40 021 décisions disponibles — page 150/2002
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B..., ressortissant guinéen et père d'enfants réfugiées, qui sollicite une injonction pour déposer sa demande de carte de résident. Le juge des référés constate que M. B. a rencontré des difficultés techniques persistantes avec le téléservice ANEF, malgré ses diligences, et qu'il relève de la "solution de substitution" prévue à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressé sous huit jours pour enregistrer sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La requête est partiellement admise, et une somme de 1 200 euros est mise à la charge de l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de Mme B..., ressortissante libanaise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour « travailleur temporaire » ou de statuer sur cette demande. Le juge a estimé que la requérante n'établissait pas avoir déposé un dossier complet de demande de renouvellement, ne pouvant ainsi être regardée comme ayant été admise à souscrire sa demande au sens de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition pour se voir remettre un récépissé n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Marseille annule un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 11 janvier 2026 assignant à résidence M. C..., ressortissant algérien, pour une durée de quarante-cinq jours. La décision est annulée au motif que l'arrêté ne comportait pas la signature de son auteur, entachant l'acte d'incompétence. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... dans un délai d'une semaine et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. Cette solution est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant algérien, afin d'obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance ayant suspendu le refus de renouvellement de son titre de séjour et enjoint au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que le document délivré ne l'autorisait pas à travailler, contrairement à son précédent certificat de résidence, le juge a fait droit à sa demande. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, valable jusqu'à la remise d'un titre ou au jugement au fond, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte. La décision s'inscrit dans le cadre de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par Mme A... pour obtenir l’exécution de la décision de la commission de médiation des Bouches-du-Rhône du 5 octobre 2023, qui l’a reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence. Sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a ordonné au préfet de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter d’un délai d’un mois. La solution retenue repose sur l’obligation de résultat de l’État en matière de droit au logement opposable, nonobstant les difficultés pratiques invoquées par le préfet.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 4 mai 2023. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a fait application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône d'assurer le logement ou le relogement de la requérante, assortissant cette injonction d'une astreinte. La solution retenue consacre l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., qui demandait une injonction au préfet des Bouches-du-Rhône de lui attribuer un logement adapté à ses besoins. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation en juin 2023, avait refusé trois offres de logement sans justifier d’un motif impérieux, notamment l’éloignement des centres de soins pour son épouse. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge a estimé que ces refus d’offres adaptées déliaient l’administration de son obligation de résultat. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille concerne un recours en plein contentieux introduit par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 19 octobre 2023, qui n'a pas reçu d'offre de logement adaptée dans le délai légal. Le tribunal, statuant seul sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, rejette l'argument du préfet des Bouches-du-Rhône fondé sur la rareté des logements disponibles. Il rappelle que l'État est soumis à une obligation de résultat et que ces difficultés pratiques ne le dispensent pas de faire droit à la demande. En conséquence, le tribunal ordonne le logement ou le relogement de Mme B... par l'État.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement à Mme A..., reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence par la commission de médiation le 19 octobre 2023. Le tribunal a constaté qu’aucune offre adaptée n’avait été faite dans le délai légal de six mois, malgré l’obligation de résultat pesant sur l’État. La solution retenue ordonne au préfet de proposer un logement dans un délai de quatre mois, sans que la rareté des logements disponibles ne puisse justifier l’absence de proposition.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille concerne un recours en excès de pouvoir formé par Mme C... pour obtenir le logement prioritaire reconnu par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 21 septembre 2023. Le tribunal, statuant seul sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constate que le préfet n'a pas offert de logement adapté dans le délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1. Il ordonne le logement ou le relogement de la requérante par l'État, pouvant assortir cette injonction d'une astreinte, et rejette l'argument du préfet selon lequel une proposition en cours suffirait à écarter l'obligation d'injonction.