2 702 décisions disponibles — page 10/136
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par le préfet d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée en juillet 2023 contre Mme B..., pour non-enlèvement de matériels entreposés sur une parcelle à Sainte-Anne. Le préfet s’est désisté de sa requête après avoir constaté la cessation de l’infraction, Mme B... justifiant d’une autorisation d’occupation temporaire délivrée par la commune en 2024. Par ordonnance du 23 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Martinique, saisi par le préfet d’une demande de liquidation d’astreinte pour inexécution d’un jugement ordonnant la démolition d’une construction sur le domaine public maritime, a donné acte du désistement du préfet. Ce désistement est intervenu après que le contrevenant a justifié de la cessation de l’infraction et de l’obtention d’une autorisation d’occupation délivrée par la commune. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement pur et simple.
Le Tribunal administratif de la Martinique a été saisi par le préfet d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de M. A... pour occupation illicite du domaine public. Le préfet s’est désisté de sa requête après que le contrevenant a justifié de la démolition des constructions et de la remise en état de la parcelle. Par ordonnance du 23 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de M. A... tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d’une demande de suspension de l’exécution d’un permis de construire délivré à la société Groupe Talimo pour la construction de six villas, ainsi que du refus implicite du maire du Lamentin de retirer ce permis. Les requérants, voisins du projet, invoquaient l’urgence liée au début des travaux et un doute sérieux sur la légalité du permis, en raison d’une fraude alléguée du pétitionnaire sur la largeur réelle de l’impasse d’accès. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A... B... contre un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal se déclare incompétent territorialement, car le requérant était retenu au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, situé en Seine-et-Marne. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le dossier est transmis au tribunal administratif de Melun, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val d’Oise obligeant M. B... à quitter le territoire français, se déclare incompétent. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention, soit le tribunal administratif de Melun. Par conséquent, le dossier est transmis à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui contestait un courriel l'informant de sa non-admissibilité. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas l'exposé des faits et moyens ni l'énoncé des conclusions, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La décision précise que ce rejet n'empêche pas un nouveau recours régulier.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de Mme A... tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2023 et 2024. La requérante contestait l'imposition de deux conteneurs installés sur son terrain par un locataire, les qualifiant d'installations mobiles non imposables. Le tribunal a jugé que ces conteneurs, équipés d'une toiture et de plots en béton, constituent des installations destinées à abriter des personnes ou des biens au sens de l'article 1381 du code général des impôts, et sont donc imposables. La solution retenue confirme l'assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B..., professeur, pour contester un courrier de la rectrice du 22 février 2024, qualifié d'avertissement, et demander réparation. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir, jugeant que ce courrier constituait une sanction disciplinaire faisant grief et non une mesure d'ordre intérieur, et que le délai de recours n'était pas opposable en raison du défaut d'information sur les voies et délais. Sur le fond, la décision ne précise pas la solution retenue par le tribunal concernant les moyens d'annulation et d'indemnisation soulevés par le requérant.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l’État pour des dysfonctionnements suite au vol de son véhicule. Le tribunal a estimé que la mise en fourrière du véhicule constituait une opération de police judiciaire, relevant de la compétence exclusive de l’autorité judiciaire, et non de la juridiction administrative. En conséquence, les conclusions indemnitaires fondées sur les irrégularités de cette mise en fourrière ont été déclarées irrecevables. Les textes appliqués incluent les articles L. 325-1 et R. 325-12 du code de la route, ainsi que le code de l’organisation judiciaire.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B..., professeure des écoles, a examiné sa demande de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2020 à 2022. La requérante contestait la remise en cause par l’administration de la déduction de frais réels, incluant des dépenses liées à son domicile (quote-part de 15,55 % pour un bureau), du mobilier, des fournitures pédagogiques, des frais de téléphonie et d’internet, ainsi que du matériel informatique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme B... ne justifiait pas du caractère nécessaire et exclusivement professionnel des dépenses engagées, ni de l’affectation d’une pièce distincte à son activité, conformément aux dispositions de l’article 83 du code général des impôts et à la doctrine administrative (BOI-RSA-BASE-30-50-30-30). La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications opérées par l’administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la société Clean garden, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt de 195 782 euros pour investissements productifs en outre-mer (article 244 quater W du code général des impôts). Le tribunal a jugé que le bénéfice de ce crédit d’impôt est subordonné au respect de l’obligation de dépôt des comptes annuels, et que la société ne justifiait pas avoir déposé ses comptes pour 2016, ni avoir respecté les délais pour les années 2017 à 2020. Il a écarté les arguments de la société sur le caractère non imputable des retards et sur la prétendue marge d’appréciation de l’administration, confirmant ainsi le refus de remboursement.