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Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B... contestant son assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour les années 2023 et 2024. Concernant l'année 2023, le juge a relevé que sa réclamation était tardive, car présentée après le délai du 31 décembre 2024 prévu à l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Pour l'année 2024, le tribunal a jugé inopérant l'argument selon lequel le paiement de la cotisation foncière des entreprises exonérerait de la taxe d'habitation, dès lors que Mme B... conservait la jouissance personnelle du logement meublé en dehors des périodes de location saisonnière, conformément aux articles 1407 et 1415 du code général des impôts. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par l'association Vigie Liberté pour suspendre un arrêté préfectoral autorisant la captation d'images par drones dans le centre-ville de Fort-de-France lors d'un procès sensible. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée. Il a considéré que la mesure, fondée sur les articles L. 242-4 et L. 242-5 du code de la sécurité intérieure, était justifiée par des risques de troubles à l'ordre public et proportionnée au regard de sa durée et de son périmètre. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 242-4 et L. 242-5 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2021. La requérante contestait la régularité de la notification de la proposition de rectification du 23 novembre 2023 et la qualification d'abandon de créance à caractère financier réintégré dans son résultat imposable. Le tribunal a jugé que la notification par messagerie sécurisée ESCALE au mandataire désigné constituait un mode de preuve offrant des garanties équivalentes, conformément aux articles L. 57 et R. 103-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de la Martinique a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le litige relatif à l’ARE, prestation relevant du régime d’assurance chômage, ressort de la compétence du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. E... J..., ressortissant vénézuélien, contestant l'arrêté préfectoral du 7 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue valide ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, de l'interdiction de retour d'un an et de la désignation du Venezuela comme pays de renvoi, en application des articles L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux du 14 août 2025 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le préfet a abrogé les décisions d’éloignement et de fixation du pays de renvoi. La requérante s’est ensuite désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à l’instance sans examiner le fond, sur le fondement des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. G... contestant l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de 30 jours et une interdiction de retour de 6 mois. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que la signataire de l'acte bénéficiait d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), compte tenu de sa situation. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la CEDH.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la SARL Martinique Agro Technologie, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements outre-mer au titre de l’article 244 quater W du code général des impôts. La société contestait l’exclusion de dépenses liées à l’hébergement de monteurs et à l’assemblage d’un réseau pneumatique. Le tribunal a jugé que les factures d’hébergement, non inscrites en immobilisations et comptabilisées en charges d’exploitation, ne constituaient pas des investissements productifs éligibles. La solution retenue confirme le bien-fondé de la décision de l’administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A..., gérante de la société New Vibe, qui contestait le refus de l’administration fiscale de lui accorder une aide pour les entreprises touchées par les troubles à l’ordre public de 2024 en Martinique. Le motif du rejet était que sa société n’était pas à jour de ses obligations déclaratives fiscales à la date limite fixée par le décret n°2025-776 du 7 août 2025. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par la requérante, notamment l’erreur d’appréciation, la méconnaissance du principe de proportionnalité et de sécurité juridique, étaient inopérants. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
Refus implicite de communication de vidéosurveillance par la ville d’Aix-en-Provence. Le Tribunal administratif de la Martinique se déclare incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Marseille. La solution retenue est un renvoi pour incompétence territoriale, fondé sur les articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise et d’injonction présentée par des agents de l’Office national des forêts (ONF) visant à faire constater la présence d’amiante dans leurs locaux et à ordonner le désamiantage. Le juge a estimé que la mesure d’expertise sollicitée était dépourvue d’utilité, dès lors que des diagnostics amiante complets avaient déjà été réalisés en décembre 2024, confirmant la présence d’amiante et conduisant au télétravail du personnel. Il a également rappelé qu’une expertise ne peut porter sur une question de droit, telle que l’appréciation de la conformité de l’administration à ses obligations légales de sécurité. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Litige relatif à un arriéré de pension alimentaire. Tribunal Administratif de la Martinique. Rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative, au profit de l'autorité judiciaire. Application des articles R. 222-1 du code de justice administrative, 373-2-2 du code civil et L. 582-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme B... A... et M. C... A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de leur demande de pension de réversion d’orphelin majeur infrime. En cours d’instance, l’administration leur a délivré les titres de pension sollicités. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la révision de sa note à l’épreuve d’admissibilité du concours de rédacteur territorial session 2025. Le juge a rappelé qu’il n’entre pas dans l’office du juge administratif de contrôler l’appréciation portée par un jury sur les compétences des candidats. La demande a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. C... d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la communication des déclarations de revenus de Mme A... B..., bénéficiaire d’une pension alimentaire, ainsi que l’annulation du refus implicite de l’administration et du refus du conciliateur fiscal. En cours d’instance, la direction régionale des finances publiques a remis en mains propres les documents demandés le 10 novembre 2025. Constatant que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B... contestant une contrainte de France Travail pour un indu d’allocation de solidarité spécifique (ASS) de 2 068,23 euros. La requérante soutenait ne pas avoir perçu les sommes, mais n’a fourni aucune pièce justificative, rendant son moyen insuffisamment précis. Son argument selon lequel elle était hors du territoire pendant la période concernée a été jugé inopérant. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donc rejeté la requête.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société exploitation agricole du Galion. Celle-ci contestait le refus partiel de l'administration fiscale de lui rembourser un crédit d'impôt investissement en Outre-Mer (CIOP) pour 2024, concernant des dépenses de salaires et d'achats internes jugées non éligibles. Le tribunal a estimé que les moyens invoqués par la société étaient inopérants, car elle ne contestait pas le motif de fond du refus et se prévalait à tort d'un agrément de principe qui ne préjugeait pas de l'éligibilité des dépenses. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A... qui contestait l'arrêté du maire du Gros-Morne la plaçant d'office en congé de longue maladie. La requérante invoquait notamment un détournement de pouvoir, une erreur sur les faits et un vice de procédure. Le juge a estimé que ces moyens étaient soit inopérants, soit non assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, soit fondés sur des faits insusceptibles de venir à leur soutien. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement irrecevables ou infondées.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme C... d’une demande de décharge des taxes foncières (2021-2023) et de la taxe d’habitation (2023) pour un bien situé à Sainte-Marie, au motif qu’elle avait renoncé à la succession de sa mère et n’était donc pas propriétaire. Le tribunal a rejeté la requête : d’une part, les conclusions relatives à la taxe d’habitation 2023 étaient irrecevables car cette imposition avait déjà fait l’objet d’un dégrèvement intégral avant l’introduction de la requête. D’autre part, la requérante, ayant figuré dans un acte de notoriété acquisitive de 1996, était réputée avoir tacitement accepté la succession, rendant sa renonciation de 2022 tardive et inopposable. En application du code général des impôts et du code civil, le tribunal a toutefois réduit le montant des taxes foncières dues à la seule quote-part de Mme C. dans l’indivision, soit 290 euros pour les trois années.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A..., inspecteur des finances publiques, qui contestait son compte-rendu d’entretien professionnel (CREP) pour l’année 2023. Le requérant invoquait notamment l’irrégularité de la procédure d’évaluation, un détournement de procédure, un manquement au principe d’impartialité et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des articles 55 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010. Par conséquent, la demande d’annulation du CREP, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.