiente ne présentait pas un caractère nosocomial et que la prise en charge était conforme aux données acquises de la science, excluant toute faute de l'hôpital. En conséquence, la responsabilité du centre hospitalier n'a pas été engagée, et l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) a été mis hors de cause, l'infection n'étant pas directement et exclusivement à l'origine du décès. La demande de nouvelle expertise médicale a également été rejetée, le rapport existant étant jugé suffisant.
N° TA69-2311001(TA69-2311001)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. B, ressortissant russe, contestant un refus de titre de séjour et un refus de renouvellement assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de l'irrégularité de la procédure (composition du collège de médecins de l'OFII), de l'erreur de droit et de la méconnaissance des articles L. 425-9 du CESEDA et 8 de la CEDH. En conséquence, les demandes d'annulation des arrêtés préfectoraux et les conclusions accessoires (injonction, frais de justice) ont été rejetées.
N° TA69-2305082(TA69-2305082)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du recteur de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes de lui attribuer une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux pour 2023-2024. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’elle n’a pas fait dans le délai imparti. Par conséquent, Mme B est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance du 16 octobre 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA69-2407046(TA69-2407046)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association FH Production. Celle-ci demandait la condamnation de la commune de Valserhône à lui verser une provision de 30 000 euros pour le non-respect d'un engagement financier lié au tournage d'un film. Le juge a constaté que la demande préalable d'indemnisation n'avait été adressée à la commune que le 14 octobre 2024, soit après l'introduction de la requête, et qu'aucune décision implicite de rejet n'était encore née. La demande de provision a donc été jugée irrecevable car prématurée, en application des articles R. 541-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2406136(TA69-2406136)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait le refus de titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la condition de présentation d'un visa de long séjour français, prévue à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas remplie, le visa belge présenté étant expiré et ne permettant qu'un séjour de 90 jours en France. Il a également estimé que l'inscription de M. B à un diplôme universitaire ne justifiait pas, à elle seule, d'une poursuite effective d'études au sens de l'article L. 422-1 du même code. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA69-2305342(TA69-2305342)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de la préfète de l'Ain de lui délivrer une carte de résident longue durée-UE. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, le tribunal a jugé que la décision n'était entachée ni d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation, car si Mme A justifiait d'une résidence régulière de plus de cinq ans et d'un niveau A2 en français, elle ne démontrait pas disposer de ressources stables, régulières et suffisantes au sens de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ses revenus d'intérim étant irréguliers et inférieurs au SMIC sur la période requise.
N° TA69-2406110(TA69-2406110)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, un ressortissant malien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, en raison d'absences injustifiées et d'un échec à valider sa première année de licence, ce qui méconnaît les stipulations de l'article 9 de la convention franco-malienne. Par conséquent, la décision de la préfète du Rhône n'a pas été jugée entachée d'erreur manifeste d'appréciation ni de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions en annulation et injonction ont donc été rejetées.
N° TA69-2406190(TA69-2406190)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de séjour pour raisons de santé assorti d'une obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'avis du collège de médecins de l'OFII étant régulier et concluant à l'absence de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes ont été validées, les moyens d'incompétence et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étant écartés.
N° TA69-2406135(TA69-2406135)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du 12 janvier 2024 de la préfète du Rhône lui refusant un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et lui faisant obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Le tribunal a ainsi validé la décision préfectorale, considérant que Mme A ne remplissait pas les conditions pour obtenir le titre sollicité.
N° TA69-2405935(TA69-2405935)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie du 16 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, jugeant l’arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’absence d’attaches familiales stables et d’insertion sociale en France. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2406175(TA69-2406175)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du recteur de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes de lui accorder une bourse sur critères sociaux. Par un mémoire du 9 octobre 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 16 octobre 2024.
N° TA69-2311150(TA69-2311150)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 29 novembre 2023 par laquelle la préfète du Rhône avait refusé d'accorder un rendez-vous à M. B pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus était illégal car il ne reposait pas sur un motif valable, tel qu'un caractère abusif ou dilatoire de la demande, en méconnaissance des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous à M. B dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA69-2409889(TA69-2409889)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant turc, contestant un arrêté préfectoral du 3 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a admis M. B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Après avoir examiné les moyens, notamment la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, le tribunal a considéré que la mesure portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé, compte tenu de sa présence continue en France depuis 1980 et de ses attaches familiales. En conséquence, le tribunal a annulé l’arrêté attaqué dans toutes ses décisions, en application des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.