40 021 décisions disponibles — page 149/2002
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’une requête en injonction visant à obtenir un logement adapté à ses besoins sous astreinte. Le juge constate que l’intéressé a signé un bail pour un logement social le 14 avril 2025, ce qui a entraîné la radiation de sa demande. Estimant que ce logement, bien que situé à une heure de transport de son centre de soins, n’est pas manifestement inadapté, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État est condamné à verser 1 100 euros à l’avocate de M. A..., sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait à ce qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui attribuer un logement adapté à ses besoins. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 17 mai 2023, disposait d'un délai de quatre mois à compter de l'expiration du délai imparti au préfet (le 17 novembre 2023) pour saisir le tribunal, conformément aux articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-2 du code de justice administrative. Sa requête, enregistrée le 30 avril 2024, a été jugée manifestement tardive, sans qu'aucune cause de prorogation ne soit invoquée. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré le titre de séjour sollicité le 7 octobre 2025. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à M. B... au titre des frais de l’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant algérien, afin d'obtenir un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence caractérisée par la menace de licenciement du requérant et a estimé que l'absence de délivrance du récépissé constituait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de travailler. En application des articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer le récépissé autorisant à travailler sous 48 heures, sans astreinte.
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que le requérant, initialement retenu à Marseille, avait été assigné à résidence à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) par une ordonnance du juge des libertés et de la détention. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que la compétence territoriale relevait désormais du tribunal administratif de Montreuil. Par conséquent, il a ordonné le renvoi de l’entier dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d’une saisie à tiers détenteur formée par M. B... sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge estime que la saisie, pratiquée le 16 janvier 2026 pour le recouvrement d’une somme de 23 829,58 euros, a produit tous ses effets dès sa notification, conformément à l’article L. 273 A du livre des procédures fiscales, rendant irrecevables les conclusions en suspension. La requête est donc rejetée sans examen de la condition d’urgence, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait des mesures pour enregistrer sa demande de titre de séjour en raison d’un dysfonctionnement de la plateforme ANEF. Le juge estime que l’urgence particulière exigée par cette procédure n’est pas établie, la requérante disposant d’une autorisation provisoire de séjour valable jusqu’au 7 février 2026 et étant convoquée en préfecture pour son renouvellement. En conséquence, la demande est rejetée sans examen de l’atteinte aux libertés fondamentales, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B..., propriétaire d’un immeuble à Marseille, pour contester partiellement un avis de sommes à payer émis par la commune. Cet avis visait à recouvrer les frais d’hébergement provisoire de sa locataire suite à un arrêté de péril imminent, pour la période du 9 au 25 janvier 2019. M. B... soutenait que les travaux ordonnés étaient achevés dès le 9 janvier 2019, ce qui avait été reconnu par un précédent jugement du même tribunal. La commune de Marseille a conclu au rejet de la requête. Le tribunal a rejeté la requête de M. B..., considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser les textes appliqués dans le considérant final.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de M. A..., fils d'ancien supplétif, contestant le refus de l'ONaCVG de lui accorder une aide sociale (décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018) et le refus de la commission nationale de lui verser une indemnité pour conditions d'accueil indignes (loi n° 2022-229 du 23 février 2022). Le requérant soutenait avoir vécu sous des tentes au camp du Mas Fondu à Mas-Thibert. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser dans cet extrait si le séjour dans ce camp ouvrait droit aux dispositifs. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des deux décisions.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la société Formatio contre la décision de l’ANDPC du 16 janvier 2023, qui avait mis fin à l’enregistrement de ses actions d’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) et de gestion des risques (GDR), retiré ses actions et exclu le public des sage-femmes. La société invoquait des vices de procédure, une erreur de droit et un caractère disproportionné. Le tribunal a constaté que l’ANDPC avait, par une décision du 28 septembre 2023, réenregistré la société pour ces actions, ce qui a privé d’objet le recours en excès de pouvoir, l’acte attaqué ayant été implicitement abrogé sans exécution persistante. