40 021 décisions disponibles — page 146/2002
Le Tribunal administratif de Marseille annule la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois prévu à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois. L'État est condamné à verser 800 euros à l'avocat du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, annule la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant turc. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de M. A... dans le délai d’un mois prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il est également jugé que le préfet ne pouvait légalement se fonder sur la seule inexécution d’une obligation de quitter le territoire pour refuser d’examiner la demande de titre de séjour.