Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille

40 138 décisions disponibles — page 178/2007

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA13-2208001(TA13-2208001)

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. et Mme D..., voisins immédiats, d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire et un permis modificatif délivrés par le maire de Cabriès pour la réalisation d’un garage. Le tribunal a d’abord rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que les requérants justifiaient d’un intérêt à agir en raison de leur qualité de voisins et des atteintes potentielles à leur bien (ensoleillement, valeur vénale). Sur le fond, le tribunal a annulé les arrêtés attaqués au motif que le projet méconnaissait l’article UC 2 du plan local d’urbanisme, qui limite à un seul bâtiment annexe par propriété, et que la construction existante sur le terrain, réalisée sans permis depuis plus de dix ans, ne pouvait être régularisée par l’application de l’article L. 421-9 du code de l’urbanisme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA13-2108321(TA13-2108321)

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de la SARL Méditerranée aménagement promotion (MAP) visant à engager la responsabilité de la commune d’Embrun pour l’abandon d’un projet d’écoquartier. La société invoquait une faute de la commune, mais le tribunal a estimé que les conditions suspensives de la promesse de vente n’avaient pas été réalisées dans les délais et que la suspension du projet était justifiée par un motif d’intérêt général lié aux risques de glissement de terrain, confirmés par un arrêté de catastrophe naturelle. La requête a donc été rejetée, sans condamnation de la commune. Les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2110070(TA13-2110070)

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. et Mme D. contre un permis de construire délivré par le maire de Cabriès à M. F. pour une maison d’habitation. Les requérants contestaient la légalité de l’arrêté initial et du permis modificatif, soulevant de nombreux moyens, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance de diverses dispositions du code de l’urbanisme et du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’incompétence, la délégation de signature étant régulière. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse des moyens se poursuit, notamment sur le fondement de l’article A. 424-2 du code de l’urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA13-2202947(TA13-2202947)

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A... demandant l'annulation du permis de construire tacitement délivré par le maire de Marseille à la SCI Shannon Lauren pour la surélévation d'une maison individuelle. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la pétitionnaire concernant la notification du recours, estimant que Mme A... avait bien respecté les obligations de notification prévues à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la recevabilité de la requête. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2203908(TA13-2203908)

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A... contestant l'arrêté du maire d'Aubagne du 18 novembre 2021 refusant un permis de construire tacite pour la rénovation d'une maison et la création d'une piscine. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté de refus mentionnait suffisamment les motifs de droit et de fait, notamment la non-conformité à l'article N 2 du plan local d'urbanisme. Il a également écarté l'argument selon lequel le requérant bénéficiait d'un permis tacite, en se fondant sur les articles L. 423-1 et R. 431-4 du code de l'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA13-2205089(TA13-2205089)

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de la commune de Digne-les-Bains, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire s'opposant à sa déclaration préalable pour la réhabilitation d'un mur de soutènement. La juridiction a jugé que le projet, situé à moins de 500 mètres de la cathédrale Saint-Jérôme (monument historique classé), était en situation de co-visibilité, justifiant l'avis conforme défavorable de l'architecte des Bâtiments de France. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur de droit sur la compétence liée du maire, et a estimé que l'avis de l'architecte, fondé sur l'insuffisance du dossier et l'inadaptation des matériaux (pierre reconstituée, rampe en acier) au regard du patrimoine local, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 621-30 du code du patrimoine et R. 423-54 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2304990(TA13-2304990)

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de MM. C... demandant l'annulation de l'arrêté du 17 mars 2023 par lequel le maire d'Ensuès La Redonne a refusé un permis de construire pour l'extension d'une maison. Les requérants soutenaient notamment que cet arrêté constituait un retrait tardif et irrégulier d'un permis tacite. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, incluant les vices de procédure et les contestations des motifs de refus fondés sur le règlement du PLUi et l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée et les requérants ont été condamnés à verser 2 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2311228(TA13-2311228)

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et de lui accorder un congé pour invalidité temporaire imputable au service. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la composition du conseil médical et une erreur d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, la signataire de la décision disposant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est fondée sur le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 et le code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA13-2406274(TA13-2406274)

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Marseille à la SNC Marignan pour un ensemble de 8 maisons et un immeuble collectif de 20 logements, ainsi que contre le permis modificatif subséquent. Le tribunal a examiné les moyens tirés de l'insuffisance du dossier de demande, notamment l'absence de mention d'une servitude de passage et de plans de coupe, mais les a écartés en considérant que le projet était directement desservi par une voie publique et que les documents fournis étaient suffisants. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions à fin d'annulation, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les autres moyens soulevés par la requérante. Cette décision s'appuie sur les articles R. 431-9, R. 431-10 et R. 431-16 du code de l'urbanisme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA13-2407801(TA13-2407801)

