Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 188/2007
N° TA13-2515148(TA13-2515148)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B..., ressortissante algérienne, afin d'obtenir les mesures nécessaires pour déposer une demande de renouvellement de certificat de résidence. Le préfet des Bouches-du-Rhône a fait valoir que le dossier de la requérante avait été débloqué, lui permettant désormais d'effectuer sa demande. En l'absence de contestation de Mme B..., le juge a constaté qu'elle avait obtenu satisfaction en cours d'instance. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA13-2515588(TA13-2515588)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant algérien, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. Le juge a rappelé que la condition d'urgence est présumée remplie en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour. Il a également examiné l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence régulière et prolongée de l'intéressé en France depuis 2014. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a appliqué les dispositions du code de justice administrative et les stipulations de la Convention européenne.
N° TA13-2515611(TA13-2515611)
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne une demande de suspension d'un arrêté municipal de retrait d'un permis de construire tacitement accordé, présentée par Mme B... sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de justifier de manière suffisamment probante ses difficultés financières alléguées. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés quant à la légalité de la décision de retrait.
N° TA13-2515988(TA13-2515988)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B..., ressortissant tunisien, visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour née du silence du préfet des Bouches-du-Rhône. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la délivrance de récépissés successifs permettait au requérant de justifier de la régularité de son séjour et de poursuivre son activité professionnelle, sans que la décision contestée ne lui cause un préjudice grave et immédiat. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent la délivrance de documents provisoires durant l'instruction d'une demande de titre de séjour.
N° TA13-2516235(TA13-2516235)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 23 octobre 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône avait ordonné l'expulsion du territoire français de M. C..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et que le moyen tiré de l'absence de menace grave et actuelle pour l'ordre public, au sens des articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette solution a été retenue en raison de l'ancienneté des condamnations pénales du requérant et de ses attaches familiales et personnelles en France.
N° TA13-2600137(TA13-2600137)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur demande de la commune de St André-les-Alpes, a ordonné une expertise d’un bâtiment situé au 120, impasse Notre-Dame, présentant un risque grave pour la sécurité publique. La solution retenue est la désignation d’un expert chargé de constater l’état du bâtiment, d’évaluer le caractère imminent ou manifeste du danger, et de proposer des mesures de nature à mettre fin au péril. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-9 et L. 511-19 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2600101(TA13-2600101)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge constate que le préfet des Bouches-du-Rhône a implicitement rejeté sa demande de changement de statut le 17 novembre 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. La mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision implicite de rejet, ce qui rend la requête manifestement mal fondée. L’ordonnance est rendue sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA13-2600042(TA13-2600042)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au travail, liberté d'aller et venir) en raison de la suspension de son contrat de travail et de son impossibilité de revenir d'Algérie. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, notamment car l'intéressée pouvait solliciter un visa de retour auprès des autorités consulaires françaises. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA13-2600021(TA13-2600021)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de Mme B..., ressortissante ukrainienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'un récépissé ou d'un titre de séjour étudiant. Le juge a constaté que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant trois mois sur sa demande, déposée le 20 avril 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 20 juillet 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision implicite, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans audience.
