Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 184/2007
N° TA13-2506839(TA13-2506839)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, exempt de défaut d'examen et d'erreur de droit, et qu'il ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA13-2506840(TA13-2506840)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de Vaucluse refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une insertion sociale ou familiale significative en France, son épouse et ses enfants résidant au Maroc. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation. La demande de M. B... a donc été rejetée.
N° TA13-2506842(TA13-2506842)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi de deux requêtes (n°2506842 et n°2506849) par M. C... et Mme D..., ressortissants algériens, contestant les arrêtés du 7 octobre 2024 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône leur a refusé un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français et a prononcé une interdiction de retour d’un an. Les requérants invoquent notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi qu’une erreur de droit fondée sur l’article L.432-1-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales au regard des textes applicables, dont l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA13-2506843(TA13-2506843)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 25 février 2025. Le tribunal a jugé que l'arrêté, qui refusait un titre de séjour, obligeait à quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour de trois ans, était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A..., confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA13-2506847(TA13-2506847)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2024 lui refusant l'asile, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée, signée par une autorité compétente et non entachée d'un défaut d'examen. Elle a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les moyens tirés de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et de la violation de l'article 3 de la même Convention étaient infondés. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA13-2506964(TA13-2506964)
Le Tribunal Administratif de Marseille annule l'arrêté du 21 mai 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B... C..., ressortissante cap-verdienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a commis un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle, en ne tenant pas suffisamment compte de la présence régulière en France de sa mère, de sa sœur mineure et de son beau-père, ni de l'absence d'attaches familiales d'intensité comparable au Cap-Vert. Cette annulation est fondée sur une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le tribunal enjoint au préfet de procéder à un nouvel examen de la situation de l'intéressée.
N° TA13-2514766(TA13-2514766)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de Mme C..., ressortissante arménienne, contre un arrêté du préfet des Hautes-Alpes refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement, ainsi que contre une assignation à résidence et une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de la directive 2001/55/CE et de la décision d’exécution (UE) 2022/382 relatives à la protection temporaire des personnes déplacées d’Ukraine, au motif que ses trois enfants bénéficient de cette protection. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a validé les décisions préfectorales.
N° TA13-2514987(TA13-2514987)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C... d’une demande d’injonction visant à obtenir de la CAF des Bouches-du-Rhône le transfert de son dossier et le versement de prestations sociales (RSA et APL). La CAF a fait valoir que le litige avait perdu son objet, le dossier ayant été pris en charge et les prestations versées. Le juge des référés a constaté, par une ordonnance du 8 janvier 2026, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2515355(TA13-2515355)
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne un référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) introduit par M. B..., ressortissant haïtien, qui n'arrivait pas à déposer en ligne sa demande de renouvellement de carte de résident via le téléservice ANEF. Le juge des référés a rejeté sa demande d'injonction de rendez-vous en préfecture. Il a estimé que la difficulté technique rencontrée par le requérant ne constituait pas une impossibilité d'utiliser le téléservice, car M. B... n'avait pas démontré avoir épuisé les solutions d'accompagnement prévues par les arrêtés des 1er août 2023 et 1er juillet 2024 (assistance téléphonique ou accueil physique dans un point d'accueil numérique). La solution retenue est donc le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 521-3 du CJA et R. 431-2 du CESEDA.
N° TA13-2515365(TA13-2515365)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B..., ressortissante tunisienne, et de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante, titulaire d'une carte de séjour « étudiant » expirée, avait sollicité un changement de statut vers la mention « salarié » et justifiait d'une autorisation de travail. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en l'absence de contestation du préfet, et a assorti son injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, ainsi que d'une somme de 500 euros au titre des frais de justice. Les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été appliqués.
N° TA13-2515679(TA13-2515679)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B..., ressortissante sri-lankaise bénéficiaire de la protection subsidiaire, pour lui remettre effectivement sa carte de résident. La requérante, qui avait obtenu une attestation de décision favorable le 10 mars 2025, se heurtait à un délai anormalement long de délivrance du titre, sans explication de l'administration. Le juge a considéré la demande urgente et utile, et a assorti l'injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai d'un mois. La décision s'appuie sur les articles R. 431-1, R. 431-15-1 et R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2516144(TA13-2516144)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le juge a estimé que l’administration n’avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d’appréciation, et que la vulnérabilité alléguée n’était pas établie. La décision s’appuie sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui permet de refuser ces conditions en cas de demande tardive d’asile. Le tribunal a également rejeté les conclusions accessoires, tout en admettant provisoirement l’intéressé à l’aide juridictionnelle.
N° TA13-2516396(TA13-2516396)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E..., ressortissant arménien, qui contestait un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 22 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de 10 ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de méconnaissance des droits de la défense. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), ni à l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant), faute pour le requérant de justifier contribuer à l’éducation et à l’entretien de sa fille de nationalité française.
N° TA13-2516639(TA13-2516639)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 14 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car le délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'avait pas été respecté. Le tribunal a constaté que la notification de l'arrêté mentionnait les voies et délais de recours, et que le requérant n'avait pas démontré que cette notification était irrégulière.
N° TA13-2306226(TA13-2306226)
Le Tribunal Administratif de Marseille a constaté le désistement de l’Assistance publique-hôpitaux de Marseille, qui avait saisi le juge d’un recours de plein contentieux pour obtenir la condamnation de la société Fresenius Vial au versement de 711 762 euros. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par un courrier du 26 novembre 2025, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du même code, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA13-2515870(TA13-2515870)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir contre le refus de l’ajourner une seconde fois dans le cadre de son mastère spécialisé à Kedge Business School. Le juge a constaté que cet établissement, géré sous forme associative et relevant des écoles techniques privées, ne délivre pas un diplôme au nom de l’État. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, le litige relevant du juge judiciaire.
N° TA13-2514692(TA13-2514692)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 31 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, étaient soit manifestement infondés, soit non assortis de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de trancher sans audience les recours manifestement irrecevables ou infondés.
N° TA13-2515542(TA13-2515542)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de sa demande de télétravail. Le juge a qualifié cette décision de mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours, car elle ne porte pas atteinte aux droits statutaires, aux libertés fondamentales, ni à la rémunération de l'agent. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et la jurisprudence relative aux mesures d'ordre intérieur.
N° TA13-2600038(TA13-2600038)
Le Tribunal administratif de Marseille a pris acte du désistement pur et simple de la société S-PASS TSE dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la commune d’Aix-en-Provence, relatif à une procédure de passation de marché public. La société demandait initialement la communication d’informations et la reprise de la procédure de passation. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance sans examiner le fond du litige.
N° TA13-2600040(TA13-2600040)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés et des moyens de légalité interne non assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.