Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 152/2007
N° TA13-2412726(TA13-2412726)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la SCI Le Castellas contestant l'arrêté du maire d'Aix-en-Provence du 14 novembre 2024, qui retirait un permis de construire tacite et opposait un sursis à statuer. Le tribunal a jugé que le sursis à statuer, fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était légal car le projet de la SCI, compromettant l'exécution du futur plan local d'urbanisme, justifiait cette mesure. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice, et la SCI a été condamnée à verser 2 000 euros à la commune.
N° TA13-2502667(TA13-2502667)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la Résidence les Collines de Cuques demandant l’annulation d’un permis de construire délivré le 11 septembre 2024 par la maire d’Aix-en-Provence à la SCCV Aix27Cuques pour un immeuble de 29 logements. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 113-2 du code de l’urbanisme, estimant que le projet ne compromettait pas l’espace boisé classé voisin. Il a également jugé que les accès et la desserte du projet respectaient les articles UD3-1 et UD3-2 du règlement du plan local d’urbanisme, compte tenu des caractéristiques de la voie et des avis favorables des services compétents.
N° TA13-2505453(TA13-2505453)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de Mme A..., de nationalité malgache, contre un arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 rejetant sa demande de titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée.
N° TA13-2506947(TA13-2506947)
Le Tribunal Administratif de Marseille annule la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B..., victime de traite des êtres humains. Le tribunal retient que la requérante remplissait les conditions de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la procédure pénale étant toujours en cours. La décision est entachée d'une erreur de droit. Le préfet est enjoint de délivrer une carte de séjour temporaire d'un an dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA13-2508196(TA13-2508196)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier. Il a jugé que les dispositions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient inapplicables aux Algériens, régis par l'accord franco-algérien de 1968, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation.
N° TA13-2508198(TA13-2508198)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 25 mars 2025 rejetant sa demande de titre de séjour pour soins. La requérante invoquait un vice de procédure lié à l'absence de communication de l'avis du collège de médecins de l'OFII et une inexactitude matérielle sur sa situation familiale. Le tribunal a rejeté ces moyens, jugeant que le préfet n'était pas tenu de communiquer cet avis et que l'erreur sur la situation familiale était sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application des articles L. 425-9 et R. 425-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2508209(TA13-2508209)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 19 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant un retour pour deux ans. La juridiction a annulé l'arrêté au motif que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B... justifiait avoir engagé des démarches de renouvellement de son titre de séjour avant son expiration. La solution retenue est l'annulation de l'obligation de quitter le territoire, de la décision fixant le pays de destination et de l'interdiction de retour, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2509300(TA13-2509300)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 11 juillet 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé le regroupement familial sollicité par Mme B..., ressortissante algérienne, pour son époux. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en estimant que les ressources de la requérante étaient insuffisantes, alors qu'elles étaient supérieures au SMIC sur la période de référence, conformément à l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale.
N° TA13-2600407(TA13-2600407)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant tunisien, afin d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de le convoquer pour lui remettre les documents nécessaires à l'instruction de sa demande de titre de séjour pour raisons médicales. Le juge a fait droit à la demande, considérant que l'absence prolongée de convocation, malgré les relances, caractérisait une situation d'urgence et une carence administrative faisant obstacle à l'instruction de la demande, et que la mesure sollicitée était utile. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 425-9, R. 425-11 et R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'arrêté du 27 décembre 2016.
N° TA13-2600579(TA13-2600579)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B... et de lui remettre son titre de séjour déjà fabriqué, dans un délai de dix jours. La requérante, ressortissante sénégalaise, justifiait d'une urgence caractérisée par le risque de perte de son emploi, son employeur exigeant la production du titre. Le juge a également assorti cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour et condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais de justice.
N° TA13-2600593(TA13-2600593)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 8 janvier 2026 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que l'éloignement de l'intéressé, sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français, demeurait une perspective raisonnable.
