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Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Constru Dom, qui contestait le rejet de sa demande d’aide financière par la DRFIP. Le juge a constaté que la demande avait été présentée après l’expiration du délai fixé par le décret n°2025-776 du 7 août 2025. Les arguments de la société, fondés sur sa bonne foi ou l’impact des troubles, ont été jugés inopérants pour contester ce motif de rejet. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B... épouse A..., qui contestait un blâme prononcé par la rectrice de l'académie de Martinique pour des faits de comportement violent envers sa supérieure hiérarchique. La juridiction a estimé que la requête ne comportait que des moyens insuffisamment précis ou manifestement infondés, ne permettant pas d'en apprécier le bien-fondé. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donc rejeté la demande par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A... demandant le dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2023 à 2025. Concernant l'année 2023, la réclamation préalable de M. A... a été jugée tardive, car présentée après le 31 décembre 2024, en violation de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Pour les années 2024 et 2025, la requête a été rejetée car elle ne contenait que des moyens d'ordre gracieux (faibles revenus, handicap, etc.) sans exposer de conclusions ou moyens juridiques recevables, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de l'intégralité de la requête pour irrecevabilité manifeste, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, est saisi par la société Aéroport Martinique-Aimé Césaire (SAMAC) d’une demande de condamnation provisionnelle de la société Air Antilles au paiement d’un arriéré de redevances d’occupation du domaine public et d’indemnités de recouvrement. Le juge des référés rejette la requête de la SAMAC, considérant que la créance relative aux factures de titres de circulation et de parking, relevant de relations de droit privé avec un service public industriel et commercial, échappe à la compétence de la juridiction administrative. Pour le surplus des redevances d’occupation, le juge estime que la demande se heurte à des contestations sérieuses, notamment sur l’étendue des surfaces occupées sans titre, et ne présente donc pas un caractère non sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de salariés de l'Office national des forêts demandant le désamiantage de leur siège et l'interdiction de leur présence dans les locaux. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit à la protection de la santé en raison de la présence d'amiante. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation étant connue de longue date et ne présentant pas de péril imminent nécessitant une intervention sous 48 heures. La requête a été rejetée par ordonnance motivée.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société caribéenne de l’audition d’une demande en décharge de suppléments d’imposition d’un montant de 269 420 euros. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total de cette somme, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté par ordonnance qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de la société tendant au remboursement de ses frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par le préfet d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de M. et Mme B... pour non-exécution d’une démolition ordonnée sur la parcelle A 351 aux Trois-Ilets. Le préfet s’est désisté de sa requête après que les contrevenants ont justifié de démarches auprès de l’Agence des 50 pas géométriques, qui a émis un avis favorable à la cession de la parcelle. Par ordonnance du 23 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, ainsi que du désistement des époux B... de leurs conclusions au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. et Mme C... d'une demande de condamnation du centre hospitalier universitaire de la Martinique (CHUM) à leur verser un capital décès suite au décès de leur fille, agent titulaire. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a jugé que le capital décès constitue une prestation du régime spécial de sécurité sociale relevant du contentieux général de la sécurité sociale, dont la connaissance appartient au juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique annule la décision du 26 mars 2024 par laquelle le rectorat a rejeté la demande de détachement de Mme B..., professeure des écoles, vers l’enseignement secondaire. Le tribunal retient que cette décision, notifiée par courriel, ne comporte ni signature ni mention lisible du prénom, nom et qualité de son auteur, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. La solution est fondée sur ce vice de forme, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.