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an. Le juge constate que la décision attaquée, notifiée le 17 novembre 2025, mentionnait les voies et délais de recours, et que le requérant disposait d’un délai de sept jours pour saisir le tribunal en application des articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête, enregistrée le 16 janvier 2026, est tardive et donc entachée d’une irrecevabilité manifeste, ce qui conduit à son rejet sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par le syndicat FSU Territoriale 13 pour obtenir la mise à disposition d'une salle communale à Cabriès afin d'y tenir une réunion syndicale. Le juge a constaté que le refus du maire, motivé par des considérations de gestion des salles et de neutralité en période électorale, n'était pas justifié par des nécessités impérieuses liées à l'ordre public ou au fonctionnement des services, au sens de l'article L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales. Considérant que ce refus portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté syndicale, une liberté fondamentale, et que l'urgence était caractérisée en raison de la proximité de la réunion, le tribunal a enjoint à la commune de mettre à disposition du syndicat une salle adaptée pour la tenue de sa réunion.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à Mme A..., ressortissante sénégalaise, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait d'une situation d'urgence caractérisée par la suspension de ses droits sociaux, l'impossibilité d'accéder à un logement social et la perte de ses allocations de retour à l'emploi. Le tribunal a jugé que l'absence de délivrance de ce document portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir et à son droit d'obtenir un emploi. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Rinku Design. Celle-ci demandait la suspension de la décision du préfet des Bouches-du-Rhône accordant le concours de la force publique pour son expulsion d'un local commercial. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que potentiellement caractérisée, n'était pas suffisante pour établir une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, comme la liberté du commerce et de l'industrie ou le droit à un recours effectif. Il a rappelé que le préfet est tenu de prêter le concours de la force publique pour exécuter une décision de justice, sauf considérations impérieuses d'ordre public ou atteinte à une liberté fondamentale, ce qui n'était pas démontré en l'espèce. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., éleveuse de camélidés, qui contestait un compte rendu de contrôle sur ses aides surfaciques de la politique agricole commune. La juridiction a jugé que cette lettre du 3 octobre 2022 constituait un acte préparatoire à la décision préfectorale ultérieure du 10 mars 2023, et n'était donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est l'irrecevabilité des conclusions, fondée sur les dispositions du règlement (UE) n° 1306/2013 et de l'article D. 615-3 du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. Hugues, qui contestait la décision du président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur prononçant la déchéance partielle de sa dotation jeune agriculteur. Le requérant invoquait une « erreur d’écritures » dans son plan d’entreprise, mais le tribunal a jugé que les écarts constatés (dépassement de plus de 50% des effectifs ovins et de la surface agricole utile) constituaient un manquement aux engagements prévus par le code rural et de la pêche maritime (articles D. 345-5 et D. 343-18-1). La juridiction a relevé que M. Hugues n’avait pas signalé ces incohérences lors des procédures de suivi ou contradictoire, ce qui ne permettait pas de retenir l’erreur de fait alléguée. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de la SAS Vinci Immobilier contestant trois titres de perception émis par l’Association Syndicale Autorisée (ASA) du canal de Gap pour des redevances syndicales. La société soutenait que la débitrice était l’Association Syndicale Libre (ASL) du domaine du Lac, non dissoute, et qu’elle n’avait pas adhéré à l’ASA. Le tribunal a rejeté ces arguments, retenant que la SAS Vinci Immobilier était propriétaire des parcelles concernées et, à ce titre, membre de droit de l’ASA, seule redevable des redevances. La solution s’appuie sur les règles de la propriété et du statut des associations syndicales, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la dissolution de l’ASL.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D... qui demandait la condamnation de la caisse d’allocations familiales et du département des Bouches-du-Rhône pour des préjudices financiers et moraux. La requérante soutenait une faute liée à une erreur dans l’évaluation de ses droits au revenu de solidarité active et à la prime d’activité, mais le tribunal a considéré que les moyens n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes indemnitaires, sans engagement de responsabilité des organismes défendeurs. Les textes appliqués incluent le code de l’action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de justifier d’une vie privée et familiale stable en France ou d’une insertion professionnelle significative. La décision relative à l’interdiction de retour a été validée au regard de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, aucune circonstance humanitaire n’étant établie.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours de M. A..., ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 refusant son séjour et prononçant son éloignement. Le requérant contestait notamment le motif de polygamie retenu par le préfet, soutenant qu'il vivait avec sa seule épouse depuis 1995 et invoquant son droit au séjour permanent en tant que citoyen de l'EEE. Le tribunal a annulé l'arrêté, jugeant que le préfet n'avait pas établi la réalité d'une situation de polygamie, constitutive d'une erreur de fait et d'une méconnaissance des articles L. 233-1 et L. 234-1 du CESEDA relatifs au droit au séjour des citoyens de l'Union. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) a été annulé, et le préfet a été enjoint de délivrer une carte de résident permanent à M. A... sous astreinte.