Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 183/2007
N° TA13-2600231(TA13-2600231)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à l'expiration prochaine de son récépissé et à la suspension de ses prestations sociales. Le juge estime que la seule suspension des prestations sociales, alors que Mme A... n'est pas en situation irrégulière, ne caractérise pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2600232(TA13-2600232)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Le Cimet et de la SAS Villes Nouvelles visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 31 décembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement pour quinze jours. Les requérantes invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté du commerce et de l'industrie, ainsi qu'à la liberté d'entreprendre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute de pièces comptables suffisantes démontrant une menace immédiate pour la pérennité des sociétés malgré la perte de chiffre d'affaires alléguée. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2600254(TA13-2600254)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Bouches-du-Rhône refusant d'enregistrer la demande d'admission au séjour de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé résidant irrégulièrement en France depuis 2018 et ne justifiant pas d'une perte imminente de son emploi. En conséquence, la requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2305368(TA13-2305368)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., agent de nettoiement, qui demandait réparation des préjudices subis suite à une chute en service le 9 décembre 2021. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la métropole d'Aix-Marseille-Provence, estimant que la demande préalable indemnitaire formée en cours d'instance avait régularisé la requête. Sur le fond, le tribunal a rappelé que l'allocation temporaire d'invalidité répare forfaitairement les pertes de revenus et l'incidence professionnelle, mais n'exclut pas une action en responsabilité pour obtenir réparation d'autres préjudices patrimoniaux ou personnels, ni une action de droit commun en cas de faute. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2307947(TA13-2307947)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de Mme B..., propriétaire du navire « Tant Mieux », qui sollicitait la condamnation de la métropole d’Aix-Marseille-Provence pour la destruction de son bateau, effectuée le 9 octobre 2020 après une mise en demeure pour abandon. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la métropole n’était pas engagée, car l’enlèvement et la destruction du navire, réalisés en application des articles L. 5141-1 et suivants du code des transports, étaient justifiés par l’état d’abandon prolongé du navire et le danger ou l’entrave qu’il présentait. La solution retenue est donc le rejet de la requête indemnitaire de Mme B..., sans faire droit à ses demandes de réparation, d’astreinte ou de frais de justice.
N° TA13-2506634(TA13-2506634)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 31 décembre 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait un titre de séjour à Mme D... C..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure substantiel : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour avant de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour, alors que la requérante justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2516689(TA13-2516689)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé suspension de M. A... contre la décision « 48 SI » du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu du très grand nombre d’infractions commises sur une longue période, révélant un comportement dangereux contraire à l’intérêt public de la sécurité routière. La demande a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2600005(TA13-2600005)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'exécution d'une décision du département des Bouches-du-Rhône réclamant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 912,16 euros. Le requérant invoquait l'urgence liée à sa précarité financière et un doute sérieux sur la légalité de la dette, déjà reconnue infondée. Le juge estime que l'urgence n'est pas établie faute d'éléments probants fournis par le demandeur, et rejette la requête par ordonnance sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2513461(TA13-2513461)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le classement sans suite d’une procédure disciplinaire engagée à son encontre par l’administration des douanes. Le juge a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que la lettre du 27 octobre 2025 informant l’intéressé de l’engagement de la procédure constituait un acte préparatoire insusceptible de recours, et qu’il n’appartenait pas au juge de l’excès de pouvoir d’ordonner un tel classement. La solution retenue repose sur les articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative relatifs à la recevabilité des recours.
N° TA13-2600181(TA13-2600181)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille concerne un litige relatif à la passation d’un marché public d’études géotechniques pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2030. La société requérante, évincée, demandait la communication d’informations et l’annulation de la procédure. Le tribunal a estimé que la question de la compétence de la Cour Administrative d’Appel de Marseille, en application de l’article R. 311-4 du code de justice administrative, présentait une difficulté particulière. En conséquence, il a transmis le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État pour qu’il règle cette question de compétence.
N° TA13-2600212(TA13-2600212)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui demandait la reprise immédiate des parloirs avec un détenu, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie familiale, en raison du refus de l'administration pénitentiaire de lui accorder des parloirs sans décision écrite ni motivation depuis le 10 décembre 2025. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car la situation perdurait depuis près d'un mois sans que Mme B... ne justifie de circonstances particulières nécessitant une intervention dans les 48 heures. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2300973(TA13-2300973)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de Mme A..., assistante familiale, qui sollicitait le versement d'une indemnité de départ à la retraite sur le fondement de l'article R. 422-21 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a jugé que ces dispositions, qui prévoient une indemnité en cas de rupture du contrat de travail après l'entrée en jouissance d'une pension, ne s'appliquent qu'en cas de licenciement et non en cas de départ volontaire à la retraite. En l'espèce, Mme A... ayant elle-même sollicité sa mise à la retraite, elle ne pouvait bénéficier de cette indemnité.