N° TA13-2516526(TA13-2516526)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 30 juin 2025 refusant le renouvellement de la carte de résident de M. B..., ressortissant tunisien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée en principe pour un refus de titre de séjour, n'était pas caractérisée en l'espèce, compte tenu des circonstances particulières de l'affaire. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 432-3 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2516411(TA13-2516411)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la société Serpe d’un référé précontractuel contestant la passation d’un marché de travaux paysagers par la société d’économie mixte Canal de Provence. Le juge a constaté que le pouvoir adjudicateur est une personne morale de droit privé et que le contrat en cause est un contrat de droit privé, ne relevant pas de la compétence du juge administratif. En application de l’article 2 de l’ordonnance du 7 mai 2009, le contentieux de la passation de tels contrats relève du juge judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2515704(TA13-2515704)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’une requête en référé, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le requérant s’est désisté purement et simplement de son recours pour excès de pouvoir. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Par ordonnance du 7 janvier 2026, il a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA13-2514989(TA13-2514989)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait la délivrance d’un titre de séjour portant la mention « entrepreneur / profession libérale » alors qu’il exerçait une activité salariée et sollicitait un titre portant la mention « vie privée et familiale ». Le juge a constaté l’urgence et l’utilité de la mesure, le titre délivré ne correspondant pas à la situation professionnelle du requérant et faisant obstacle à son activité de salarié intérimaire. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à M. B... un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois, et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA13-2514906(TA13-2514906)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur demande du préfet des Bouches-du-Rhône, a enjoint à Mme et M. A..., ressortissants nigérians, d'évacuer le logement qu'ils occupent sans droit ni titre dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile, après le rejet définitif de leur demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement et du nombre de demandeurs d'asile en attente, et a considéré que l'expulsion ne méconnaissait pas les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a accordé un délai de six semaines pour quitter les lieux, sans faire droit à la demande de sursis à exécution jusqu'à un hébergement alternatif. La décision est fondée sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA13-2506389(TA13-2506389)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... B..., ressortissant brésilien, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 9 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que M. C... B..., entré en France en 2022 et marié à un compatriote également sous le coup d'une mesure d'éloignement, pouvait reconstituer sa cellule familiale au Brésil, et que son insertion professionnelle récente ne suffisait pas à justifier un droit au séjour. La requête a été rejetée, rendant sans objet la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire.
N° TA13-2403391(TA13-2403391)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 22 mars 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait retiré la carte professionnelle d'agent privé de surveillance de M. B..., sur le fondement de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. La juridiction a jugé que le CNAPS, qui n'a pas produit d'éléments en défense, n'a pas apporté la preuve des faits reprochés à M. B... ni démontré que son comportement était incompatible avec l'exercice de ses fonctions. En conséquence, la décision de retrait a été annulée pour erreur de fait et erreur manifeste d'appréciation.
N° TA13-2303979(TA13-2303979)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme G... née F..., adjointe territoriale du patrimoine, qui demandait la condamnation de la commune de Marseille pour harcèlement moral. La requérante n'a pas apporté d'éléments de fait suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 (repris à l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique). En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions indemnitaires, y compris celles relatives aux préjudices financier, moral et d'anxiété.
N° TA13-2303805(TA13-2303805)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. C..., brigadier-chef principal de police municipale à Aubagne, contestant son affectation d’un poste de chef de brigade à un poste de policier municipal au sein de la même unité "Nuit 2". Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence, de vice de procédure et de défaut de motivation, mais a retenu que cette mesure constituait une dégradation de sa situation professionnelle. Constatant que cette affectation faisait suite au refus de l'agent de modifier un procès-verbal, le tribunal a jugé qu'elle était en réalité une sanction disciplinaire déguisée, prise sans respect de la procédure disciplinaire. Par conséquent, la décision du 25 octobre 2022 et le rejet du recours gracieux ont été annulés, sur le fondement des principes généraux du droit disciplinaire de la fonction publique.
N° TA13-2208168(TA13-2208168)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme A... pour contester deux arrêtés de la maire d'Aix-en-Provence (20 mai et 4 novembre 2022) refusant un permis de construire pour la mise en conformité d'une maison et d'un garage. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles UC5, UC7 et UC12 du plan local d'urbanisme (PLU) et du plan de prévention des risques naturels. Le tribunal a joint les deux instances. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats ont porté sur l'application des articles R. 424-12 du code de l'urbanisme et du règlement du PLU, ainsi que sur une substitution de motif proposée par la commune concernant l'article UC12 relatif au stationnement des vélos.
N° TA13-2204348(TA13-2204348)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de la société DMP Corporation, qui demandait l’annulation de la décision du 25 octobre 2021 du Conseil supérieur du notariat (CSN) rejetant sa demande d’indemnisation. La société invoquait une faute du CSN liée à l’adoption d’une résolution illégale, annulée par le Conseil d’État le 5 mai 2021 pour incompétence, et soutenait avoir subi un manque à gagner et une atteinte à sa réputation. Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre la résolution et les préjudices allégués n’était pas établi, le préjudice financier résultant selon lui d’aléas économiques et des mesures liées à la pandémie de covid-19, et l’atteinte à la réputation n’étant pas démontrée. La demande d’expertise a également été rejetée, et la société a été condamnée à verser 1 500 euros au CSN au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.