Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 181/2007
N° TA13-2303000(TA13-2303000)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... contestant le retrait, par le département des Bouches-du-Rhône, d’une subvention « Provence Eco-Rénov » de 3 000 euros. Le tribunal a jugé que le retrait était légal car la bénéficiaire ne remplissait pas les conditions d’octroi (son logement étant situé dans le Var, hors du département), ce qui permettait un retrait sans condition de délai en application de l’article L. 242-2 du code des relations entre le public et l’administration. La décision de retrait a été considérée comme suffisamment motivée. En conséquence, les conclusions en annulation et en indemnisation ont été rejetées.
N° TA13-2303317(TA13-2303317)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation du grand port maritime de Marseille pour un accident de kite-surf survenu le 19 septembre 2020 après qu'elle a heurté une épave. Le tribunal a jugé que l'épave se situait dans une zone naturelle, en dehors des infrastructures portuaires aménagées, et ne constituait pas un ouvrage public. En conséquence, la responsabilité du port ne pouvait être engagée sur le fondement du défaut d'entretien normal d'un ouvrage public. Les frais d'expertise ont été mis à la charge de Mme A....
N° TA13-2304730(TA13-2304730)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation de l'arrêté du 9 mars 2023 par lequel le maire de Berre-L'Étang a fixé l'alignement de la voie publique au droit de sa parcelle. Le tribunal a jugé que cet arrêté constitue un alignement individuel, et non un plan d'alignement, et qu'il se borne à constater les limites actuelles de la voie publique sans préjudice du droit de propriété. Les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance de l'article L. 112-1 du code de la voirie routière, d'erreur de fait, d'erreur d'appréciation, de détournement de pouvoir et d'atteinte au droit de propriété, ont été écartés. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA13-2305366(TA13-2305366)
Le Tribunal administratif de Marseille annule la décision du 21 février 2023 par laquelle le président-directeur général de l’Agence de services et de paiement (ASP) a refusé à M. A... une aide pour l’acquisition d’un véhicule peu polluant, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration, la décision ne comportant ni le prénom, ni le nom, ni la signature de son auteur. Le tribunal enjoint à l’ASP de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de trois mois, sans astreinte, et rejette le surplus des conclusions.
N° TA13-2307215(TA13-2307215)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCI Lou Fenis contre l'arrêté du maire de Trets du 15 mai 2023. La décision, fondée sur l'article L. 541-21-4 du code de l'environnement, mettait en demeure la société de supprimer des épaves et déchets sur sa parcelle sous astreinte. Le tribunal a écarté les moyens de défaut de motivation et de méconnaissance du principe du contradictoire, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait.
N° TA13-2307252(TA13-2307252)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation du refus du département des Bouches-du-Rhône de lui attribuer une aide du dispositif « Provence Eco Renov » pour l'installation de panneaux photovoltaïques. Le tribunal a considéré que le moyen soulevé par le requérant, tiré de la date de dépôt de sa demande, était inopérant. La solution retenue se fonde sur la délibération du conseil départemental du 9 décembre 2022, qui avait recentré l'aide sur les équipements thermiques solaires, excluant ainsi les panneaux photovoltaïques.
N° TA13-2309363(TA13-2309363)
Le Tribunal administratif de Marseille annule la décision du 12 mai 2023 par laquelle l’Agence de services et de paiement (ASP) a refusé une aide à l’acquisition d’un véhicule peu polluant à Mme B..., ainsi que le rejet de son recours gracieux. La motivation retenue est un vice de forme : la décision notifiée par téléservice ne comportait pas le prénom et le nom de son auteur, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint à l’ASP de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de trois mois.
N° TA13-2406020(TA13-2406020)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire pour un hébergement par la commission de médiation, afin d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui proposer un hébergement d'insertion, et non un simple hébergement d'urgence. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la situation administrative de la requérante ne lui donnait pas vocation à un hébergement durable, et que l'État n'était pas tenu d'exécuter une décision de la commission de médiation entachée d'erreur de droit. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, qui subordonnent le droit à un logement ou hébergement durable à des conditions de régularité de séjour.
N° TA13-2506637(TA13-2506637)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen particulier de la situation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions du préfet des Bouches-du-Rhône. Les textes appliqués incluent la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA13-2506638(TA13-2506638)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 5ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. D... et Mme C... contre les arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône du 25 novembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient ces décisions en invoquant notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les arrêtés préfectoraux étaient légaux. Les textes appliqués incluent les articles L. 613-1, L. 423-23, L. 435-1 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2506639(TA13-2506639)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de la 5ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. D... et Mme C... contre les arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône du 25 novembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient ces décisions en invoquant notamment une méconnaissance de leur droit au séjour, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les arrêtés préfectoraux étaient légaux au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2506640(TA13-2506640)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 25 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni celles de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, fondé notamment sur les articles L. 613-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2506641(TA13-2506641)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Bouches-du-Rhône le 9 avril 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien. Il a notamment relevé que l'épouse du requérant était également en situation irrégulière et faisait l'objet d'une mesure d'éloignement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA13-2506643(TA13-2506643)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en estimant que le requérant, célibataire et sans attaches familiales en France, n'y justifiait pas d'une insertion suffisante. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2516029(TA13-2516029)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de la décision « 48 SI » du 16 octobre 2025 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a produit un relevé d’information intégral démontrant que cette décision avait été retirée et que le capital de points du requérant était rétabli à trois points. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en rejetant la demande de frais irrépétibles.
N° TA13-2516431(TA13-2516431)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d'une saisie sur ses rémunérations ordonnée par France Travail pour un trop-perçu d'allocations chômage. Le juge a estimé que ce litige relève de la compétence des tribunaux de l'ordre judiciaire, rendant la requête manifestement irrecevable. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans instruction contradictoire préalable.
N° TA13-2406144(TA13-2406144)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande d’indemnisation pour un accident de service survenu en 2019. Par un mémoire du 16 octobre 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a également rejeté les conclusions du centre gérontologique départemental de Marseille tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA13-2513163(TA13-2513163)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai et d'interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était manifestement infondé, l'arrêté comportant les considérations de droit et de fait nécessaires. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'examen de la situation personnelle, à la proportionnalité et à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA13-2413038(TA13-2413038)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. Leroy, agent public, d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une décision de recouvrement d’un indu de rémunération de 5 345,12 euros prise par le recteur de l’académie d’Aix-Marseille. Le juge a rejeté la requête comme irrecevable, car elle n’avait pas été précédée de la médiation préalable obligatoire prévue par l’article L. 213-11 du code de justice administrative et le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022, applicable aux litiges relatifs aux éléments de rémunération des agents de l’académie d’Aix-Marseille. Le dossier a été transmis au médiateur compétent.
N° TA13-2505539(TA13-2505539)
Refus de permis de construire pour changement de destination d’un entrepôt en commerce à Marseille. Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant s’est borné à des affirmations générales sans formuler de moyen opérant ni apporter de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.