Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 174/2007
N° TA13-2507009(TA13-2507009)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2025 obligeant Mme C., de nationalité ivoirienne, à quitter le territoire français. La solution retenue se fonde sur l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit une telle mesure à l'encontre d'un étranger mineur de dix-huit ans. Le tribunal a constaté que l'acte d'état civil produit par Mme C. établissait sa minorité, sans que le préfet n'apporte la preuve de sa falsification, conformément à l'article 47 du code civil. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes (refus de délai de départ, fixation du pays de destination et interdiction de retour).
N° TA13-2507028(TA13-2507028)
Le Tribunal administratif de Marseille annule l'arrêté du préfet de Vaucluse du 2 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de trois ans. Le juge retient une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le préfet ayant méconnu la vie privée et familiale du requérant, marié à une Française et père de trois enfants français. Il enjoint au préfet d'effacer le signalement de l'intéressé dans le système d'information Schengen.
N° TA13-2305221(TA13-2305221)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de la SAS Probace Meditec, qui contestait le rejet par l'administration fiscale de la déductibilité de provisions pour dépréciation de créances clients au titre des années 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, l'administration ayant indiqué le motif global de rejet (absence de diligences suffisantes en vue du recouvrement) sans devoir le préciser pour chaque créance. Sur le fond, il a estimé que la société ne justifiait pas du caractère probable de la perte, faute de démontrer des démarches de recouvrement suffisantes, et a donc validé le rehaussement d'impôt sur les sociétés. La décision s'appuie sur les articles 39 et 209 du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
N° TA13-2507012(TA13-2507012)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 8 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu, et de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA13-2507021(TA13-2507021)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée. Il a également estimé que la mesure d'éloignement et l'interdiction de retour d'un an ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2516295(TA13-2516295)
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne un ressortissant éthiopien qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui permettre de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui remettre un récépissé. Le juge des référés constate que la demande principale de carte de résident "longue durée-UE" n'est pas soumise à la procédure dématérialisée obligatoire et que le préfet n'a pas instruit ce dossier, de sorte qu'aucune décision administrative implicite de rejet n'est née. La mesure sollicitée ne faisant obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative, la requête est rejetée comme irrecevable.
N° TA13-2600086(TA13-2600086)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D..., ressortissant ukrainien, contestant un arrêté préfectoral du 28 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 621-1 à L. 621-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que ceux relatifs à l'absence de procédure contradictoire et à l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D..., confirmant la légalité des mesures d'éloignement.
N° TA13-2600308(TA13-2600308)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier et suffisamment circonstancié. S'agissant du refus de délai de départ volontaire, le tribunal a estimé que le préfet avait pu légalement se fonder sur l'absence de garanties de représentation suffisantes et le défaut de titre de séjour, conformément aux articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement et de ses conséquences.
N° TA13-2600525(TA13-2600525)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'un titre de séjour présentée par Mme B..., ainsi que ses conclusions accessoires. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus contesté était un refus d'admission au séjour et non un refus de renouvellement ou un retrait, et que la requérante n'avait pas justifié de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2516130(TA13-2516130)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante russe d'une demande d'injonction visant à obtenir la remise effective de son titre de séjour portant la mention "visiteur". En cours d'instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a démontré que la requérante avait été convoquée pour retirer son titre. Par conséquent, le juge des référés a constaté que la demande avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA13-2516134(TA13-2516134)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à M. A..., ressortissant guinéen, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que, malgré le dépôt régulier de sa demande via le téléservice ANEF, l'administration n'avait pas mis à disposition ce document provisoire, en méconnaissance des articles L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu des conséquences de cette carence sur le droit au séjour de l'intéressé.
N° TA13-2516220(TA13-2516220)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C..., ressortissante gabonaise bénéficiaire de la protection subsidiaire, afin d'obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l'intéressée, ne pouvant utiliser le téléservice « ANEF » en raison de l'expiration de son précédent titre, s'était vu opposer une impossibilité technique et avait été renvoyée vers la préfecture sans obtenir de rendez-vous. En application des articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'arrêté du 1er août 2023, le juge a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme C... afin de lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour portant la mention « bénéficiaire de la protection subsidiaire ».
N° TA13-2516395(TA13-2516395)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 17 décembre 2025 de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le refus était motivé par le non-respect du délai de 90 jours pour solliciter l’asile, sans motif légitime. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l’OFII avait procédé à un examen réel de la situation, sans erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation. Il a considéré que les moyens tirés de la violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’atteinte au droit d’asile n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA13-2516426(TA13-2516426)
Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de la décision. En revanche, il a annulé partiellement l’arrêté au motif que le préfet avait imposé deux présentations quotidiennes au centre de rétention, en méconnaissance de l’article L. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui limite cette obligation à une présentation par jour pour ce fondement juridique. L’État a été condamné à verser 600 euros à M. B. au titre des frais de justice.
N° TA13-2516466(TA13-2516466)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A..., ressortissant russe, d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’obtenir la délivrance effective de son titre de séjour portant la mention « visiteur ». En cours d’instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a convoqué l’intéressé pour retirer son titre, rendant la demande sans objet. Le juge des référés a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Cette décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA13-2516515(TA13-2516515)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... contre une décision du 22 décembre 2025 de l’OFII lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil, au motif qu’il n’avait pas sollicité l’asile dans le délai de 90 jours. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et l’insuffisance de motivation, en se fondant sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de l’OFII.
N° TA13-2600002(TA13-2600002)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 19 décembre 2025 par laquelle l'OFII avait cessé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de Mme B..., une ressortissante afghane. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux et individualisé de la situation de la requérante, notamment au regard de sa vulnérabilité médicale et de l'extrême précarité de sa famille. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur la directive 2013/33/UE. Le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil dans un délai de trois jours.
N° TA13-2516415(TA13-2516415)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Idverde. Celle-ci contestait le rejet de son offre comme anormalement basse par la commune d'Aix-en-Provence dans le cadre d'un marché public de travaux paysagers. Le juge a estimé que la commune n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, l'offre étant irrégulière en raison d'une modification substantielle intervenue lors de la phase de justification du prix. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2152-5, L. 2152-6 et R. 2152-3 du code de la commande publique.
N° TA13-2516338(TA13-2516338)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Sud bâtiment. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n° 2 d’un marché de construction de collège, en invoquant notamment un défaut d’information sur les motifs de rejet et une dénaturation de son offre technique. Le juge a estimé que le département des Bouches-du-Rhône avait communiqué les informations requises par les articles R. 2181-3 et R. 2181-4 du code de la commande publique dans un délai suffisant pour permettre un recours utile. Les autres moyens, tirés de l’imprécision d’un sous-critère ou de la limitation du nombre de pages, ont été écartés comme infondés.
N° TA13-2600276(TA13-2600276)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé liberté sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 8 décembre 2025 enjoignant au département des Bouches-du-Rhône de la prendre en charge avec son nourrisson au titre de l'hébergement d'urgence. Le juge constate que le département n'a pas exécuté cette injonction et se borne à soutenir que l'intéressée est hébergée chez un tiers, sans démontrer avoir assuré sa prise en charge. En application de l'article L. 521-4 du même code, le juge peut modifier ses mesures en cas d'élément nouveau, ce qui est le cas en l'espèce. La solution retenue est que la condition d'urgence et l'atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'hébergement d'urgence sont caractérisées, justifiant de nouvelles injonctions sous astreinte, sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 521-4 du code de justice administrative et de l'article L. 222-5 4° du code de l'action sociale et des familles.