Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2401386(TA69-2401386)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A pour obtenir l’attribution d’un logement adapté, conformément à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable. En défense, la préfète du Rhône a fait valoir que le requérant n’avait pas renouvelé sa demande de logement social, malgré un avertissement. Le tribunal a invité M. A à confirmer le maintien de sa requête, mais celui-ci n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, l’ordonnance donne acte du désistement d’instance de M. A.
N° TA69-2411285(TA69-2411285)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 5 novembre 2024 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme obligeait M. B, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et lui interdisait le retour pour trois ans. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur de fait en fondant sa décision sur l’absence de demande de renouvellement du titre de séjour de l’intéressé, alors que M. B justifiait avoir sollicité ce renouvellement avant l’expiration de son titre. Cette annulation a été prononcée sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en lien avec l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA69-2411213(TA69-2411213)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association FH Production, qui demandait la condamnation de la commune de Valserhône à lui verser 30 000 euros pour le non-respect d'un engagement financier lié au tournage d'un film. La juridiction a constaté que l'association n'avait pas attendu l'expiration du délai de deux mois suivant sa demande préalable d'indemnisation, nécessaire pour faire naître une décision implicite de rejet de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En l'absence de cette décision préalable, la requête était prématurée et donc irrecevable, ce qui a conduit à son rejet total, y compris les conclusions accessoires.
N° TA69-2402221(TA69-2402221)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’attribution d’un logement adapté, conformément à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône. En défense, la préfète du Rhône a indiqué avoir proposé un logement à l’intéressé le 25 avril 2024. Faute pour M. B d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la demande adressée par le tribunal sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son désistement d’instance par ordonnance du 15 novembre 2024, en application de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2410400(TA69-2410400)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension d'une décision implicite de la préfète du Rhône refusant la délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante russe majeure. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'avait jamais bénéficié d'un titre de séjour et ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410676(TA69-2410676)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par M. B, agent privé de sécurité, contestant le retrait de sa carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le requérant invoquait l'urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de procédure contradictoire et erreur manifeste d'appréciation. Le juge des référés a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'atteinte à la sécurité publique justifiant le retrait, et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette solution s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
N° TA69-2410055(TA69-2410055)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la préfète du Rhône visant à ordonner l'expulsion sans délai d'une ressortissante étrangère et de son fils d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La requérante, déboutée de sa demande d'asile, se maintenait dans les lieux malgré une mise en demeure et une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure n'étaient pas suffisamment établies, compte tenu du délai d'un an écoulé avant la saisine, de l'absence de démonstration précise de la saturation du dispositif d'hébergement, et de la vulnérabilité de l'intéressée, souffrant de pathologies et mère d'un enfant scolarisé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans ordonner l'expulsion ni accorder de délai supplémentaire.
N° TA69-2403576(TA69-2403576)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 15 novembre 2024, a donné acte du désistement d’instance de M. A, qui demandait l’exécution d’une précédente ordonnance enjoignant à la préfète du Rhône de lui proposer un relogement. La préfète ayant indiqué avoir fait une proposition de logement le 3 mai 2024, le tribunal a invité M. A à confirmer le maintien de sa requête, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai imparti, le requérant est réputé s’être désisté, et le tribunal a constaté ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2410960(TA69-2410960)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant kosovare, qui contestait son assignation à résidence dans le Rhône pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure lié aux contrôles d'identité, relevant que cette question relève de l'autorité judiciaire et est sans incidence sur la légalité de l'assignation. Il a jugé la décision suffisamment motivée et exempte de défaut d'examen sérieux. En application des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que l'assignation était justifiée et proportionnée, l'éloignement de M. A demeurant une perspective raisonnable, et a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2400300(TA69-2400300)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour obtenir l’attribution d’un logement adapté, conformément à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône. En défense, la préfète a indiqué avoir proposé un logement à la requérante le 18 juillet 2024. Invitée à confirmer le maintien de sa requête, Mme A n’a pas répondu dans le délai d’un mois, ce qui a conduit le tribunal à constater son désistement d’instance sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA69-2410315(TA69-2410315)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B C et M. E. Ces derniers, réfugiés ayant déménagé de Mayotte à Lyon, demandaient une injonction à la préfète du Rhône pour obtenir la remise de leurs cartes de résident. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, les requérants se bornant à évoquer des réticences sans les justifier. De plus, la mesure a été jugée dépourvue d'utilité, les titres ayant été détruits et une nouvelle procédure étant en cours auprès de la préfecture du Rhône. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2403776(TA69-2403776)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait à se voir attribuer un logement adapté suite à une décision de la commission de médiation du Rhône du 22 novembre 2022. La requête a été jugée manifestement tardive, car introduite le 15 avril 2024, soit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait à compter du 22 mai 2023. Aucune circonstance particulière n'a été invoquée pour justifier ce retard. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410824(TA69-2410824)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante demandant qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. En cours d'instance, la préfète a convoqué l'intéressée à un rendez-vous le 31 décembre 2024, rendant sans objet la demande d'injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté les demandes accessoires, tout en admettant la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA69-2411334(TA69-2411334)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la commune de Vanosc sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La requête visait à faire désigner un expert pour examiner un mur d'enceinte dangereux situé rue des Marronniers, propriété de l'association Saint Joseph Vallon des Pins. Le tribunal a fait droit à la demande en désignant un expert chargé d'examiner le bâtiment, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2410907(TA69-2410907)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de délivrer à M. A une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence, l'utilité et l'absence de contestation sérieuse de la mesure, M. A étant privé de justificatif de séjour et empêché de poursuivre son stage. Cette injonction s'appuie sur les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance d'une telle attestation en cas de prolongation de l'instruction.
N° TA69-2410869(TA69-2410869)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français et le refus de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2411248(TA69-2411248)
Suspension du permis de conduire – Tribunal Administratif de Lyon – Requête irrecevable – Articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable, car elle ne constituait pas un recours contentieux en excès de pouvoir, mais un simple recours administratif adressé par erreur à la juridiction.
N° TA69-2410454(TA69-2410454)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B pour obtenir une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a délivré à la requérante une carte de séjour temporaire valable jusqu'au 24 janvier 2026, assortie d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA69-2208036(TA69-2208036)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, commandant divisionnaire, qui contestait la nomination de M. C au poste d'adjoint au chef du service de nuit de la DDSP du Rhône. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires de M. B, faute de demande préalable auprès de l'administration. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'était pas liée par le classement hiérarchique des candidats et que la décision de nomination, prise en application du décret n° 2017-217 du 20 février 2017, n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
N° TA69-2409484(TA69-2409484)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Le requérant s'était borné à transmettre des pièces sans déposer une requête contenant l'exposé des faits, moyens et conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n'ayant pas été régularisée dans le délai de recours, le juge a fait application de l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la demande par ordonnance.