40 021 décisions disponibles — page 58/2002
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise concernant des inondations récurrentes affectant une propriété à Jausiers, susceptibles d'être liées à des travaux communaux. Le juge a fait droit à la demande d'expertise en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour éclairer une future action en responsabilité. En revanche, il a rejeté la demande de provision sur les frais d'instance dirigée contre la commune, au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur demande d'une salariée. Le juge a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, pour évaluer les préjudices liés à une maladie professionnelle reconnue. L'expertise vise à établir le lien entre les pathologies et l'activité professionnelle, ainsi qu'à quantifier l'ensemble des préjudices subis.
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de référé-liberté concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a suspendu l'exécution de la décision de rejet. Il a considéré que l'urgence était caractérisée par la situation de précarité et d'irrégularité, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le juge a rejeté la demande de suspension concernant le refus de renouvellement, estimant l'absence d'urgence caractérisée et de doute sérieux sur la légalité, notamment au regard de l'article L. 423-7 du CESEDA. En revanche, il a déclaré irrecevables les conclusions visant l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et la fixation du pays de destination, ces mesures étant insusceptibles de recours en référé-suspension en vertu des articles L. 722-7 et L. 722-8 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour et son assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prenant ces mesures, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a également considéré que le refus d'accorder un délai de départ volontaire et la durée de l'interdiction de retour étaient légaux et proportionnés.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en annulation d'un demandeur d'asile contre le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que le refus, motivé par un dépôt tardif de la demande d'asile sans motif légitime, était légal et ne portait pas atteinte aux droits fondamentaux du requérant. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l'article L. 551-15, et sur la directive européenne 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'une décision de transfert vers l'Espagne et d'une assignation à résidence d'une demandeuse d'asile mauritanienne. La juridiction estime que le préfet n'a pas méconnu les dispositions du règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013) ni du code de l'entrée et du séjour des étrangers, considérant que la requérante n'a pas démontré l'existence d'attaches familiales en France au sens de ce règlement. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée comme étant sans objet.
Sujet principal : Demande de suspension en urgence d'une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de carte de séjour et de délivrance d'une carte de résident. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante dispose d'un récépissé de demande de titre de séjour lui permettant de travailler, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet n'est établi. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions de délivrance des titres de séjour.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que les modalités de contrôle (présentations quotidiennes) étaient proportionnées et nécessaires à la préparation de l'éloignement. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'un renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, titulaire d'une attestation de prolongation d'instruction, ne justifiait pas d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ce document lui permettant de séjourner régulièrement en France. La demande d'injonction de délivrer un document provisoire et la demande de provision ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un ressortissant comorien visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que l'obligation de se présenter deux fois par jour, bien que dépassant la fréquence standard, constituait une modalité de contrôle divisible de la mesure principale. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'expertise et de provision présentée par une requérante invoquant un accident sur la voie publique. Le juge estime que la matérialité des faits n'est pas établie, le certificat médical produit étant antérieur à la date de la chute alléguée, ce qui ne permet pas de caractériser un lien de causalité avec la gestion de la voirie par la commune d'Aix-en-Provence. En application des articles R. 532-1 et R. 541-1 du code de justice administrative, les demandes sont donc rejetées et la requérante est condamnée à une amende de 500 euros pour recours abusif.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'un étudiant algérien demandant l'injonction au préfet de délivrer un document provisoire pendant l'instruction du renouvellement de son titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai de 90 jours prévu par l'article R. 422-5 du CESEDA. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision, la requête est jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant congolais visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de séjour pour poursuivre son stage. Le juge constate que le silence gardé par la préfecture au-delà du délai de 90 jours a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de renouvellement, en application des articles R. 426-17 et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Ordonner la délivrance du récépissé ferait obstacle à l’exécution de cette décision, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de notifier une décision de titre de séjour et de le convoquer pour sa remise. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, car le requérant, titulaire d'un document provisoire valable et ne sollicitant pas un renouvellement, ne justifiait pas de circonstances particulières. La requête a été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par une requérante demandant l'attribution d'un logement social après avoir été reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le tribunal a constaté que l'État, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, n'avait pas satisfait à son obligation de résultat de proposer une offre de logement adaptée dans le délai légal. Par conséquent, il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder au logement de la requérante et a ordonné son hébergement dans l'attente de cette attribution effective.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d’instruction pour son titre de séjour. Le juge a considéré qu’une décision implicite de rejet était née au terme du délai de quatre mois prévu à l’article R. 432-1 du CESEDA, faisant obstacle à la mesure sollicitée. La requête a donc été jugée mal fondée et rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant une injonction au préfet pour statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. L'ordonnance sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision, la requête a été jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de M. A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'**urgence** particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas d'une expulsion imminente de son logement ni d'une absence totale de ressources. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, ressortissant nigérian, ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante, notamment au regard de sa situation familiale, ses enfants mineurs résidant en France avec leur mère titulaire d'un titre de séjour régulier. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.