Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2307993(TA69-2307993)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 25 juillet 2023 par laquelle le service instructeur du ministère de l'intérieur avait clôturé la demande d'autorisation de travail de M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en se fondant sur la péremption du visa de long séjour de l'intéressé, alors que ce dernier avait engagé une procédure de renouvellement de son titre de séjour et disposait d'un rendez-vous en préfecture. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 411-1, L. 411-3, L. 414-10 et R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2410377(TA69-2410377)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C et Mme D d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône leur a fixé un rendez-vous le 10 janvier 2025, rendant sans objet la demande principale. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la requête, rejeté la demande d'injonction d'enregistrement comme prématurée, et condamné l'État à verser 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2400666(TA69-2400666)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A et Mme B, ressortissants comoriens, qui demandaient l'annulation du refus de la préfète de l'Ain de prolonger leurs visas de court séjour. Les requérants invoquaient l'état de santé de M. A, atteint d'insuffisance rénale, comme cas de force majeure ou raison humanitaire au sens du règlement (CE) n° 810/2009. Le tribunal a estimé que les certificats médicaux produits ne démontraient pas un risque grave pour sa santé en cas de retour, et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées par voie de conséquence.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2304007(TA69-2304007)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. C, agent territorial, contestant plusieurs arrêtés de la maire de Vaulx-en-Velin : trois suspensions conservatoires (février, mars et mars 2023), un changement d'affectation (juillet 2023) et une exclusion temporaire d'un mois (novembre 2023). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, jugeant que les suspensions étaient justifiées par une faute grave et légalement motivées, que le changement d'affectation constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, et que la sanction disciplinaire d'exclusion était proportionnée aux faits reprochés. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de demande préalable. Les textes appliqués incluent notamment les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la suspension et à la procédure disciplinaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2305620(TA69-2305620)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire fixant le pays de destination de son éloignement, consécutif à une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée pour prendre cette décision, qui découlait nécessairement de la condamnation pénale. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de droit, la demande de relèvement de l'interdiction étant sans incidence sur l'obligation de l'administration. Enfin, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été rejeté, le requérant n'établissant pas de menace pour sa vie ou sa liberté en cas de retour en Albanie, son pays d'origine. La décision s'appuie sur les articles L. 641-1, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2305390(TA69-2305390)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, de nationalité algérienne, contestant l'arrêté du préfet de l'Ardèche du 22 juin 2023 l'assignait à résidence pour six mois. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance ultérieure d'un titre de séjour à M. C n'avait pas abrogé l'arrêté contesté. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté, jugeant que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant l'assignation à résidence de six mois sur l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. C relevait de l'article L. 731-1 du même code, qui limite la durée de l'assignation à quarante-cinq jours renouvelable une fois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2304943(TA69-2304943)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme D, agent hospitalier, contre la décision du 20 avril 2023 de l’Hôpital du Gier supprimant à compter du 1er janvier 2023 le versement d’une indemnité compensatrice, a partiellement annulé cette décision. Le tribunal a jugé que si l’administration pouvait légalement mettre fin pour l’avenir à cette indemnité non prévue par les textes, elle ne pouvait lui conférer un effet rétroactif au 1er janvier 2023, en violation du principe d’application des décisions administratives pour l’avenir. La solution retenue s’appuie sur le décret n°89-376 du 8 juin 1989 et le principe général interdisant la rétroactivité des actes administratifs, sauf exceptions non applicables en l’espèce.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2301542(TA69-2301542)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, infirmière au CHU de Saint-Étienne, contestant le refus de son placement en temps partiel pour raison thérapeutique. La juridiction a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et les vices de procédure, n'étaient pas fondés. Le tribunal a estimé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions de l'article 41-1 de la loi du 9 janvier 1986 (codifié à l'article L.823-1 du code général de la fonction publique) et du décret n°88-386 du 19 avril 1988, en refusant le temps partiel thérapeutique au motif que l'agent exerçait déjà à 50% et que les conditions médicales n'étaient pas remplies. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de l'intervention du syndicat CFDT.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2405055(TA69-2405055)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation et de la contribution à l'audiovisuel public pour 2020 et 2021. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité manifeste de la requête, car la réclamation préalable de la contribuable a été présentée après le délai légal fixé par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter l'affaire sans débat au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411090(TA69-2411090)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’exécution d’un jugement du 27 avril 2023 enjoignant à la préfète du Rhône de réexaminer sa situation au regard du droit au séjour. Le juge a estimé que les conclusions tendant à la délivrance d’un titre de séjour étaient irrecevables, car le référé ne peut ordonner que des mesures provisoires. Il a également jugé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, faute d’éléments précis sur la situation personnelle du requérant et en l’absence de démarche préalable pour obtenir l’exécution forcée du jugement. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410650(TA69-2410650)

