Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille

40 138 décisions disponibles — page 185/2007

OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA13-2600050(TA13-2600050)

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre l’arrêté du maire de Marseille du 9 mai 2025 refusant l’autorisation de changement d’usage d’un logement en location meublée de courte durée. La requérante invoquait l’urgence financière et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une erreur manifeste d’appréciation et une méconnaissance du principe de proportionnalité. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence, et a rejeté la requête sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur le code de la construction et de l’habitation ainsi que sur le règlement communal du 27 février 2025 relatif aux changements d’usage.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA13-2600117(TA13-2600117)

Refus de délivrance d'un récépissé de titre de séjour. Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A.... Le requérant ne justifie pas de l'urgence particulière nécessaire à l'octroi de mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale, faute de produire des pièces établissant la réalité de sa situation professionnelle et personnelle. La demande est rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA13-2600124(TA13-2600124)

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'enregistrement préfectoral de la nouvelle composition du conseil d'administration de l'association Solid'am. Le juge a rappelé que, selon la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, l'autorité administrative est tenue d'enregistrer une déclaration de changement d'administration si les pièces requises sont fournies, sans pouvoir contrôler la régularité interne de la décision de l'association. En l'espèce, la déclaration étant accompagnée du procès-verbal requis, la condition d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale n'était pas remplie.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA13-2600145(TA13-2600145)

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait l’urgence liée à l’expiration prochaine de son récépissé et une atteinte à ses droits au travail, à la sécurité sociale et à sa vie privée. Le juge a estimé que, disposant d’un récépissé valide jusqu’au 14 janvier 2026 avec autorisation de travail, Mme A... ne justifiait pas d’une situation d’urgence caractérisée nécessitant une intervention dans les 48 heures. La requête a donc été rejetée par ordonnance en application de l’article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA13-2305674(TA13-2305674)

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la SAS centre départemental de télésurveillance sécurité, qui contestait un titre de recette de 200 euros émis par le SDIS des Hautes-Alpes pour une intervention de téléalarme déclenchée par inadvertance. La société invoquait des vices de forme (absence de signature, incompétence de l'auteur) et une méconnaissance des articles L. 1424-2 et L. 1424-42 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a jugé que l'intervention litigieuse, consécutive à un déclenchement accidentel d'alarme, ne se rattachait pas directement aux missions de service public des SDIS définies à l'article L. 1424-2. Par conséquent, le SDIS pouvait demander une participation aux frais sur le fondement de l'article L. 1424-42, et le titre de recette a été validé. La requête a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2306438(TA13-2306438)

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme D..., auxiliaire de puériculture, contestant la décision du maire de Vitrolles fixant son taux d'incapacité partielle permanente (IPP) à 7% suite à un accident de service. Le tribunal a d'abord précisé que le courrier du 23 mai 2023 n'était pas une décision susceptible de recours, mais a requalifié les conclusions comme dirigées contre la décision initiale du 5 avril 2023. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, la signature de la directrice des ressources humaines étant régulièrement déléguée. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets relatifs aux fonctionnaires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2307049(TA13-2307049)

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B..., conciliateur de justice radié de ses fonctions par une ordonnance du premier président de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le tribunal a jugé que cette décision de radiation, prise pour un motif disciplinaire lié au comportement de l'intéressé, constitue une mesure d'organisation du service public de la justice relevant de la compétence du juge administratif. La solution retenue est fondée sur l'application combinée de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, des articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et de l'article 3 du décret n°78-381 du 20 mars 1978.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2506854(TA13-2506854)

Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. D..., ressortissant nigérian, a examiné la légalité de l’arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l’obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatif à la délivrance d’un titre de séjour pour soins, ainsi qu’une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser dans l’extrait fourni la solution finale sur le fond. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la Convention européenne des droits de l’homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2506862(TA13-2506862)

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant un arrêté préfectoral du 21 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une erreur de fait, un défaut d'examen, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA13-2513547(TA13-2513547)

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de M. A..., ressortissant pakistanais, contre un arrêté préfectoral du 28 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de trois ans, et contre un arrêté d'assignation à résidence du 18 décembre 2025. Le tribunal a annulé l'arrêté du 28 octobre 2025, estimant que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de M. A... en France, de son insertion professionnelle et de l'absence de menace réelle pour l'ordre public. Par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence du 18 décembre 2025 a également été annulé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA13-2514990(TA13-2514990)

