Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 189/2007
N° TA13-2204190(TA13-2204190)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande d'indemnisation de commerçants et propriétaires de locaux situés rue de la Joliette, dont l'occupation a été interdite du 19 juin 2019 au 17 août 2020 en raison du risque d'effondrement des immeubles voisins rue de la Butte. Les requérants invoquaient une faute de la commune pour n'avoir pas agi plus tôt contre le péril et pour avoir mis un délai déraisonnable à le résorber, ou à défaut, une rupture d'égalité devant les charges publiques. La commune a rejeté toute responsabilité, arguant que les nouvelles pathologies étaient sans lien avec une procédure antérieure et que les retards étaient dus à des recours et à la nécessité d'un désamiantage. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité et que les préjudices invoqués ne présentaient pas un caractère anormal et spécial justifiant une indemnisation sur le fondement de la rupture d'égalité devant les charges publiques.
N° TA13-2202216(TA13-2202216)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de la 2ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme C... et de la SCI Valberando contre la délibération du conseil municipal de Colmars-les-Alpes du 17 janvier 2022 déléguant le droit de priorité à l’EPF PACA, ainsi que contre la décision subséquente de l’EPF PACA du 18 janvier 2022 exerçant ce droit sur des parcelles. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’auteur de l’acte, l’erreur manifeste d’appréciation et la non-conformité du projet à l’article L. 300-1 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
N° TA13-2109547(TA13-2109547)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D..., infirmier à l'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille (AP-HM), qui contestait son placement en position d'absence irrégulière à compter du 21 avril 2021. Le tribunal a jugé que la décision du 9 juin 2021 était légale, la signataire disposant d'une délégation de compétence et les convocations médicales ayant été régulièrement notifiées à l'intéressé. Il a également estimé que l'absence à la contre-visite médicale justifiait le placement en absence irrégulière, sans que la sanction disciplinaire antérieure n'y fasse obstacle. La requête a été rejetée sur le fondement des dispositions de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 et du décret n°88-386 du 19 avril 1988.
N° TA13-2201353(TA13-2201353)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., premier surveillant pénitentiaire à la retraite, qui demandait l'annulation de la décision du 2 février 2022 refusant l'indemnisation de ses congés annuels non pris et la clôture de son compte épargne-temps. Le tribunal a rappelé que, selon le décret n°84-972 du 26 octobre 1984, un congé non pris ne donne lieu à aucune indemnité compensatrice, sauf autorisation exceptionnelle de report. Il a également précisé que, conformément à la directive 2003/88/CE et à la jurisprudence européenne, le droit au report des congés pour cause de maladie est limité à quatre semaines et à une période de quinze mois, ce que le requérant n'a pas démontré. En conséquence, la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille a été jugée légale.
N° TA13-2203201(TA13-2203201)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., technicienne de laboratoire, qui contestait la décision du directeur général de l’AP-HM fixant la consolidation de son état de santé sans taux d’incapacité permanente partielle (IPP). Le tribunal a jugé que cette décision, prise sans saisine préalable de la commission de réforme ni avis de la Caisse des dépôts, ne lui faisait pas grief car elle n’évaluait pas son invalidité et ne la privait pas d’un droit à indemnisation. En conséquence, les conclusions en annulation pour excès de pouvoir ont été déclarées irrecevables, et l’ensemble des demandes de Mme A... ont été rejetées.
N° TA13-2205188(TA13-2205188)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI) d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir le remboursement par le centre hospitalier Édouard Toulouse des indemnités versées à une infirmière agressée par un patient, sur le fondement de l’article 706-11 du code de procédure pénale. En cours d’instance, l’hôpital a procédé au paiement de la somme demandée de 15 816,25 euros. Le tribunal a constaté que les conclusions indemnitaires du FGTI étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné le centre hospitalier à verser 1 500 euros au FGTI au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2301907(TA13-2301907)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme H... et son époux d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant d’une faute médicale lors d’une intervention chirurgicale à l’hôpital de la Conception (AP-HM). La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’AP-HM, estimant que le délai de recours contentieux n’était pas opposable faute de preuve de la date de réception de la décision de rejet. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais les textes appliqués incluent le code de la santé publique, le code de la sécurité sociale et le code de justice administrative.
N° TA13-2302026(TA13-2302026)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., un surveillant pénitentiaire, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident survenu le 25 juillet 2022. La juridiction a relevé d'office que la requête était tardive, car le recours gracieux formé le 30 octobre 2022 n'était pas accompagné de la preuve de son envoi, ce qui n'a pas permis de proroger le délai de recours contentieux de deux mois. En conséquence, la requête, enregistrée le 28 février 2023, a été jugée irrecevable. Cette décision est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative.
