40 021 décisions disponibles — page 51/2002
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à un ressortissant algérien ayant déposé une demande de renouvellement de titre de séjour par voie dématérialisée. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles R. 431-2 et R. 431-15-1) ainsi que l'article L. 521-3 du code de justice administrative. L'ordonnance est assortie d'une astreinte de 50 euros par jour en cas de non-exécution dans le délai imparti de dix jours.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un récépissé autorisant le travail à un ressortissant étranger ayant sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, fondant sa décision sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a prononcé une astreinte en cas de non-exécution et mis une somme à la charge de l'État au titre des frais de procédure.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), rejette la demande de M. A... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "talent - salarié qualifié". Le juge reconnaît l'urgence due à l'interruption de son séjour régulier et de son droit au travail, mais estime qu'aucun des moyens soulevés (dont la méconnaissance présumée de l'article L. 421-9 du CESEDA) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne pouvait pas ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour mettre en œuvre une solution de substitution permettant le dépôt d'une demande de titre de séjour par une bénéficiaire de la protection subsidiaire, confrontée à des dysfonctionnements du téléservice ANEF. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a rejeté la requête. Il a estimé que la requérante, qui n'avait pas préalablement sollicité l'accompagnement physique prévu par les textes, ne démontrait pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier une injonction en référé. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles"), article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et son arrêté d'application du 1er août 2023 (définition des modalités d'accompagnement et de la solution de substitution au téléservice ANEF).
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande en référé précontractuel de la société ADX groupe, qui contestait la procédure de passation d'un marché public de la commune de Marseille pour manquement aux obligations d'information. Le juge a estimé que la commune avait régularisé la situation en communiquant, avant l'audience, les motifs détaillés du rejet et les caractéristiques des offres retenues, satisfaisant ainsi aux exigences des articles R. 2181-3 et R. 2181-4 du code de la commande publique. La demande de condamnation de la commune aux dépens a également été écartée.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une sanction disciplinaire (un mois d'exclusion sans traitement) infligée à un agent territorial. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la perte de rémunération, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la sanction, notamment quant à sa proportionnalité par rapport à l'avis du conseil de discipline. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la sanction a été ordonnée.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme C... demandant l'attribution d'un logement adapté. La juridiction relève que la requête est devenue sans objet, Mme C... ayant signé un bail pour un logement répondant à ses besoins en octobre 2024, entraînant la radiation de sa demande. Cette décision de non-lieu à statuer est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A..., qui demandait l'attribution d'un logement adapté. La juridiction relève que le requérant a signé un bail pour un tel logement en juillet 2024, rendant sa demande sans objet. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans cette situation.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction de la clinique Saint-Martin. Cette décision fait suite à la délivrance, postérieure à l'introduction du recours, du permis de construire modificatif par le maire de Marseille, ce qui a rendu ces conclusions sans objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne néanmoins la commune à verser 1 200 euros à la clinique au titre des frais de l'instance, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un ressortissant étranger demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et la délivrance d'une carte de séjour. Le juge estime que le moyen principal, fondé sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est irrecevable car il n'est assorti d'aucune précision ou pièce permettant d'en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur les pouvoirs de rejet par ordonnance prévus à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de communication du dossier médical d'un défunt par un centre hospitalier. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, considérant que l'établissement avait déjà transmis l'intégralité du dossier en sa possession au requérant en octobre 2025, et que ce dernier ne démontre pas en quoi la communication serait incomplète. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative concernant l'irrecevabilité manifeste et rappelle le cadre légal de l'article L. 1110-4 du code de la santé publique relatif à l'accès au dossier médical après le décès.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que ce refus, au regard des liens familiaux stables et anciens du requérant (mariage et deux enfants nés en France), portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé les arrêtés préfectoraux du 9 avril 2025 refusant un titre de séjour et prononçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour à l'encontre de deux ressortissants albanais. Le juge a retenu que l'arrêté était insuffisamment motivé, notamment en ne justifiant pas pourquoi la situation des requérants ne permettait pas la délivrance d'un titre de séjour, et qu'il n'établissait pas la compétence de son signataire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé d'une étudiante algérienne demandant l'injonction au préfet de délivrer un document provisoire de séjour ou de statuer sur son renouvellement. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois sur sa demande, formulée en septembre 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet au plus tard en janvier 2025. La solution s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ainsi que sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative qui interdit au juge des référés de faire obstacle à une telle décision.
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de référé-liberté concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était caractérisé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet d'attribuer un logement social à un demandeur reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande du requérant et enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à son logement, considérant que l'État est tenu à une obligation de résultat. La radiation ultérieure de la demande pour absence de renouvellement ne libère pas l'administration de son obligation, car elle ne résulte pas d'une renonciation ou d'un comportement fautif du demandeur. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (droit au logement opposable - DALO).
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le juge a constaté que la requête, constituée uniquement de pièces, ne contenait ni écritures exposant des moyens ni conclusions. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui permettent le rejet des requêtes irrecevables ne respectant pas les conditions de forme essentielles.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence le requérant, M. B..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas proposé de logement adapté dans le délai légal, malgré une décision de priorité de la commission de médiation. La solution est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose une obligation de résultat à l'administration.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de loger Mme B... dans un délai de quatre mois. Le juge a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas proposé d'offre adaptée dans le délai légal, malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la situation de la requérante. La solution est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent une obligation de résultat à l'autorité préfectorale.