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur la demande du préfet des Bouches-du-Rhône, a enjoint à Mme A..., ressortissante ivoirienne dont la demande d’asile a été définitivement rejetée, d’évacuer le logement qu’elle occupe sans droit ni titre dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 521-3 du code de justice administrative, le juge ayant considéré que la condition d’urgence était satisfaite eu égard à la pression sur les capacités d’hébergement dans le département. La requête de Mme A. tendant à obtenir un sursis ou un délai supplémentaire pour quitter les lieux a été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA13-2515153(TA13-2515153)

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par le préfet des Bouches-du-Rhône d’une demande d’expulsion de Mme A... et M. B..., occupants sans droit ni titre d’un logement dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, après le rejet définitif de leurs demandes d’asile par la Cour nationale du droit d’asile. En défense, les intéressés contestaient l’urgence et invoquaient leur vulnérabilité, mais ont informé le tribunal lors de l’audience qu’ils s’étaient vu accorder un hébergement et qu’ils allaient quitter les lieux. Par conséquent, la requête du préfet est devenue sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. La décision est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA13-2515211(TA13-2515211)

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de traiter ses demandes de changement de statut et d'autorisation de travail. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour "salarié" de M. B... avait été adressée par voie postale, alors que la procédure applicable, telle que définie par les articles R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exigeait une présentation personnelle au guichet. Par conséquent, la demande étant irrecevable, le requérant n'était pas fondé à solliciter la délivrance d'un récépissé ou une injonction de traitement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2515329(TA13-2515329)

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la sanction d’exclusion temporaire de fonctions de dix-huit mois infligée à un agent technique par la métropole Aix-Marseille-Provence. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, déloyauté dans l’administration de la preuve, absence de caractérisation des faits, disproportion de la sanction, non-cumul des sanctions) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la condition de l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’étant pas remplie, la requête a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA13-2515637(TA13-2515637)

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante américaine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un document provisoire de séjour. Le juge des référés a estimé que le silence gardé par le préfet pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de titre de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle il ne pouvait faire obstacle. En conséquence, la demande a été rejetée, sans préjudice des voies de droit ouvertes contre ce rejet tacite.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2515924(TA13-2515924)

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait la suppression d'une mention sur son relevé d'information intégral du permis de conduire et l'annulation d'une décision 48 SI. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le permis de conduire du requérant étant valide et son capital de points intact. Il relève également que la décision contestée a été retirée, bien que ce retrait ne soit pas définitif, et que les conclusions y afférentes font obstacle à l'exécution d'une décision administrative. En revanche, l'Etat est condamné à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA13-2600001(TA13-2600001)

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 31 décembre 2025 fixant le pays de destination de son éloignement, consécutif à une interdiction définitive du territoire prononcée par un tribunal judiciaire. Le tribunal a relevé d'office que les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour étaient inexistantes, le préfet n'ayant pris qu'une décision relative au pays de destination. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés par M. C... étant jugés inopérants ou non fondés. Cette décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA13-2600129(TA13-2600129)

Référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) – Tribunal administratif de Marseille – Désistement du requérant, M. B..., qui contestait la mise à exécution de son éloignement vers le Maroc – Donné acte du désistement pur et simple, aucune illégalité manifeste ni atteinte grave à une liberté fondamentale n’étant soulevée après ce retrait – Application de l’article L. 521-2 du CJA.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA13-2513552(TA13-2513552)

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 28 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte était manifestement infondé, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Elle a également écarté comme manifestement infondés les moyens relatifs à l'insuffisance de motivation et au défaut d'examen particulier, l'arrêté étant suffisamment motivé en droit et en fait. Enfin, le tribunal a jugé que le refus de délai de départ volontaire était justifié au regard des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne présentant pas de garanties de représentation suffisantes et ne justifiant pas d'une entrée régulière.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA13-2514691(TA13-2514691)

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B., ressortissant algérien, contestant l’arrêté préfectoral du 31 octobre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le juge a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et ne révélait aucun défaut d’examen particulier de sa situation. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation ont été écartés, faute de preuves suffisantes sur ses attaches en France. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.

Résumé IA