N° TA13-2600603(TA13-2600603)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant algérien demandant au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. En cours d’instance, le préfet a produit une capture d’écran démontrant qu’une telle attestation avait été mise à disposition du requérant le 20 janvier 2026. Constatant que la demande était ainsi devenue sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance du 29 janvier 2026.
N° TA13-2600606(TA13-2600606)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Société protectrice des animaux. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un accord-cadre de la commune de Marseille pour la fourrière et la stérilisation des chats, invoquant notamment un manquement au principe d'impartialité et une méthode de notation irrégulière. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de propos et agissements allégués, n'étaient pas établis et que la procédure respectait les principes de la commande publique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la procédure.
N° TA13-2600617(TA13-2600617)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme A... sous dix jours pour lui remettre son certificat de résidence algérien de dix ans, déjà fabriqué. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par le blocage des droits sociaux (CAF, sécurité sociale) et la situation familiale vulnérable de la requérante, mère de cinq enfants dont un handicapé. La mesure a été jugée utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative. Une astreinte de 50 euros par jour a été prononcée en cas d'inexécution.
N° TA13-2600678(TA13-2600678)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de Mme B..., ressortissante comorienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un document provisoire de séjour. La requérante avait sollicité le renouvellement de sa carte de résident permanent le 3 juillet 2025 et s'était vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a jugé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 3 novembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que faire droit à la demande de Mme B... reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que l'article L. 521-3 du code de justice administrative interdit.
N° TA13-2513651(TA13-2513651)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un certificat de résidence algérien. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 1 200 euros à l’avocate de M. B... au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.
N° TA13-2300970(TA13-2300970)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B..., fille de harki, contestant le montant de 6 000 euros qui lui a été accordé par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, au titre de l'indignité de ses conditions d'accueil et de vie. La requérante estimait que ses conditions de vie, notamment dans un baraquement sans eau ni électricité, justifiaient une indemnisation supérieure. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la somme attribuée était conforme au barème forfaitaire prévu par la loi du 23 février 2022 et le décret du 18 mars 2022, qui fixent le montant de la réparation en fonction de la durée de séjour dans les structures d'accueil. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA13-2301316(TA13-2301316)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A..., agent territorial, contestant la décision du maire de Marseille du 12 décembre 2022 qui reconnaissait l'imputabilité au service de son accident du 2 mai 2022, mais fixait la consolidation de son état de santé au 31 octobre 2022 sans préciser les séquelles ni le taux d'incapacité permanente partielle (IPP). Le tribunal a annulé cette décision en tant qu'elle omettait de déterminer le taux d'IPP, au motif que l'administration n'avait pas saisi le conseil médical pour apprécier les séquelles, en méconnaissance des articles L. 824-1 du code général de la fonction publique et 6 du décret n°2005-442 du 2 mai 2005. La solution retenue est l'annulation partielle de la décision, avec injonction à la commune de réexaminer la situation de l'agent.
N° TA13-2301941(TA13-2301941)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) de lui attribuer l’aide financière prévue par le décret du 28 décembre 2018 pour les enfants d’anciens harkis. Le requérant soutenait avoir séjourné dans un camp de transit en Bretagne, mais le tribunal a constaté que ce camp ne figurait pas dans la liste annexée au décret du 18 mars 2022, condition requise pour bénéficier de l’aide. Par conséquent, le moyen tiré de l’erreur de fait a été écarté, et le tribunal a jugé que la demande n’avait pas à être soumise à la commission ministérielle, rejetant également le vice de procédure allégué. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les décrets n°2018-1320 du 28 décembre 2018 et n°2022-394 du 18 mars 2022.
N° TA13-2305572(TA13-2305572)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A... contestant la décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis, qui lui avait accordé une indemnité de 15 000 euros. La requérante soutenait que, ayant vécu treize ans dans un camp de forestage, elle aurait dû percevoir 16 000 euros en application de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et du décret n° 2022-394 du 18 mars 2022. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le moyen tiré d'une inexacte application de la loi n'était pas fondé.