Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 41/2007
N° TA13-2604471(TA13-2604471)
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension en référé d'une décision fixant la date de consolidation médicale et le taux d'incapacité d'une fonctionnaire. Le juge estime la requête irrecevable, car non accompagnée de la requête au fond, et constate l'absence de caractère d'urgence, la décision attaquée ne mettant pas fin à la prise en charge de l'agent. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2604050(TA13-2604050)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'injonction urgente d'un agent du ministère de la justice visant la régularisation de sa situation administrative et le versement de son traitement. Le juge a estimé que le requérant, bien que faisant état d'une perte financière, n'avait pas apporté d'éléments concrets (comme des relevés bancaires) démontrant l'urgence caractérisée exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande au titre de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
N° TA13-2603194(TA13-2603194)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu la présomption d'urgence, prévue par la jurisprudence pour ce type de décision, et a suspendu l'exécution du refus. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2512733(TA13-2512733)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 22 août 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour et enjoignant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur un chiffre d'affaires ancien pour nier la réalité de l'activité commerciale du requérant, ressortissant algérien. En application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence portant la mention "commerçant" dans un délai d'un mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA13-2510542(TA13-2510542)
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que l'arrêté contesté est suffisamment motivé et que la situation personnelle et familiale de la requérante, notamment l'absence de preuve d'un séjour habituel et d'une contribution à l'entretien de ses enfants, ne justifie pas la délivrance d'un titre au titre de l'article 8 de la CEDH ou de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA13-2510072(TA13-2510072)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que les conditions du contrôle d'identité ne sont pas de la compétence du juge administratif pour apprécier la légalité de la mesure d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA13-2509792(TA13-2509792)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 20 février 2025 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision contestée était suffisamment motivée, au sens des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoquées. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes d'injonction ont été rejetées.
N° TA13-2508614(TA13-2508614)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'éloignement. La juridiction estime que l'arrêté n'est pas entaché d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et que l'obligation de quitter le territoire ne méconnaît pas l'article 8 de la CEDH, au regard de l'absence de preuve d'une résidence stable et d'intégration suffisante en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA13-2508603(TA13-2508603)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante nigériane, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 11 juin 2025 rejetant sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le mémoire en défense de la préfecture était recevable et a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence du signataire, en relevant l'existence d'une délégation de signature régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA13-2403539(TA13-2403539)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait réparation pour une fouille intégrale subie en détention. Le tribunal a jugé que la mesure, prise dans le cadre d'une procédure de contrôle systématique justifiée par les impératifs de sécurité, ne constituait ni une faute de l'administration ni un traitement dégradant. La décision s'appuie sur les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA13-2402233(TA13-2402233)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête du groupement pastoral de l'Oulette visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant une autorisation d'exploiter des alpages. La juridiction estime irrecevable la demande de communication d'un procès-verbal administratif, faute de saisine préalable de la CADA, et écarte les moyens au fond, notamment en relevant que l'avis de la commission départementale d'orientation de l'agriculture n'est pas conforme. La décision s'appuie sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA13-2312213(TA13-2312213)
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus initial du ministre des armées d'agréer la résiliation du contrat d'engagement d'un sous-officier. La juridiction a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation, celle-ci étant devenue sans objet suite à l'agrément ultérieur de la résiliation par une décision du 2 juillet 2024. En revanche, elle a rejeté la demande d'indemnisation de l'intéressé, considérant que les conditions de mise en jeu de la responsabilité de l'État n'étaient pas établies, et a appliqué les dispositions du code de la défense et du code de justice administrative.
N° TA13-2309426(TA13-2309426)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un détenu visant l'annulation d'une sanction disciplinaire de cinq jours de cellule. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant la compétence des autorités, la composition de la commission de discipline et le respect des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, en particulier ses articles R. 234-1, R. 234-3 et R. 234-14, et considère que les éventuels vices de procédure n'ont pas privé l'intéressé d'une garantie essentielle.
N° TA13-2302687(TA13-2302687)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes d'une fonctionnaire visant à annuler des décisions modifiant son régime de congé de maladie et la plaçant en disponibilité d'office, ainsi qu'un titre de perception. La juridiction a jugé que les décisions administratives n'étaient entachées ni d'incompétence, ni d'erreur manifeste d'appréciation, et que la procédure suivie, notamment la saisine du conseil médical, était régulière au regard des dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986. Le tribunal a également estimé que le titre de perception contesté était légal.
N° TA13-2210631(TA13-2210631)
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi par un syndicat national, a jugé irrecevable un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une circulaire rectorale fixant les modalités d'attribution d'une bonification indiciaire pour les infirmiers scolaires. Le tribunal a estimé que le syndicat, de ressort national, n'avait pas d'intérêt à agir contre un acte administratif à portée strictement locale. La décision s'appuie sur les articles L. 2131-1 et L. 2132-3 du code du travail définissant l'intérêt collectif des syndicats.
N° TA13-2209908(TA13-2209908)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement d'une parcelle en terrain cultivé ou non bâti à protéger au titre de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme. La juridiction a jugé que le conseil municipal, en adoptant la délibération approuvant le plan local d'urbanisme, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni méconnu les dispositions du code de l'urbanisme. Elle a considéré que le classement contesté était justifié par la nécessité de préserver des continuités écologiques et des éléments identitaires du paysage, conformément aux articles L. 151-19 et L. 151-23 du code de l'urbanisme.
N° TA13-2209503(TA13-2209503)
Le sujet principal est une demande d'indemnisation suite à un licenciement illégal d'un assistant d'éducation contractuel. Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a reconnu la responsabilité de l'État pour faute, engageant son obligation de réparer intégralement le préjudice causé par la décision illégale de licenciement pour abandon de poste. La juridiction a rejeté les conclusions à fin d'annulation mais a retenu le principe d'une indemnisation, dont le montant sera liquidé dans une expertise ultérieure, en application des principes généraux du droit de la responsabilité de la puissance publique et des dispositions du code général de la fonction publique.
N° TA13-2201180(TA13-2201180)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté municipal s'opposant à la déclaration préalable pour l'édification d'un portail. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour signer l'arrêté contesté et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en s'opposant aux travaux pour des motifs de sécurité publique. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.
N° TA13-2200492(TA13-2200492)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de son permis de construire. Le tribunal a jugé que l'arrêté municipal était légal, notamment en écartant le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, celle-ci agissant en vertu d'une délégation régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de l'urbanisme.
N° TA13-2200826(TA13-2200826)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par un syndicat de copropriétaires contestant le refus de la maire d'Aix-en-Provence de délivrer un certificat de conformité pour des travaux de ravalement. Le tribunal a rejeté la requête du syndicat, considérant que l'arrêté municipal de refus était légal, notamment au regard des prescriptions de l'architecte des Bâtiments de France et des règles de protection du patrimoine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code général des collectivités territoriales.