40 021 décisions disponibles — page 62/2002
**Sujet principal** : Recours en référé-suspension et en référé-liberté contre une décision universitaire invalidant une année de master 2. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension et les injonctions sollicitées. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision du jury universitaire, condition nécessaire pour prononcer la suspension. **Textes appliqués** : L'examen est principalement conduit sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui régit le référé-suspension et exige la réunion d'une condition d'urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Les arguments du requérant invoquant le code de l'éducation (notamment les articles R. 613-6 et L. 123-4-1) n'ont pas été retenus comme établissant un tel doute.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale, sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment étayés. La décision est prise sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes présentant de tels vices.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par un jeune majeur demandant une injonction au département des Bouches-du-Rhône pour bénéficier d'une mesure de protection. Le juge a constaté que le département avait pris des dispositions pour une prise en charge, rendant la demande principale caduque. La décision a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, mais n'a pas prononcé les injonctions sollicitées.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de Mme A... visant à obtenir la validation de sa candidature aux élections municipales. Le juge estime que la requérante ne justifie pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administratif pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté de reconduite à la frontière. Le juge a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et fondée sur un examen individualisé de sa situation, notamment au regard de la perte de sa protection subsidiaire et de son comportement constituant une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 611-1) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'un requérant visant à modifier, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, une précédente injonction faite au préfet pour lui délivrer une carte de résident provisoire. Le juge estime que le requérant ne justifie pas de l'existence d'un élément nouveau ou d'une inexécution nécessitant une nouvelle injonction assortie d'une astreinte. Les demandes relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais sont également rejetées, l'aide ayant déjà été accordée pour la procédure d'exécution.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé à M. A... dans un délai de 48 heures, sous astreinte. Le juge a considéré que la demande de titre de séjour (sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA) était complète et que l'urgence était caractérisée, notamment au regard du contrat d'apprentissage en cours du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête d'une ressortissante tunisienne demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur sa demande, déposée le 10 novembre 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 10 mars 2026. La solution s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précisant que la délivrance d'une attestation de prolongation ne fait pas obstacle à cette décision implicite.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en excès de pouvoir formée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que le moyen soulevé, une erreur manifeste d'appréciation liée à la durée de séjour, est manifestement insusceptible d'étayer la demande, faute de précisions suffisantes. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens manifestement infondés.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant n'a pas justifié, malgré une mise en demeure, de la date de dépôt de sa demande indemnitaire préalable auprès de la métropole Aix-Marseille-Provence, ce qui est une condition de recevabilité exigée par les articles R. 421-2 et R. 412-1 du code de justice administrative. Par conséquent, ses conclusions en annulation et en indemnisation sont irrecevables, et ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent être examinées en l'absence de recours préalable régulier contre une décision.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension en référé-liberté (article L. 521-1 du code de justice administrative) formée par un ressortissant sénégalais contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour ses enfants. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate justifiant une mesure suspensive, malgré l'allégation d'une séparation familiale prolongée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux conditions de l'urgence en matière de référé.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... comme irrecevable pour défaut de respect du délai de recours. La requérante contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire, mais n'a pas introduit son recours contentieux dans le délai d'un mois à compter de la notification, tel que prévu par les articles L. 911-1 et L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle provisoire ne régularise pas ce défaut de délai dans le cas d'espèce.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. La requête est jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge applique l'article L. 522-3 du même code pour rejeter une demande manifestement irrecevable sans instruction ni audience.
**Sujet principal** : Demande de mesures d'urgence visant à faire cesser des pratiques et conditions de traitement jugées illégales et attentatoires aux droits fondamentaux des étrangers aux postes de police aux frontières (PAF) de Menton et Montgenèvre. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, statuant en urgence, a rejeté la requête. Il a estimé que les requérants n'avaient pas démontré l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une injonction en référé, et que les mesures sollicitées relevaient davantage d'un contrôle de légalité classique que d'une urgence à prévenir un dommage imminent. **Textes appliqués** : La demande était fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté). Les arguments des requérants invoquaient notamment les articles L. 813-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 78-3 du code de procédure pénale, concernant les régimes de retenue.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui sollicitait son premier titre, n'a pas justifié de circonstances particulières caractérisant l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, faute d'avoir produit des éléments probants sur sa situation personnelle et financière. La demande est donc déclarée irrecevable pour défaut d'urgence.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un détenu sollicitant son retour en détention ordinaire pour garantir la continuité de ses soins. Le juge estime que le requérant n'a pas justifié de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une telle mesure. La requête est donc rejetée sans examen du fond, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, pour défaut de condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de l'infirmière contestant son déconventionnement par la CPAM. La juridiction estime que la décision attaquée est suffisamment motivée, que la procédure est régulière et que les manquements conventionnels reprochés (absence de transmission de bilans de soins infirmiers, facturations non conformes) sont établis. Le tribunal applique les dispositions de la convention nationale des infirmiers libéraux et de l'avenant n°6, ainsi que les règles de procédure prévues par le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de sa demande de carte de résident et demandait l'injonction d'en délivrer une. Le tribunal a jugé la requête tardive, considérant que le requérant avait eu connaissance de la décision implicite de rejet lors de la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle en novembre 2023, et qu'il avait dépassé le délai raisonnable d'un an pour contester. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit, notamment celui de sécurité juridique.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du préfet des Bouches-du-Rhône rejetant une demande de regroupement familial. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur l'absence d'une rambarde de sécurité dans le logement, n'était plus valable puisque le requérant avait prouvé l'installation de ce dispositif avant la décision préfectorale. La juridiction a appliqué les articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif au logement décent.
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'un récépissé pour une demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant mauritanien, a vu sa demande de titre de séjour rejetée implicitement par le silence gardé par la préfecture des Bouches-du-Rhône au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a jugé que ses conclusions en annulation et en injonction étaient devenues sans objet, tout en accordant à son avocate une somme au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.