Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA69-2403406(TA69-2403406)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, était saisi par la SCI Blanc-Faure d'une contestation des actes de poursuite relatifs au recouvrement de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2002 à 2018. La société soutenait notamment l'absence de titre exécutoire valable et la prescription de l'action en recouvrement pour les années 2002 à 2015. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, jugeant que la contestation de la prescription était irrecevable pour avoir été soulevée tardivement, après la notification du premier acte de poursuite (mise en demeure du 23 février 2015), conformément à l'article R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est donc le rejet de la requête, fondé sur les règles de forclusion prévues par le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2409451(TA69-2409451)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. et Mme B, qui contestaient les arrêtés du 2 septembre 2024 de la préfète du Rhône leur refusant un titre de séjour, abrogeant leur autorisation provisoire de séjour, et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L.425-9 et L.425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, que la procédure contradictoire avait été respectée, et que la préfète n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des arrêtés et les conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2409080(TA69-2409080)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme D, ressortissants tunisiens, contre les décisions du préfet de la Loire du 12 août 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. Les requérants invoquaient notamment l’insuffisance de motivation, l’erreur manifeste d’appréciation sur la notion de menace à l’ordre public et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que la présence des intéressés constituait une menace pour l’ordre public, sans méconnaître leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Cette solution s’appuie sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l’homme et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410738(TA69-2410738)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un refus de séjour opposé à une ressortissante béninoise par la préfète du Rhône. La requérante, étudiante, invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la convention franco-béninoise de 1992. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA69-2410745(TA69-2410745)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d’un recours en plein contentieux par Mme A B, contestant une décision du 30 août 2024 de la ministre du travail autorisant son licenciement pour inaptitude. La requête enregistrée le 25 octobre 2024 sous le n° 2410745 a été identifiée comme un doublon d’une précédente requête (n° 2409940) déposée le 23 septembre 2024, dans laquelle l’instruction se poursuit. En conséquence, le tribunal a ordonné la radiation de cette seconde requête du registre du greffe, sans se prononcer sur le fond. Cette décision est fondée sur la gestion des doublons de procédure, sans application de textes spécifiques au licenciement pour inaptitude.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410593(TA69-2410593)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 5 juillet 2024 par laquelle le jury du baccalauréat professionnel "esthétique cosmétique parfumerie" a refusé le diplôme à Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié d'une impossibilité d'accès à un emploi ou à une inscription dérogatoire en BTS, et ayant introduit son recours plus de trois mois après la décision contestée. Les moyens soulevés, notamment l'erreur matérielle dans le report des notes et l'erreur de droit sur la pénalité appliquée à l'épreuve U33, n'ont pas été examinés au fond en raison du défaut d'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2407846(TA69-2407846)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. S'agissant du refus de titre de séjour, le tribunal a jugé que M. D, entré en France avec un visa court séjour et scolarisé en classe de première, ne remplissait pas les conditions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une carte "étudiant", notamment en raison de l'absence de visa long séjour et de l'absence de nécessité liée au déroulement de ses études justifiant une dispense. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour est légale, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, de délai de départ volontaire et de fixation du pays de destination le sont également.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410704(TA69-2410704)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par M. B d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de lui délivrer une carte de résident. En cours d'instance, la préfète a informé le tribunal que la carte était en fabrication, ce qui a conduit M. B à se désister de ses conclusions à fin de suspension et d'injonction. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l'État à verser 700 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2204709(TA69-2204709)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule le refus du préfet du Rhône de fixer un rendez-vous à un ressortissant colombien pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de conjoint de Français. Le tribunal juge que seul le caractère abusif ou dilatoire de la demande peut justifier un tel refus, et non le non-respect d’un délai lié à une précédente demande d’asile. Il enjoint à la préfète de convoquer l’intéressé sous un mois et condamne l’État à lui verser 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les articles L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2409452(TA69-2409452)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme B dirigées contre les arrêtés du 2 septembre 2024 par lesquels la préfète du Rhône a refusé de leur délivrer un titre de séjour, abrogé leur autorisation provisoire de séjour, et leur