N° TA13-2302547(TA13-2302547)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de M. A..., agent territorial, contestant plusieurs arrêtés du maire de Fos-sur-Mer relatifs à son maintien en congé de maladie ordinaire, son placement en disponibilité d'office, et le refus de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie, ainsi que le refus de protection fonctionnelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., considérant notamment que la décision de refus d'imputabilité au service n'était pas entachée d'irrégularité et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°87-602 du 30 juillet 1987.
N° TA13-2303659(TA13-2303659)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de Mme C..., fonctionnaire de la commune de Marseille, qui sollicitait 20 000 euros en réparation des préjudices résultant de l'absence de fixation de son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et du non-versement d'une allocation temporaire d'invalidité (ATI) suite à plusieurs accidents de service. Le tribunal a considéré que la commune l'avait suffisamment informée de ses droits à l'ATI et qu'elle n'avait pas présenté de demande préalable d'ATI dans les délais requis. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 824-1 du code général de la fonction publique et le décret n°2005-442 du 2 mai 2005.
N° TA13-2303807(TA13-2303807)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation du département des Hautes-Alpes à l’indemniser pour des préjudices liés à la gestion de son avancement de carrière. La requérante soutenait que des erreurs fautives dans la qualification de ses échelons l’avaient privée d’une chance d’avancement depuis 2014. Le tribunal a jugé que les agents contractuels et les fonctionnaires sont placés dans des situations distinctes, et que Mme A... ne pouvait pas se prévaloir des dispositions statutaires applicables aux fonctionnaires pour contester sa rémunération contractuelle. En conséquence, la faute du département n’a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
N° TA13-2305092(TA13-2305092)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la société Ardagh Metal Packaging France. Celle-ci contestait des avis de sommes à payer émis par l'OFII pour l'embauche de travailleurs étrangers, sur le fondement de l'article L. 436-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le fait générateur de la taxe est la délivrance de l'autorisation de travail, et non l'embauche effective ou le fait que les salariés étaient employés par des sociétés britanniques. Les moyens d'erreur de fait et de droit ont donc été écartés.
N° TA13-2305463(TA13-2305463)
Le Tribunal administratif de Marseille annule le titre de recette émis le 28 juillet 2020 par la commune de Marseille réclamant à Mme C... un trop-perçu de 3 129,37 euros. La décision retient que l'arrêté fondant ce titre a été retiré, privant ainsi le titre de recette de base légale. Le tribunal écarte également l'argument de la commune sur la prescription, estimant que le litige est distinct. La solution s'appuie sur les articles L. 711-6 du code général de la fonction publique et 37-1 de la loi du 12 avril 2000.
N° TA13-2305802(TA13-2305802)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., rédactrice territoriale, qui demandait l'annulation d'un blâme infligé par le département des Bouches-du-Rhône. La sanction était fondée sur son absence non justifiée à deux convocations médicales obligatoires pour la reprise de ses fonctions. Le juge a estimé que les faits étaient établis et constituaient un manquement au devoir d'obéissance hiérarchique, justifiant une sanction du premier groupe prévue par le code général de la fonction publique. La décision retient que le blâme était proportionné à la faute commise.
N° TA13-2305907(TA13-2305907)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 3 avril 2023 par lequel le maire de Carry-Le-Rouet avait infligé un blâme à Mme B..., attachée territoriale, pour avoir consulté et imprimé l'arrêté de mutation de son supérieur hiérarchique. Le tribunal a reconnu la matérialité des faits et leur qualification de manquement au devoir de discrétion professionnelle, prévu à l'article L. 121-7 du code général de la fonction publique. Cependant, il a jugé la sanction disproportionnée, faute de diffusion du document ou de conséquences avérées pour la vie privée ou l'image de la commune. La solution retenue est l'annulation de la sanction pour erreur d'appréciation de sa proportionnalité.
N° TA13-2506821(TA13-2506821)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle expirée et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B... s'étant maintenu irrégulièrement sur le territoire après l'expiration de son titre de séjour.