Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 175/2007
N° TA13-2600345(TA13-2600345)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d’une décision de la caisse d’allocations familiales des Bouches-du-Rhône du 7 janvier 2026, qui procédait à une retenue de 243,33 € pour un trop-perçu de prime d’activité. La requérante, mère isolée, invoquait l’urgence en raison de sa précarité financière, mais n’a apporté aucun élément probant pour étayer cette situation. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas établie, justifiant le rejet de la requête sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2600406(TA13-2600406)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B... A..., ressortissante comorienne. Le juge a rappelé que, bien que le refus de renouvellement d'un titre de séjour bénéficie d'une présomption d'urgence, il doit apprécier concrètement les circonstances de l'espèce. En l'absence d'éléments suffisants démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation, la condition d'urgence n'a pas été jugée caractérisée, permettant ainsi le rejet de la requête sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA13-2600418(TA13-2600418)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre une obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant fourni aucun élément objectif démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2600437(TA13-2600437)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B..., ressortissante comorienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour avec autorisation de travail. La requérante s'est désistée après avoir obtenu, en cours d'instance, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande. Le tribunal a admis Mme B... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA13-2600468(TA13-2600468)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour pour finaliser un recrutement. Le juge estime que la requérante ne justifie pas d'une situation d'urgence particulière nécessitant une intervention dans les quarante-huit heures, condition essentielle pour ce type de procédure. En conséquence, la demande est rejetée sans examen de l'atteinte à une liberté fondamentale, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2515994(TA13-2515994)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 25 novembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de l’établissement « F.E.B Auto » pour six mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société requérante ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat justifiant une suspension. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du vice de procédure, de l’erreur de fait ou de l’atteinte disproportionnée à la liberté d’entreprendre, n’a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur l’article L. 333-2 du code de la sécurité intérieure et la loi n° 2025-532 du 13 juin 2025.
N° TA13-2516067(TA13-2516067)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A..., ressortissant américain, qui sollicitait la délivrance d'un document provisoire de séjour en attendant le renouvellement de son titre. Le tribunal constate que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois sur la demande de renouvellement, déposée le 28 avril 2025, a fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit qu'une injonction de délivrer un document provisoire ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA13-2516119(TA13-2516119)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 19 décembre 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône avait obligé M. A... B..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas procédé à un examen complet et sérieux de la situation de l'intéressé, notamment en omettant de tenir compte de sa demande de titre de séjour déposée le 20 novembre 2025 et des éléments attestant de sa vie commune avec une ressortissante française. Par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence du 22 décembre 2025, fondé sur la mesure d'éloignement, a également été annulé. Cette décision a été prise en application des articles L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA13-2516640(TA13-2516640)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 24 décembre 2025 par laquelle l'OFII refusait à M. B..., ressortissant palestinien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas procédé à un examen individualisé de la vulnérabilité du requérant, notamment ses troubles anxiodépressifs chroniques et son exposition à un contexte de violences extrêmes à Gaza. Cette carence a conduit à une méconnaissance des articles 17, 20 et 21 de la directive 2013/33/UE et de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
N° TA13-2600549(TA13-2600549)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par le maire de Saint-Victoret sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine. Le juge des référés a fait droit à cette demande, ordonnant une expertise pour constater l'état du bâtiment, évaluer le caractère imminent du péril et proposer des mesures de sécurité. L'expert devra déposer son rapport dans un délai de 24 heures, conformément aux dispositions des articles L. 511-9 et R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2516410(TA13-2516410)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Serpe. Celle-ci contestait le rejet de son offre par la commune d'Aix-en-Provence pour un marché de travaux paysagers, motif pris de son caractère anormalement bas. Le juge a estimé que la société requérante n'était pas susceptible d'être lésée par les manquements allégués, car son offre était irrégulière au regard des exigences du cahier des clauses techniques particulières (CCTP), ce qui la privait d'intérêt à agir. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-1, L. 551-10 du code de justice administrative et L. 2152-1, L. 2152-2 du code de la commande publique.
N° TA13-2413380(TA13-2413380)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... tendant à l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Marseille à la SAS Sagec méditerranée pour la construction de deux immeubles d'habitation. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées, jugeant que la requérante avait bien notifié ses recours conformément à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Sur le fond, il a examiné les moyens invoqués, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le vice de procédure, l'incomplétude du dossier et la méconnaissance des articles du plan local d'urbanisme (PLU) et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
N° TA13-2500586(TA13-2500586)
Le Tribunal Administratif de Marseille annule l'arrêté du recteur de l'académie d'Aix-Marseille du 4 novembre 2024, en tant qu'il fixe la démission de M. B..., professeur stagiaire, au 1er septembre 2024. Le tribunal juge que cette décision, qui donne un effet rétroactif à la démission, est illégale car l'administration n'avait pas accepté la demande de démission avant cette date. La solution est fondée sur les articles L. 551-1 du code général de la fonction publique et 58 du décret n°85-986 du 16 septembre 1985, qui imposent que la démission n'ait d'effet qu'après acceptation par l'autorité compétente. Le tribunal enjoint au recteur de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de quinze jours.
N° TA13-2501093(TA13-2501093)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme B..., agent titularisé à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), qui contestait le refus de son employeur de financer une formation de médiateur familial via son compte personnel de formation (CPF). La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de la décision, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'administration n'était pas tenue d'accepter la demande de mobilisation du CPF, sauf pour les formations liées à la lutte contre l'illettrisme, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles L. 422-8 à L. 422-11 du code général de la fonction publique et le décret n° 2017-928 du 6 mai 2017.
N° TA13-2502153(TA13-2502153)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... contre le permis de construire modificatif du 30 octobre 2023, délivré par le maire de Ventabren à la SCI Evolutions pour modifier les ouvertures de la façade nord d’un bâtiment. Le tribunal a jugé que ce permis modificatif, qui ne portait que sur la création d’une ouverture à l’étage, ne pouvait être contesté sur le fondement de règles d’urbanisme applicables au permis initial, devenu définitif. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du plan local d’urbanisme (PLU) et l’absence d’affichage régulier, ont été écartés comme inopérants ou non fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme.
N° TA13-2507183(TA13-2507183)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de Mme B... E... épouse D... et de M. F... D..., qui contestaient les arrêtés du 7 mai 2025 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône avait refusé de leur délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale », assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Les requérants, de nationalité algérienne, invoquaient notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que l’incompétence de l’auteur de l’acte et un défaut d’examen. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA13-2507189(TA13-2507189)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de Mme B... E... épouse D... et de M. F... D..., ressortissants algériens, contestant les arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône du 7 mai 2025 leur refusant un titre de séjour "vie privée et familiale", leur faisant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'incompétence de l'auteur de l'acte. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales au regard des stipulations de l'accord franco-algérien et des conventions internationales applicables.
N° TA13-2507190(TA13-2507190)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision préfectorale était légale au regard des textes applicables.
N° TA13-2507194(TA13-2507194)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 25 février 2025 lui refusant un titre de séjour « vie privée et familiale », l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA13-2507196(TA13-2507196)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. C..., ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 14 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables et les considérations de fait. Il a également écarté comme inopérant le moyen fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cette disposition ne s'appliquant pas aux autorités nationales. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.