Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 88/2007
N° TA13-2602947(TA13-2602947)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du retrait d'une habilitation aéroportuaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant saisi le juge près de treize mois après la décision litigieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA13-2603183(TA13-2603183)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas remplie. Le requérant, qui invoquait une carence anormalement longue de l'administration, n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation.
N° TA13-2603323(TA13-2603323)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une sanction disciplinaire sportive. Le requérant, un licencié sanctionné par la Fédération française de pétanque, n'a pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que les conséquences de la suspension de licence n'étaient pas suffisamment graves et immédiates pour justifier une mesure provisoire, conduisant au rejet de la requête selon l'article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2603333(TA13-2603333)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant sénégalais, ne démontrait pas l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, malgré la fin de son dernier récépissé. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge considérant que l'absence de titre de séjour régulier ne caractérisait pas en l'espèce une urgence justifiant la suspension.
N° TA13-2603587(TA13-2603587)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a fait droit à la demande de la SA SNCF Réseau en ordonnant une expertise. Le juge a désigné un expert pour constater sans délai l'état des lieux suite à l'effondrement d'un mur surplombant une voie ferrée à Cassis, avant des travaux de remise en état prévus le 9 mars 2026. Cette décision s'appuie sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de désigner un expert pour constater des faits susceptibles de donner lieu à un litige.
N° TA13-2603398(TA13-2603398)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'expulsion. Le juge estime que l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, condamné pour des faits graves et récents, n'est pas manifestement illégale au regard des exigences de l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2601152(TA13-2601152)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, s'est prononcé sur une question de compétence territoriale dans un recours en excès de pouvoir. La requérante contestait le refus de remise de dette d'un indu de prime d'activité notifié par la commission de recours amiable de la mutuelle sociale agricole Alpes-Vaucluse, dont le siège est à Avignon (Vaucluse). Le tribunal a déclaré son incompétence au profit du Tribunal administratif de Nîmes, en application des articles R. 351-3, R. 221-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, et a ordonné la transmission du dossier.
N° TA13-2602117(TA13-2602117)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait un refus d'indemnisation au titre de la loi du 23 février 2022 relative aux harkis, mais n'a pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure du tribunal. La juridiction a appliqué les articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui imposent la production de l'acte attaqué sous peine d'irrecevabilité.
N° TA13-2602810(TA13-2602810)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette une requête visant à faire constater des irrégularités dans une campagne électorale municipale et à enjoindre au juge de prendre des mesures pour garantir la neutralité des services publics. La juridiction estime que la demande, qui ne tend ni à l'annulation d'une décision ni à une condamnation pécuniaire, est irrecevable, car le juge administratif ne peut se substituer à l'administration par des injonctions à titre principal. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de recevabilité des recours et les pouvoirs du juge.
N° TA13-2603290(TA13-2603290)
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet d'instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la demande ne présente pas le caractère d'urgence requis, car un rejet implicite de la demande de renouvellement est né au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. La mesure sollicitée ferait ainsi obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA13-2603321(TA13-2603321)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une mère isolée avec deux jeunes enfants visant à obtenir une injonction d'hébergement d'urgence à l'encontre du département des Bouches-du-Rhône et, subsidiairement, du préfet. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, requises par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'étaient pas caractérisées en l'espèce. La décision s'appuie notamment sur le code de l'action sociale et des familles, considérant que la situation de la requérante ne justifiait pas une mesure d'injonction sous astreinte.
N° TA13-2603366(TA13-2603366)
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre au préfet d'enregistrer une demande de titre de séjour. Il juge la demande manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut, en principe, adresser d'injonction à l'administration ni se substituer à elle. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de recevabilité des recours.
N° TA13-2203531(TA13-2203531)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'une capitaine de police visant à annuler le refus de réviser son compte-rendu professionnel 2021 et ce compte-rendu lui-même. La juridiction a estimé que l'entretien professionnel, bien que d'une durée de 10 minutes, respectait les exigences légales, aucune durée minimale n'étant prévue par les textes applicables. La décision s'appuie principalement sur la loi du 11 janvier 1984 et les décrets du 28 juillet 2010 et du 9 mai 1995 relatifs à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'État et de la police nationale.
N° TA13-2206976(TA13-2206976)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté municipal d'opposition à sa déclaration préalable. Le juge estime que les travaux projetés, créant une emprise au sol supérieure à 20 m² et portant l'emprise totale au-delà de 150 m², étaient soumis à permis de construire en application des articles R. 421-14 et R. 431-2 du code de l'urbanisme. L'opposition du maire était donc légale, rendant inutile l'examen des autres moyens soulevés par la commune.
N° TA13-2209201(TA13-2209201)
Le Tribunal Administratif de Marseille a jugé irrecevable le recours en annulation dirigé contre l'avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France (ABF) et contre la décision implicite de rejet du préfet de région. Le juge a rappelé que ces actes ne constituent pas des décisions faisant grief susceptibles d'un recours pour excès de pouvoir direct, leur légalité ne pouvant être contestée qu'à l'appui d'un recours contre la décision finale d'opposition à la déclaration préalable. Les textes applicables sont les articles R. 423-54 et R. 424-14 du code de l'urbanisme, ainsi que l'article L. 621-32 du code du patrimoine.
N° TA13-2210593(TA13-2210593)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de permis de construire délivré par la commune. Le juge a estimé que le maire avait correctement appliqué l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), qui limite la longueur des constructions en limite séparative, une condition non remplie par le projet. La demande d'injonction et la condamnation aux dépens ont également été écartées.
N° TA13-2305183(TA13-2305183)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., un militaire détaché, qui contestait la décision de l'hôpital du pays salonais de mettre fin à son détachement et de refuser son intégration comme agent de maîtrise. Le tribunal a jugé que le détachement prévu par l'article L. 4139-1 du code de la défense pour un recrutement sans concours dans la fonction publique hospitalière était soumis à une période probatoire, dont l'échec justifiait légalement la décision de refus d'intégration. La juridiction a également rejeté les conclusions en injonction et les demandes de condamnations pécuniaires.
N° TA13-2308908(TA13-2308908)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation de la délibération municipale du 25 juillet 2023 approuvant une modification du PLU de Saint-Etienne-du-Grès. Il estime que les moyens soulevés par les requérants, notamment le vice de procédure lié à l'information des conseillers municipaux et l'irrégularité de l'enquête publique, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales, du code de l'environnement et du code de l'urbanisme.
N° TA13-2309002(TA13-2309002)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de l'hôpital du pays salonais mettant fin à son détachement et refusant son intégration comme agent de maîtrise. Le tribunal a jugé que le détachement prononcé en application de l'article L. 4139-1 du code de la défense pour un recrutement sans concours dans la fonction publique hospitalière était soumis à une période probatoire, dont l'échec justifiait légalement la décision contestée. Il a également considéré que la motivation de cette décision était suffisante et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA13-2402032(TA13-2402032)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation des ayants droit d'une patiente décédée après avoir quitté un établissement psychiatrique. La juridiction a estimé que le centre hospitalier Edouard Toulouse n'avait pas commis de faute dans la surveillance de la patiente, qui était en soins libres, et qu'aucun lien de causalité n'était établi entre la sortie de l'établissement et le décès. La décision s'appuie sur les articles L. 1142-1 et L. 3211-2 du code de la santé publique concernant la responsabilité pour faute des établissements de santé et le régime des soins psychiatriques libres.