Litige individuel d’un militaire (Mme B...) contestant le refus d’attribution de l’indemnité d’installation dans un département d’Outre-mer. Le Tribunal Administratif de la Martinique se déclare incompétent territorialement en application de l’article R. 312-12 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu d’affectation de l’agent. Constatant que l’intéressée était affectée à Brest (Finistère), il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Rennes sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant l’annulation partielle de la délibération du 18 juillet 2023 du conseil municipal de Fort-de-France approuvant la révision du plan local d’urbanisme, qui classait leur parcelle en zone naturelle. Le tribunal a relevé d’office la tardiveté des conclusions à fin d’annulation, la délibération ayant fait l’objet d’une publicité régulière. Les moyens soulevés, notamment les vices de procédure (concertation, information des conseillers municipaux) et l’erreur manifeste d’appréciation, ont été écartés comme non fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme A..., kinésithérapeute, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis du fait de la suspension de son activité professionnelle, sans traitement, en application de la loi du 5 août 2021 instaurant une obligation vaccinale. La requérante invoquait la responsabilité de l’État du fait des lois, pour atteinte au droit de propriété et à la vie privée, ainsi que la rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que la suspension était légalement fondée sur les dispositions de la loi du 5 août 2021 et des décrets pris pour son application, et qu’aucune faute de l’État ni préjudice anormal et spécial n’étaient établis.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de la décision du maire de Fort-de-France refusant de réaliser des travaux de réparation d'un mur de soutènement longeant la route de l'Union. Le tribunal a jugé que la route de l'Union, bien que cadastrée au nom d'une association syndicale et non de la commune, ne pouvait être qualifiée de voie publique, empêchant ainsi de considérer le mur comme un accessoire du domaine public communal. En conséquence, l'entretien de l'ouvrage n'incombe pas à la commune, et la décision de refus est légale. La requête a été rejetée, incluant les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la SA AGM Holding, société mère d’un groupe fiscal, qui contestait des rehaussements d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2017. Ces rehaussements faisaient suite à la remise en cause de plusieurs provisions, notamment pour dépréciation d’un fonds de commerce, pour entretien et travaux, et pour dépréciation de stocks de pièces détachées. Le tribunal a jugé que la provision pour dépréciation du fonds de commerce n’était pas justifiée, faute de démontrer une dépréciation irréversible, et que les autres provisions ne remplissaient pas les conditions de l’article 39 du code général des impôts. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. D... et Mme C... contestant l'arrêté préfectoral du 5 octobre 2021 portant transfert de leur parcelle H 1474 dans le domaine public communal. Les requérants soutenaient que la parcelle n'était pas ouverte à la circulation publique au sens de l'article L. 318-3 du code de l'urbanisme et que le transfert portait une atteinte disproportionnée à leur droit de propriété. Le tribunal a jugé que le transfert était légal, considérant que la voie était effectivement ouverte à la circulation publique et que l'atteinte au droit de propriété n'était pas disproportionnée au regard de l'intérêt général. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 318-3 du code de l'urbanisme et l'article 17 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d’une demande de suspension de l’exécution d’un permis de construire délivré à la société Groupe Talimo pour la construction de six villas, ainsi que du refus implicite du maire du Lamentin de retirer ce permis. Les requérants, voisins du projet, invoquaient l’urgence liée au début des travaux et un doute sérieux sur la légalité du permis, en raison d’une fraude alléguée du pétitionnaire sur la largeur réelle de l’impasse d’accès. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la SARL Caroli, qui sollicitait la restitution d’un crédit d’impôt pour investissements outre-mer (CIOP) d’un montant de 180 645 euros au titre de l’exercice 2022. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas les conditions de l’article 244 quater W du code général des impôts, car elle n’avait pas respecté l’obligation de dépôt de ses comptes annuels au greffe du tribunal de commerce à la date de réalisation de l’investissement, comme l’exige l’article L. 232-22 du code de commerce. La régularisation intervenue après la demande initiale de remboursement a été jugée insuffisante pour ouvrir droit au crédit d’impôt. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. et Mme B..., qui demandaient la suspension d'un permis de construire délivré à une société pour six villas, ainsi que du refus implicite de le retirer. Les requérants invoquaient l'urgence en raison du début des travaux et un doute sérieux sur la légalité du permis, fondé sur une prétendue fraude du pétitionnaire concernant la largeur de la voie d'accès. La commune du Lamentin a contesté l'intérêt à agir des requérants et l'existence d'une fraude, faisant valoir que le permis était assorti de prescriptions garantissant la conformité au plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A... contestant trois avis de saisies à tiers détenteur émis pour le recouvrement d'une somme de 9 141,23 euros. La requérante soutenait que ces avis étaient des doubles d'actes précédents pour lesquels un échéancier avait été accordé, mais elle n'a fourni aucun justificatif de ses paiements. Le tribunal a considéré que ce moyen n'était pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par le préfet d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée en juillet 2023 contre Mme B..., pour non-enlèvement de matériels entreposés sur une parcelle à Sainte-Anne. Le préfet s’est désisté de sa requête après avoir constaté la cessation de l’infraction, Mme B... justifiant d’une autorisation d’occupation temporaire délivrée par la commune en 2024. Par ordonnance du 23 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.