40 021 décisions disponibles — page 87/2002
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'injonction urgente visant à faire supprimer un obstacle à la circulation sur un chemin rural. Le juge estime que le requérant n'a pas caractérisé de circonstances particulières justifiant une intervention dans le délai de 48 heures prévu par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, malgré l'existence d'un arrêt antérieur de la cour administrative d'appel reconnaissant l'illégalité de la situation. La demande est donc jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence spécifique.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir. Le juge estime que la demande, qui sollicitait simplement "un document valable", est manifestement irrecevable. Il rappelle, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, que sa saisine requiert normalement le recours contre une décision administrative précise et que le juge ne peut pas se substituer à l'administration pour prendre une mesure à sa place.
Sujet principal : Recours contre le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (9ème chambre, magistrat statuant seul). Solution retenue : Le tribunal a annulé la décision du conseil départemental des Bouches-du-Rhône du 16 octobre 2023 et a enjoint à l'autorité de délivrer la carte à la requérante. Il a jugé que son état de santé, caractérisé par une mobilité pédestre gravement réduite, répondait aux critères légaux d'attribution. Textes appliqués : Articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, et l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d'appréciation de la mobilité réduite.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a d'abord déclaré incompétent pour statuer sur les conclusions relatives à l'allocation adulte handicapé, relevant de la juridiction judiciaire. Sur le fond, il a jugé que l'état de santé de la requérante, notamment un périmètre de marche de 300 mètres, ne remplissait pas le critère légal d'un périmètre inférieur à 200 mètres exigé par l'arrêté du 3 janvier 2017, appliqué conjointement avec les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'un refus implicite de délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge statuant seul). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requérante, bien que souffrant de pathologies (diabète, asthme, maladie de Verneuil), n'apporte pas la preuve que son handicap réduit de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied selon les critères légaux, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide pour ses déplacements extérieurs. **Textes appliqués** : Articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, et l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d'attribution.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. et Mme C... visant l'annulation du refus de l'aide du Fonds de Solidarité Logement (FSL). Le juge a constaté que leur quotient familial dépassait le plafond de ressources fixé par le règlement intérieur métropolitain du FSL et que leur recours gracieux avait été irrégulièrement présenté par une assistante sociale. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement intérieur du FSL de la métropole Aix-Marseille-Provence.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune d'Allauch en désignant un expert pour évaluer un bâtiment présentant un risque pour la sécurité publique. Le juge a ordonné une expertise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, suivant la procédure de référé prévue aux articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, évaluer l'imminence du danger et proposer les mesures nécessaires pour y mettre fin.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette une requête en excès de pouvoir pour irrecevabilité manifeste. Le juge constate que la demande, présentée par Mme B... A..., ne contient pas l'exposé des conclusions, ce qui est une condition essentielle de saisine. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui permettent le rejet des requêtes irrecevables et définissent les mentions obligatoires d'une requête.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'un ressortissant nigérian visant à suspendre son refus d'entrée et son maintien en zone d'attente. Le juge a estimé que la décision administrative, fondée sur une interdiction de retour antérieure et une inscription au fichier Schengen, ne portait pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La solution s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et les articles L. 332-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré une carte de résident à la requérante, rendant sans objet les conclusions principales. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 500 euros à Mme B... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant le non-renouvellement de son contrat de travail dans une crèche municipale. La requérante n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation fondée sur l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et n'a pas justifié de l'impossibilité de le faire. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction de deux ans de suspension infligée à M. C... par la commission régionale d'appel disciplinaire de la Ligue Méditerranée de football. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de produire des éléments suffisants pour démontrer l'atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, sociale ou professionnelle. La décision s'appuie sur le code du sport et les règlements généraux de la fédération française de football.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a considéré que l'erreur matérielle sur le prénom du requérant dans l'arrêté était sans incidence sur sa légalité et que les moyens tirés d'une atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) étaient inopérants ou non assortis de précisions suffisantes. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur interrégional de la mer Méditerranée déclarant une marin inapte à la navigation, se déclare incompétent territorialement. Il estime que le litige, relatif à la législation régissant l’activité professionnelle de marin, relève de la compétence du tribunal administratif de Montpellier, en application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du CCAS de Marseille de lui accorder la gratuité des transports. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le tribunal avait déjà statué définitivement sur le même litige par un jugement du 11 décembre 2025. Les conclusions indemnitaires et à fin d'injonction ont également été rejetées, faute de réclamation préalable et en l'absence d'annulation de la décision contestée. Cette ordonnance a été prise sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne démontrant pas de conséquences graves et immédiates justifiant une suspension, malgré sa situation familiale et la présence d’un enfant hospitalisé. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’a été examiné au fond en raison de l’absence d’urgence caractérisée.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société WSE Restauration visant à suspendre un arrêté préfectoral de fermeture administrative de son établissement « Le Bellini » pour une durée de quinze jours. La société invoquait une atteinte grave à la liberté d’entreprendre et au commerce, ainsi qu’une perte financière de 40 000 euros. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière n’était pas remplie, faute d’éléments financiers démontrant une menace immédiate pour la pérennité de l’entreprise. La requête a été rejetée sans examen du fond, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Voute Virgo visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 31 décembre 2025 prononçant la fermeture administrative de son établissement pour trois mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société n'ayant pas produit de documents financiers et comptables suffisamment précis pour démontrer qu'elle ne pourrait faire face à ses obligations malgré la fermeture déjà en cours. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative et de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du sous-préfet d’Aix-en-Provence du 17 novembre 2025 lui ordonnant de quitter un logement occupé sans droit ni titre. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de sa requête. Par ordonnance du 27 février 2026, la présidente de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCI NB, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Saint-Victoret du 31 mai 2022 lui refusant un permis de construire modificatif pour surélever une construction existante. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté manquait en fait, la délégation de signature étant régulière. Il a également écarté le moyen de détournement de pouvoir, faute de preuve. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sur le fondement des articles L. 600-4-1 du code de l'urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.