Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA69-2307831(TA69-2307831)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SCI MY d’une demande de réduction de la taxe foncière 2022 sur un tènement immobilier acquis en 2019. L’administration fiscale avait refusé d’appliquer les mécanismes de plafonnement et de lissage des valeurs locatives (articles 1518 A quinquies et 1518 E du CGI), estimant que la division du bien constituait un changement de consistance au sens de l’article 1406 du CGI. Le tribunal a jugé qu’en l’absence de toute modification physique des locaux, l’administration avait commis une erreur de droit. Il a donc prononcé la réduction de la taxe foncière et condamné l’État à verser 1 500 euros à la SCI MY au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2307190(TA69-2307190)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SCI Le Creux de Naz, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV) pour l’année 2022. La SCI soutenait que la vacance de son bien situé à Échenevex était due à un sinistre et à des blocages successoraux, mais le tribunal a jugé que les justificatifs produits concernaient un autre immeuble ou des faits postérieurs à 2022. La solution retenue s’appuie sur les articles 1407 bis et 232 du code général des impôts, ainsi que sur la délibération municipale de 2006 ayant institué la taxe. La vacance n’a pas été reconnue comme indépendante de la volonté du contribuable.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2306238(TA69-2306238)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D et Mme B, qui demandaient la décharge de la taxe foncière sur leur maison à Le Teil, endommagée par le tremblement de terre de 2019. Les requérants soutenaient que leur bien, interdit à l’habitation et non encore habitable, ne pouvait être imposé. Le tribunal a jugé qu’aucune pièce du dossier ne démontrait que le gros œuvre était impropre à toute utilisation, condition nécessaire pour une exonération. En application des articles 1380 et 1415 du code général des impôts, la taxe foncière reste due pour l’année entière selon les faits au 1er janvier.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2306233(TA69-2306233)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2022 à Villeurbanne. La requérante, étudiante sans ressource rattachée au foyer fiscal de ses parents, invoquait sa qualité d'étudiante pour obtenir la décharge. Le tribunal a jugé que cette qualité ne figure pas parmi les cas d'exonération prévus par le code général des impôts et que le revenu fiscal de référence de ses parents dépassait le plafond pour bénéficier de l'exonération totale prévue à l'article 1414 C du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2305182(TA69-2305182)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière pour 2022 sur des biens indivis. La requérante, bénéficiaire de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, invoquait une exonération sur son habitation principale et contestait la taxation multiple de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Le tribunal a jugé que l’exonération prévue à l’article 1390 du code général des impôts ne s’applique pas à l’ensemble des propriétés indivises et que l’administration avait correctement calculé l’impôt en fonction des droits enregistrés au 1er janvier 2022. La requête a été intégralement rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2302221(TA69-2302221)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante syrienne, contestant l'arrêté du préfet de la Loire du 21 février 2023 lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré à l'intéressée, postérieurement à la requête, une carte de séjour temporaire portant la mention "travailleur temporaire". Considérant que ce nouveau titre n'emporte pas des effets équivalents à ceux du titre sollicité initialement, le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet et a statué sur le fond de l'affaire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2406935(TA69-2406935)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 28 juin 2024 de la préfète du Rhône lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure de saisine du collège des médecins de l'OFII avait été régulière. Il a estimé que la décision ne méconnaissait ni les articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2407988(TA69-2407988)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de 12 mois prononcées par la préfète du Rhône. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'un défaut d'examen particulier et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français, la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour, fondés sur l'illégalité du refus de titre, ont été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404989(TA69-2404989)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté du préfet de la Loire du 15 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord refusé l'aide juridictionnelle provisoire faute d'urgence. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés, notamment les erreurs de droit tirées des articles L. 313-11 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la méconnaissance des articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA69-2400939(TA69-2400939)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable un an. Le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer. Il condamne l’État à verser 800 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2409605(TA69-2409605)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d’avoir régularisé son recours après une demande du greffe. Mme A n’a pas fourni les pièces exigées par les articles R. 412-1 et R. 778-2 du même code, notamment sa signature ou la décision de la commission de médiation, malgré un courrier de régularisation resté sans réponse.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2409515(TA69-2409515)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 16 janvier 2024, au plus tard le 1er décembre 2024. Cette injonction est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence d’offre de logement dans le délai réglementaire de six mois. Le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2409502(TA69-2409502)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme B pour assurer l'exécution d'une précédente ordonnance du 10 août 2024 qui enjoignait à la préfète du Rhône de lui proposer un hébergement d'urgence, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Constatant que cette injonction n'avait pas été exécutée malgré les diligences de l'administration, le tribunal a assorti l'injonction d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er décembre 2024. Cette astreinte, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, vise à contraindre la préfète à exécuter la décision. Les conclusions de Mme B tendant au remboursement de ses frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409410(TA69-2409410)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la commune de Ternay, qui avait uniquement transmis des photographies sans exposé des faits, moyens ou conclusions. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, rappelle l'obligation de présenter une requête complète. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2410012(TA69-2410012)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait son relogement suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du 20 juin 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 22 octobre 2024, soit après l'expiration du délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait jusqu'au 22 avril 2024. La décision de la commission de médiation mentionnait clairement les voies et délais de recours. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409407(TA69-2409407)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la région Auvergne-Rhône-Alpes de lui accorder une aide au permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen, et aucun mémoire motivé n’a été produit dans le délai de recours. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2405420(TA69-2405420)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 16 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et avaient fait l'objet d'un examen complet de la situation du requérant. Il a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme comme inopérant contre l'obligation de quitter le territoire, et a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la même Convention. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2410630(TA69-2410630)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait son relogement suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 28 septembre 2021. La requête a été jugée manifestement tardive, car elle a été enregistrée le 22 octobre 2024, soit bien au-delà du délai de quatre mois imparti par l'article R. 778-2 du code de justice administrative, dont Mme B avait été informée. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410591(TA69-2410591)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 27 août 2024 mettant fin au contrat de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de sa situation financière et des conséquences de la décision sur son état de santé. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens relatifs à la légalité de la décision.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2403884(TA69-2403884)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 7ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme A contre les arrêtés du 21 mars 2024 de la préfète de l'Ardèche leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH). Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et proportionnées, et qu'elles ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale.

Résumé IA