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme G..., aide-soignante, qui sollicitait le versement d'une provision de 16 939,23 euros correspondant à la différence entre son plein traitement et le demi-traitement perçu depuis février 2024. La requérante invoquait le bénéfice de l'article L. 822-22 du code général de la fonction publique, estimant que ses arrêts de travail étaient liés à une maladie professionnelle reconnue. Le tribunal a toutefois jugé que l'obligation de l'employeur n'était pas suffisamment certaine, en raison d'éléments médicaux contestant le lien entre l'arrêt de travail et la maladie professionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA13-2408547(TA13-2408547)

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. C... contestant le permis de construire délivré par le maire de Marseille à la SNC Marignan pour un ensemble immobilier. Après avoir identifié plusieurs vices, notamment l'absence d'attestation d'étude géotechnique, la méconnaissance du plan de prévention des risques naturels, et l'absence de plan de division, le tribunal a estimé ces irrégularités régularisables. En conséquence, il a sursis à statuer pour permettre la régularisation du permis, conformément à l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2408750(TA13-2408750)

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme B... contestant la décision du 10 juillet 2024 par laquelle l'Institut de recherche pour le développement (IRD) l'a placée en disponibilité d'office pour raisons de santé. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles L. 826-1 et suivants du code général de la fonction publique (absence de demande de reclassement) et une erreur d'appréciation sur son aptitude à reprendre le travail. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation de signature régulière. S'agissant du fond, le tribunal a rappelé les dispositions relatives au reclassement et à la disponibilité d'office, mais le résumé de la solution retenue n'est pas explicitement fourni dans l'extrait ; il semble que le tribunal ait rejeté la requête, suivant les conclusions du rapporteur public, en considérant que les moyens n'étaient pas fondés, sans annuler la décision attaquée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2410786(TA13-2410786)

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. et Mme D... demandant l’annulation du permis de construire délivré le 26 avril 2024 par le maire de Marseille à la société SNC Marignan pour un ensemble de 20 logements collectifs et 8 maisons individuelles. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’autorité, l’incomplétude du dossier, et la méconnaissance de plusieurs articles du code de l’urbanisme et du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), mais les a jugés non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l’urbanisme sollicités à titre subsidiaire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA13-2410790(TA13-2410790)

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Marseille à la société SNC Marignan pour un ensemble de 20 logements collectifs et 8 maisons individuelles. Les requérants invoquaient de nombreux moyens, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’incomplétude du dossier, et la méconnaissance de plusieurs articles du code de l’urbanisme et du règlement du PLUi. Un permis modificatif a été délivré en cours d’instance. Le tribunal a rejeté la demande de renvoi d’audience et s’est prononcé sur le fond, en appliquant les dispositions du code de l’urbanisme et du plan local d’urbanisme intercommunal.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2411356(TA13-2411356)

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme E. épouse H. et autres demandant l'annulation d'un permis de construire délivré le 26 avril 2024 par le maire de Marseille à la société SNC Marignan pour un ensemble de 20 logements et 8 maisons individuelles. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), en tenant compte d'un permis modificatif délivré le 9 novembre 2025.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA13-2412003(TA13-2412003)

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi en référé provision par M. B... et Mme C... afin d’obtenir une avance sur l’indemnisation de leurs préjudices, imputés à une intervention au centre hospitalier de Martigues. Les requérants se sont désistés de leur action après la conclusion d’un protocole transactionnel, désistement dont le juge des référés lui a donné acte. La caisse primaire d’assurance maladie des Bouches-du-Rhône, qui entendait faire valoir ses droits subrogatoires sur le fondement de l’article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, a vu ses conclusions rejetées faute d’avoir produit les éléments justifiant le montant de ses débours.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2304896(TA13-2304896)

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête des consorts C... demandant l'annulation de l'arrêté du 17 mars 2023 par lequel le maire d'Ensuès La Redonne a refusé de leur délivrer un permis de construire. Les requérants soutenaient notamment que cette décision constituait un retrait tardif et irrégulier d'un permis de construire tacite, faute de procédure contradictoire préalable. Le tribunal a jugé que le délai d'instruction n'avait pas été interrompu par une demande de pièces complémentaires non exigée par le code de l'urbanisme, et qu'à son expiration, un permis tacite était né. Dès lors, l'arrêté attaqué devait être regardé comme un retrait de ce permis tacite, intervenu au-delà du délai légal de trois mois et sans respect de la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté du 17 mars 2023.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2305186(TA13-2305186)

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de Mme C..., agent titularisé à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), qui contestait le refus de l'administration de lui accorder la protection fonctionnelle. La requérante invoquait une situation de harcèlement moral de la part de ses supérieurs hiérarchiques. Le tribunal a rappelé les dispositions des articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique, qui imposent à l'administration une obligation de protéger ses agents contre le harcèlement moral. Après avoir analysé les éléments de fait soumis par Mme C... et la défense de l'IRD, le tribunal a jugé que les faits invoqués ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral. Par conséquent, la décision de refus de protection fonctionnelle n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, et la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2507191(TA13-2507191)

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, contestant l’arrêté préfectoral du 10 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, le signataire bénéficiant d’une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2507197(TA13-2507197)

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale (4ème chambre), a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision portant obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et ne révélait pas un défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressée, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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