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait la décision de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal estime que la préfète n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'utiliser la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement, les seuls arguments du requérant (maîtrise du français, inscription dans un club de football, absence de liens en Espagne) ne justifiant pas une dérogation. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, incluant la demande d'annulation et les conclusions accessoires.

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DécisionNON_LIEU

TA69-2410646(TA69-2410646)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 18 septembre 2024, qui enjoignait à la préfète du Rhône de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. En cours d'instance, la préfète a justifié avoir procédé au réexamen et avoir décidé de délivrer une carte de résident de dix ans à l'intéressé. Le juge a donc constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. A au titre des frais d'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2309094(TA69-2309094)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant togolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée en fait et en droit, et qu'elle ne révélait ni erreur d'appréciation ni défaut d'examen sérieux de la situation du requérant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2208278(TA69-2208278)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par une agente des Hospices civils de Lyon contestant la décision fixant au 13 avril 2022 la date de consolidation de son état de santé. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de l'avis de la commission de réforme faute d'expertise indépendante, et l'absence de consolidation réelle à cette date compte tenu de la poursuite de soins. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette solution s'inscrit dans le cadre des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 88-386 du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2307709(TA69-2307709)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commune de Chazay d'Azergues de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute de son accident de 2019. La requête a été jugée tardive, car introduite près de deux ans après la notification de la décision, sans circonstances particulières justifiant ce délai. Le tribunal a rappelé que, même en l'absence de mention des voies et délais de recours, le recours doit être exercé dans un délai raisonnable, généralement d'un an, conformément au principe de sécurité juridique. La demande d'expertise médicale et les conclusions relatives aux frais d'instance ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2308407(TA69-2308407)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. A, ressortissant sénégalais, annule la décision de la préfète du Rhône rejetant sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal considère que la préfète n'a pas examiné la demande au regard des critères de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combiné au paragraphe 42 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2303222(TA69-2303222)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, agent des Hospices Civils de Lyon (HCL), d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de l’illégalité de la décision du 28 septembre 2021 le plaçant en disponibilité d’office, annulée par un jugement du 8 décembre 2022. Le tribunal a reconnu la responsabilité pour faute des HCL du fait de cette illégalité. Il a condamné les HCL à verser à M. A une somme de 29 202 euros en réparation de son préjudice financier (perte de traitement et primes), assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation. En revanche, il a rejeté les demandes d’indemnisation pour troubles dans les conditions d’existence et préjudice moral, faute de lien établi avec la décision illégale. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et les textes relatifs à la fonction publique hospitalière.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2407783(TA69-2407783)

Litige relatif à un indu d'allocation aux adultes handicapés (AAH) opposant Mme A à la CAF du Rhône. Le Tribunal administratif de Lyon se déclare incompétent, considérant que ce contentieux relève de la compétence des tribunaux judiciaires en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. La requête est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA69-2303120(TA69-2303120)

Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné la métropole de Lyon à indemniser M. A, ancien peintre applicateur de signalisation horizontale, pour le préjudice d’anxiété et les troubles dans ses conditions d’existence résultant de son exposition professionnelle à l’amiante. La juridiction a retenu la responsabilité de l’employeur pour faute, en raison du manquement à son obligation de sécurité, dès lors qu’il avait ou aurait dû avoir conscience du danger et n’a pas fourni les protections nécessaires. Cette solution s’appuie sur le décret n°77-949 du 17 août 1977 relatif aux mesures d’hygiène contre les poussières d’amiante.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2411040(TA69-2411040)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par Mme B, représentante légale de son enfant mineur, pour obtenir le remplacement d’un professeur absent depuis plus de quinze jours au lycée international de Ferney-Voltaire et le rattrapage des heures perdues, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante s’est désistée de l’ensemble de ses conclusions par un mémoire enregistré le 8 novembre 2024. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant qu’aucun obstacle ne s’y opposait. L’ordonnance prononce donc un non-lieu à statuer sur la demande, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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