40 021 décisions disponibles — page 151/2002
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le requérant sollicitait un changement de statut vers un titre "salarié" sur le fondement de l'accord franco-marocain, après avoir bénéficié d'une carte de séjour "saisonnier". Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la violation du droit d'être entendu, ce dernier étant inopérant car la Charte des droits fondamentaux de l'UE ne s'applique pas aux États membres. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A....
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la durée très récente du séjour en France de l'intéressée et de l'absence de liens personnels et familiaux anciens et stables sur le territoire.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de la 9ème chambre, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l’arrêté préfectoral du 6 juin 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de la possibilité de reconstituer sa cellule familiale en Algérie. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, considérant que l’intérêt supérieur de ses enfants n’était pas compromis. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressé, de l'absence d'attaches familiales stables en France et de son intégration socio-professionnelle limitée. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 9ème chambre, a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé en droit et en fait. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'accord franco-algérien. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 9ème chambre, a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 mai 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été établie, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé. S'agissant du fond, il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de démontrer une résidence habituelle en France depuis 2018 ou une insertion socioprofessionnelle particulière, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et les frais de justice.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant nigérien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les pièces produites par le requérant ne justifiaient pas de son insertion socio-professionnelle ni de liens personnels et familiaux en France, et qu'il n'établissait pas le caractère habituel de son séjour depuis 2017. La décision a été fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C..., ressortissant ghanéen, contre la décision du préfet des Bouches-du-Rhône refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que M. C... contribuait effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, malgré le placement de ce dernier, en se fondant sur les rapports éducatifs et les preuves d'achats de fournitures. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant l'arrêté suffisamment précis. Il a jugé que M. A... ne pouvait se prévaloir de l'article L. 435-4 du CESEDA, inapplicable aux Algériens dont le séjour est régi par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet avait valablement exercé son pouvoir discrétionnaire pour refuser le titre, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Marseille, dans sa 9ème chambre, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 22 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de justifier de la réalité et de l'intensité de ses liens personnels et familiaux en France. Les pièces produites ont été jugées insuffisantes pour établir un séjour habituel depuis 2018 ou une insertion socio-professionnelle notable. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été validée, le tribunal écartant les moyens d'erreur manifeste d'appréciation et de méconnaissance des stipulations conventionnelles.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B..., ressortissant mongol, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a produit un nouvel arrêté du 6 novembre 2025 se substituant à l’acte attaqué. Le tribunal constate que le recours de M. B... est désormais dirigé contre un arrêté qui a été retiré et remplacé, ce qui prive d’objet les conclusions en annulation. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondé sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs au retrait des actes en cours d’instance.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant géorgien, contre un arrêté préfectoral du 18 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'elles étaient suffisamment motivées. Il a également jugé que l'interdiction de retour était légale et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, rejette la demande d'expertise formée par le directeur de la DNRED concernant des désordres affectant un marché de fourniture et d'aménagement de modules préfabriqués. Le juge constate que la clause du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) attribue compétence territoriale au tribunal administratif de Melun, rendant le tribunal de Marseille incompétent. Par ailleurs, la SARL Franck Gracian Architecte et la SAS BTP Consultants sont mises hors de cause, n'étant pas intervenues dans les travaux litigieux. La requête est donc rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur une requête de la SCEA La Ferme de Gratte Semelle, a examiné une demande de suspension de l’arrêté du 24 novembre 2025 du maire de Tarascon. Cet arrêté mettait en demeure la société de démolir plusieurs ouvrages (mobil-home, terrasse, local technique, refuge pour animaux) édifiés sans autorisation sur une parcelle classée en zone soumise à un aléa incendie. La solution retenue par le juge des référés a consisté à prendre en compte l'arrêté modificatif du 14 janvier 2026, qui a réduit le délai de remise en état et le montant de l'astreinte, pour apprécier la condition d'urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision finale n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur les moyens soulevés, notamment la régularité de la procédure contradictoire et l'erreur d'appréciation sur la constructibilité de la parcelle, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 481-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par M. C... contre le refus du préfet des Bouches-du-Rhône de renouveler son habilitation portuaire. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas suffisamment établie, faute de preuve tangible d’un licenciement imminent ou de difficultés financières irréversibles. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de procédure contradictoire, l’irrégularité de l’enquête administrative, l’erreur d’appréciation ou l’atteinte disproportionnée à la vie privée, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande a donc été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par le préfet des Bouches-du-Rhône d’une demande d’expulsion d’une demandeuse d’asile d’un centre d’accueil, sur le fondement des articles L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le préfet s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a ordonné la clôture de la procédure. Aucune mesure d’expulsion n’a donc été prononcée.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. A..., ressortissant guinéen, pour enregistrer sa demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle et lui délivrer un récépissé, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue se fonde sur les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 1er août 2023, qui imposent à l'administration de prévoir une solution de substitution en cas d'impossibilité d'utiliser le téléservice ANEF. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, face à un blocage technique persistant empêchant le dépôt en ligne et menaçant le droit au séjour et au travail du requérant.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la demande de Mme B... tendant à ce qu'une enquête administrative soit ordonnée sur l'inaction du service DALO, estimant cette mesure inutile à l'instruction. Saisi sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a examiné le recours de la requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 14 décembre 2023, qui se plaignait de n'avoir pas reçu d'offre de logement adaptée dans le délai de six mois. La solution retenue par le juge n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance s'inscrit dans le cadre du contentieux du droit au logement opposable (DALO).
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait l’attribution d’un logement par le préfet des Bouches-du-Rhône. La requête était irrecevable car elle n’était pas signée par la requérante ni par son curateur, en mépris des articles 468 et 469 du code civil et de l’article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, la signature n’a pas été apportée dans le délai imparti. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a constaté que la requête de Mme A... visant à obtenir, sous astreinte, l'attribution d'un logement social était devenue sans objet. En effet, l'intéressée a signé un bail pour un logement adapté le 24 octobre 2025, entraînant la radiation de sa demande. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. L'État a été condamné à verser 1 100 euros à l'avocate de Mme A... au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.