N° TA13-2302227(TA13-2302227)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E... contestant son arrêté de révocation pris par le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, estimant que le chef du service commun des laboratoires disposait d’une délégation de signature régulière. Il a ensuite jugé qu’il appartenait au juge de vérifier si les faits reprochés constituaient des fautes de nature à justifier la sanction, sans se prononcer sur le fond du dossier dans cet extrait. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005.
N° TA13-2306733(TA13-2306733)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D..., médecin gynécologue contractuel, qui contestait sa suspension conservatoire de deux mois prononcée par la directrice du centre hospitalier d’Arles le 2 juin 2023. Le tribunal a jugé que la décision de suspension, prise dans l'intérêt du service sur le fondement de l'article R. 6152-371 du code de la santé publique, n'avait pas à être motivée. Il a estimé que les faits graves et vraisemblables rapportés par une patiente, décrivant des examens gynécologiques sans gants et des gestes à caractère potentiellement sexuel, justifiaient légalement cette mesure conservatoire. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA13-2400269(TA13-2400269)
Le Tribunal Administratif de Marseille a jugé que la responsabilité de l'Assistance publique – hôpitaux de Marseille (AP-HM) était engagée en raison d'une faute médicale lors de l'ostéosynthèse de Mme B... le 31 mai 2016, ayant entraîné un cal décalé nécessitant une reprise chirurgicale. L'AP-HM ne contestant pas sa responsabilité, le tribunal a procédé à l'évaluation des préjudices subis par la requérante, dont la consolidation a été fixée au 31 décembre 2019. La solution retenue est une condamnation de l'AP-HM à indemniser Mme B... pour ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, incluant notamment l'assistance tierce personne temporaire et le déficit fonctionnel permanent. Cette décision s'appuie sur l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui fonde la responsabilité pour faute des établissements de santé.
N° TA13-2400773(TA13-2400773)
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne le recours de M. C... A..., agent hospitalier, contre son admission à la retraite d'office pour invalidité et sa radiation des cadres par le centre hospitalier de Martigues. Le requérant invoque notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, l'absence de saisine préalable du conseil médical et de la CNRACL, ainsi qu'une erreur d'appréciation sur l'impossibilité de reclassement. Le tribunal, après avoir examiné les moyens, a rejeté la requête en s'appuyant sur les dispositions des décrets n° 88-386 du 19 avril 1988 et n° 2003-1306 du 26 décembre 2003. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA13-2501517(TA13-2501517)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours en excès de pouvoir de M. C..., infirmier à l'AP-HM, contre une sanction d'exclusion de 18 mois (dont 6 avec sursis). Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'une insuffisance de motivation, estimant que la décision attaquée précisait les textes applicables et les motifs de la sanction. Il a également écarté le moyen fondé sur la violation du droit de se taire, en application de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, au motif que la sanction ne reposait pas de manière déterminante sur les propos tenus par l'agent lors de la procédure disciplinaire.
N° TA13-2506177(TA13-2506177)
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 4 octobre 2024, a constaté que le préfet des Bouches-du-Rhône n’avait pas procédé au réexamen de la demande de titre de séjour de M. B... dans le délai d’un mois imparti, ni délivré une autorisation provisoire de séjour de manière continue et effective. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a donc ordonné au préfet de procéder au réexamen sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de délivrer un récépissé autorisant le travail dans l’attente, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. L’État a également été condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA13-2506318(TA13-2506318)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que M. E... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis dix ans, comme l'exige le 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien pour obtenir un titre de séjour de plein droit. Par conséquent, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur de fait ont été rejetés, confirmant la légalité de la décision préfectorale.
N° TA13-2506319(TA13-2506319)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant vietnamien, contestant un arrêté préfectoral du 24 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. S'agissant de la décision d'éloignement, le juge a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de son séjour irrégulier, de l'absence de démarche de régularisation, de son activité professionnelle non autorisée et de son interpellation pour usage de faux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA13-2506320(TA13-2506320)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... E..., ressortissant vietnamien, contestant l'arrêté préfectoral du 24 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que le requérant, bien que présent depuis 2020, s'était maintenu irrégulièrement sans chercher à régulariser sa situation, et que son insertion professionnelle ne suffisait pas à caractériser une atteinte excessive à ses droits.
N° TA13-2506321(TA13-2506321)
Le Tribunal Administratif de Marseille, dans sa 7ème chambre, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant arménien, qui contestait le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le préfet. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et la loi du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs.
N° TA13-2506322(TA13-2506322)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l’arrêté préfectoral du 4 février 2025 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise par l’article 6 de l’accord franco-algérien. Il a également écarté les moyens liés à son état de santé et à l’absence de menace pour l’ordre public, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA13-2506323(TA13-2506323)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 janvier 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, estimant que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour faute pour le requérant de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.