a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L.425-9 et L.425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs à l'accompagnement d'enfant malade, ainsi que ceux fondés sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410481(TA69-2410481)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, candidat évincé, qui contestait la procédure de passation d’une concession d’occupation du domaine public pour la gérance d’un pôle multi-saisons. Le juge des référés a retenu que la convention en litige, portant sur une occupation domaniale, ne relevait pas des règles de la commande publique, rendant irrecevable le recours fondé sur l’article L. 551-1 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction ont été rejetées, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés. Les textes appliqués sont le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2407058(TA69-2407058)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "travailleur temporaire", l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté préfectoral suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, le tribunal considérant que les décisions attaquées ne méconnaissaient ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2301893(TA69-2301893)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant russe, contestant le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour et le refus implicite d’abroger ce refus. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, considérant que les décisions implicites étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la vie privée et familiale et à la durée de séjour, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans injonction ni frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409078(TA69-2409078)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par la préfète de l'Ardèche suite au rejet définitif de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, qu'elle ne révélait ni erreur de droit ni défaut d'examen particulier, et qu'elle ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de l'OQTF et de la fixation du pays de destination, en application des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2304853(TA69-2304853)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL Qualité Construction, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017. Le tribunal a d'abord constaté l'irrecevabilité des conclusions relatives à la majoration de 80 % pour manœuvres frauduleuses, celle-ci ayant fait l'objet d'un dégrèvement avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a jugé que la proposition de rectification du 17 juin 2019 était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, en exposant clairement le caractère fictif des prestations de sous-traitance. La demande de la société a donc été rejetée, y compris celle relative aux frais d'instance.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2302436(TA69-2302436)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les demandes indemnitaires de la société ICS, qui contestait la résiliation de son marché d'ordonnancement, de pilotage et de coordination (OPC) pour la construction de la Maison de la Métropole et des solidarités de Lyon 8. Le tribunal a jugé que la résiliation pour motif d'intérêt général était justifiée par d'importantes difficultés relationnelles entre le représentant de la société et la maîtrise d'œuvre, compromettant le bon déroulement du chantier, et n'était donc pas fautive. En conséquence, les demandes d'indemnisation pour préjudice moral et d'image, ainsi que pour prestations supplémentaires et autres préjudices, ont été rejetées. La décision s'appuie sur les règles générales applicables aux contrats administratifs et le code de la commande publique.

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OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA69-2403913(TA69-2403913)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par le Centre hospitalier Le Vinatier pour le remboursement de 5 879,12 euros d’allocations d’études. En cours d’instance, l’hôpital a retiré la décision contestée et abandonné la poursuite du remboursement. Constatant que la requête avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411142(TA69-2411142)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de l’arrêté du 29 juillet 2024 par lequel la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B et l’a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que les conclusions dirigées contre l’obligation de quitter le territoire étaient irrecevables, leur exécution étant déjà suspendue par l’effet du recours au fond. S’agissant du refus de titre de séjour, le moyen unique tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte n’a pas été jugé propre à créer un doute sérieux sur sa légalité, rendant la demande manifestement mal fondée. La requête a donc été rejetée par ordonnance, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2406850(TA69-2406850)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du 21 juin 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la courte durée de séjour du requérant et de l'absence de preuves d'intégration. La décision fixant le pays de destination a également été jugée légale, faute d'éléments établissant un risque de traitements inhumains en cas de retour en Algérie.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2409081(TA69-2409081)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 4ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. C D et de Mme B A épouse D, ressortissants tunisiens, contre les décisions du 12 août 2024 du préfet de la Loire leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation quant à la menace à l'ordre public et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en retenant que la présence des intéressés constituait une menace pour l'ordre public, justifiant ainsi le refus de séjour et les mesures d'éloignement. Les juges ont fondé leur décision sur les dispositions de l'accord franco-tunisien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA