40 021 décisions disponibles — page 59/2002
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un détenu qui sollicitait une injonction pour obtenir un régime alimentaire adapté à ses allergies. Le juge a estimé que la perte de poids alléguée, au vu des éléments médicaux du dossier, ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour sauvegarder une liberté fondamentale. La requête a donc été jugée irrecevable sur ce fondement, sans examen au fond de la légalité des conditions de détention.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de M. D... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, car les requérants n'établissaient pas de refus, carence ou inertie de l'administration constitutive d'une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Rejet d'une requête en excès de pouvoir pour irrecevabilité manifeste, en raison de son caractère incompréhensible. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de jugement). **Solution retenue** : La requête est rejetée par ordonnance, car elle ne contient aucun exposé des faits et moyens compréhensible, ce qui la rend irrecevable. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes et au pouvoir de rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en matière d'excès de pouvoir, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande de remise de dette par la CAF et à obtenir cette remise. Le tribunal a constaté que la créance litigieuse, relative à un indu d'allocation de logement sociale, avait été intégralement remboursée par le requérant avant le jugement, rendant ainsi sa demande sans objet. La décision s'appuie sur les principes généraux de la procédure contentieuse administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en contentieux de l'aide sociale, a annulé le refus du conseil départemental des Bouches-du-Rhône de délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention « stationnement » à la requérante. Le juge a estimé, en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, que l'état de santé de la dame (pathologies douloureuses, prothèses de hanche et déplacement à l'aide d'une béquille) répondait aux critères légaux d'une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement. La juridiction a donc substitué sa propre appréciation à celle de l'administration et a enjoint au département de délivrer la carte.
**Sujet principal** : Annulation d'une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'une demandeuse d'asile. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de reconduite à la frontière). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision attaquée, considérant qu'elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la vulnérabilité particulière de la requérante (enceinte et accompagnée de deux enfants mineurs, sans ressources ni hébergement stable). **Textes appliqués** : Articles L. 551-16 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs à la motivation des décisions et à l'évaluation de la vulnérabilité.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... C... visant à annuler son arrêté d'assignation à résidence du 26 février 2026. La juridiction a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône était compétent, que la décision était suffisamment motivée et que la mesure était justifiée par la perspective raisonnable d'un transfert vers la Roumanie au titre du règlement Dublin. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 751-2, et a prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur deux requêtes en excès de pouvoir visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux ordonnant le transfert vers la Croatie et l'assignation à résidence de deux demandeurs d'asile turcs. Le tribunal a prononcé leur admission provisoire à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Il a ensuite constaté un non-lieu à statuer sur le fond, les décisions attaquées ayant été retirées par le préfet avant le jugement.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’injonction faite au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née au terme du délai de quatre mois prévu par l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, et que l’injonction sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision. La requête est jugée irrecevable en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et que la délivrance d'un récépissé ne faisait pas obstacle à cette décision. La requête a donc été jugée mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de carte de résident. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la mesure sollicitée (l'injonction de délivrer une attestation) ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet déjà intervenue. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et l'article L. 522-3 du même code (rejet pour absence d'urgence ou demande mal fondée). Le rejet implicite de la demande de titre de séjour est né en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délai de quatre mois).
Le Tribunal administratif de Marseille rejette une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre au préfet de statuer sur une demande de titre de séjour et de délivrer une attestation. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut, en principe, adresser d'injonction à l'administration ni se substituer à elle pour prendre une décision. La solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de recevabilité des recours.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a constaté un défaut de compétence territoriale, car le requérant résidait dans le département de l'Hérault à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Montpellier, juridiction territorialement compétente.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante au centre hospitalier de la Timone. Le juge a estimé que cette mesure était utile pour éclairer une future action en responsabilité, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expertise devra notamment déterminer l'existence éventuelle de fautes dans les soins et évaluer les préjudices subis.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre un arrêté préfectoral de fermeture administrative de son établissement. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle n'a pas été accompagnée d'une requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), s'est déclaré incompétent territorialement. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Bordeaux, au motif que le requérant résidait dans le département de la Gironde à la date de la décision attaquée. Cette solution d'incompétence et de transmission est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués en vertu de l'article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance une requête visant à être informé de l'état d'avancement d'une demande de titre de séjour et à en accélérer le traitement. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut, en principe, adresser d'injonction à l'administration ni se substituer à elle pour instruire un dossier. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de saisine de la juridiction.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. A... visant à contester un arrêté préfectoral de rejet de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction estime le recours manifestement irrecevable car il a été introduit hors du délai d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance est rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’une ressortissante marocaine visant à enjoindre au préfet d’instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née du silence de l’administration au terme du délai de quatre mois prévu par l’article R. 432-2 du CESEDA, faisant ainsi obstacle à la mesure sollicitée. La requête est jugée mal fondée et rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un nouveau récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande initiale a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La délivrance ultérieure de récépissés ne fait pas obstacle à cette décision implicite, et l'ordonnance ne peut donc faire obstacle à ce rejet tacite sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.