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, rejeté les conclusions accessoires et mis à la charge de la société Formatio une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la société Bistrothiars, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’aide du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020 et janvier 2021. La société invoquait l’illégalité du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 pour méconnaissance du principe d’égalité. Le tribunal a jugé que le moyen n’était pas fondé, confirmant ainsi la décision du directeur général des finances publiques des Bouches-du-Rhône du 21 juin 2022. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., qui contestait le montant de 5 000 euros alloué par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, au titre de l'indignité de ses conditions de vie. Le requérant estimait que ses conditions de logement particulièrement précaires justifiaient une indemnisation supérieure. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la somme attribuée était conforme au barème forfaitaire fixé par l'article 9 du décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, pris en application de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. Ce barème prévoit une somme minimale et une somme proportionnelle à la durée de séjour dans les structures d'accueil, sans possibilité de modulation en fonction des conditions de vie spécifiques.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, était saisi de trois requêtes par M. B..., agent de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, contestant le refus de reconnaître l’imputabilité au service de l’infarctus dont il a été victime le 12 mars 2022 lors de sa ronde d’ouverture. Le tribunal a rejeté l’exception d’inexistence soulevée par la région concernant l’arrêté du 17 novembre 2022, mais a jugé tardives les requêtes dirigées contre les arrêtés des 23 décembre 2022 et 11 avril 2023, notifiés avec mention des voies et délais de recours. Sur le fond, le tribunal a considéré que l’infarctus, survenu pendant le service et sans circonstance particulière le détachant de celui-ci, constituait un accident imputable au service au sens de l’article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984. En conséquence, il a annulé l’arrêté du 17 novembre 2022 en tant qu’il rejetait implicitement cette imputabilité et a enjoint à la région de reconnaître l’imputabilité au service de l’accident et de prendre en
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme B... contestant la décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis, qui lui avait accordé une indemnité de 11 000 euros. La requérante soutenait que cette somme était insuffisante, estimant avoir droit à 12 000 euros en raison de son séjour de neuf ans dans un camp de forestage. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que l'indemnité forfaitaire de 11 000 euros, calculée conformément à la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et au décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, était correcte et couvrait l'ensemble des préjudices subis. La solution retenue confirme donc le montant alloué par la commission, sans faire droit à la demande de somme supplémentaire.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Var du 16 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le délai de recours avait été suspendu par la demande d'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a jugé que le préfet avait pu légalement substituer la base légale de l'accord franco-algérien à celle du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et que la décision de refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le délai de départ volontaire ont également été validées.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi de deux requêtes distinctes, par M. A... D... et Mme E... épouse A... D..., tendant à l'annulation des arrêtés du 17 octobre 2024 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône leur a refusé la délivrance d'un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Les requérants invoquent notamment la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une insuffisance de motivation et un défaut d'examen de leur situation personnelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, de même que les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi en référé-suspension par M. B..., praticien hospitalier, contestant son arrêté de radiation des cadres pris par le Centre national de gestion (CNG). Le requérant invoquait l'urgence et plusieurs moyens sérieux, notamment l'irrégularité de la procédure, le défaut de motivation, l'erreur de droit et un détournement de pouvoir. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans faire droit aux demandes de suspension, de réintégration ou de provision.
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A..., ressortissant marocain, visant à obtenir un récépissé de renouvellement de son titre de séjour "salarié" l'autorisant à travailler. Le juge des référés fait droit à sa requête en enjoignant au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer ce récépissé sous huit jours, avec une astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge constatant que le dossier complet du requérant n'avait pas donné lieu à une décision implicite de rejet dans le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2, et que la mesure ne faisait obstacle à aucune décision administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante congolaise, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la requérante sollicitait un changement de statut (et non un simple renouvellement) et n’apportait pas la preuve de circonstances particulières justifiant une urgence. La décision s’appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3, R. 431-12, R. 426-7 et R. 431-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.