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en plein contentieux, a été saisi par la société Roquigny d’une demande de condamnation de la commune de Saint-Pierre au paiement de 292 907,82 euros TTC, correspondant à deux situations de travaux impayées dans le cadre du lot n° 4 « couverture » du marché de rénovation de la cathédrale. La commune s’en est remise à la sagesse du tribunal. Le jugement a fait application des dispositions du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux marchés publics de travaux, issu de l’arrêté du 3 mars 2014, et a condamné la commune à verser les sommes dues, majorées des intérêts moratoires et des indemnités forfaitaires de recouvrement.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme A..., attachée principale d’administration, d’une demande d’indemnisation de 60 000 euros pour harcèlement moral qu’elle estimait subir de la part de sa supérieure hiérarchique depuis avril 2022. La juridiction a rejeté sa requête, considérant que les éléments présentés ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral au sens de l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique. Le tribunal a estimé que les agissements reprochés, notamment les courriels critiques sur son travail et ses absences, étaient justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. En conséquence, la responsabilité du centre régional des œuvres universitaires et scolaires des Antilles et de la Guyane n’a pas été engagée.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Carénantilles d’une demande d’indemnisation pour le non-paiement des redevances d’occupation du domaine public par la société Wenham Overseas limited, propriétaire du navire *Kewpie*, et pour la responsabilité de l’État suite à une réquisition de ce navire lors d’un épisode cyclonique. La requérante sollicitait la condamnation solidaire des deux parties à lui verser 161 202,69 euros, invoquant la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement des articles L. 2234-1 et L. 2234-17 du code de la défense, ainsi que la rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions de la société Carénantilles, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A..., adjointe administrative, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet de reconnaître un accident de service suite à une agression survenue le 15 février 2022. Le tribunal a relevé que la demande de reconnaissance d'accident de service, présentée le 13 mai 2024, était tardive au regard du délai de quinze jours prévu à l'article 47-3 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. En conséquence, le préfet était en situation de compétence liée pour refuser cette demande, rendant inopérants les moyens tirés du défaut de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de Mme C... contestant quatre titres exécutoires émis par le centre hospitalier du Marin pour un trop-perçu salarial total de 34 255,52 euros sur la période 2017-2020. La requérante invoquait notamment un vice de forme des titres, la prescription biennale de la créance et le bien-fondé de la dette, arguant d’un engagement de l’agence régionale de santé de maintenir sa rémunération. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que les titres exécutoires étaient réguliers, que la prescription quinquennale s’appliquait en l’absence de fraude, et que le trop-perçu était établi. En conséquence, la demande d’annulation des titres exécutoires et de décharge de la somme a été rejetée, de même que les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de l’association A... contre l’arrêté préfectoral du 16 janvier 2024 interdisant manifestations et rassemblements aux abords du hameau de la Pagerie (Trois-Îlets) pour un mois. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour l’association, de ressort national, de justifier d’un intérêt à agir, l’interdiction étant limitée à un périmètre restreint et ne soulevant pas de questions excédant les circonstances locales. La décision s’appuie sur les principes généraux de la recevabilité des recours en excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. A..., sapeur-pompier professionnel, d’une demande d’annulation du refus implicite du service d’incendie et de secours de la Martinique de lui accorder la protection fonctionnelle. Le requérant invoquait des faits de harcèlement moral, fondés sur l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique, et soutenait que sa hiérarchie avait porté atteinte à ses droits et à sa dignité. Le tribunal a rejeté l’exception de prescription quadriennale soulevée par le défendeur, la jugeant inopérante pour un recours en excès de pouvoir non indemnitaire. Il a ensuite rappelé que la protection fonctionnelle n’est pas due pour les différends entre un agent et son supérieur hiérarchique, sauf si les actes de ce dernier constituent des agissements de harcèlement moral.
Le Tribunal Administratif de la Martinique annule l'arrêté du 14 mai 2024 par lequel le maire du Vauclin s'est opposé à la déclaration préalable de la SARL Les Villas du Cap pour des travaux de réhabilitation. Le tribunal juge que l'arrêté constitue un retrait illégal d'une décision implicite de non-opposition née le 15 mai 2024, faute de respect de la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il estime également que le motif de refus tiré du défaut de qualité du pétitionnaire est infondé, la société justifiant d'un titre d'occupation sur la zone des cinquante pas géométriques. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 423-23 et R. 424-1 du code de l'urbanisme.