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Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné les recours de M. A..., sergent de sapeurs-pompiers volontaires, contestant son arrêté de suspension conservatoire du 17 décembre 2024 (modifié le 26 février 2025) et son arrêté de résiliation d'engagement pour motif disciplinaire du 9 avril 2025. Le tribunal a joint les deux requêtes. S'agissant de la suspension, il a jugé que l'administration avait commis une erreur d'appréciation, la faute grave n'étant pas établie, et a annulé cet arrêté. Concernant la résiliation de l'engagement, le tribunal a estimé que la sanction était disproportionnée par rapport aux faits reprochés et l'a également annulée. La décision s'appuie sur les articles R. 723-39 et suivants du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en plein contentieux, a été saisi par la société Roquigny d’une demande de condamnation de la commune de Saint-Pierre au paiement de 292 907,82 euros TTC, correspondant à deux situations de travaux impayées dans le cadre du lot n° 4 « couverture » du marché de rénovation de la cathédrale. La commune s’en est remise à la sagesse du tribunal. Le jugement a fait application des dispositions du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux marchés publics de travaux, issu de l’arrêté du 3 mars 2014, et a condamné la commune à verser les sommes dues, majorées des intérêts moratoires et des indemnités forfaitaires de recouvrement.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la société Clean garden, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt de 195 782 euros pour investissements productifs en outre-mer (article 244 quater W du code général des impôts). Le tribunal a jugé que le bénéfice de ce crédit d’impôt est subordonné au respect de l’obligation de dépôt des comptes annuels, et que la société ne justifiait pas avoir déposé ses comptes pour 2016, ni avoir respecté les délais pour les années 2017 à 2020. Il a écarté les arguments de la société sur le caractère non imputable des retards et sur la prétendue marge d’appréciation de l’administration, confirmant ainsi le refus de remboursement.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Carénantilles d’une demande d’indemnisation pour le non-paiement des redevances d’occupation du domaine public par la société Wenham Overseas limited, propriétaire du navire *Kewpie*, et pour la responsabilité de l’État suite à une réquisition de ce navire lors d’un épisode cyclonique. La requérante sollicitait la condamnation solidaire des deux parties à lui verser 161 202,69 euros, invoquant la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement des articles L. 2234-1 et L. 2234-17 du code de la défense, ainsi que la rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions de la société Carénantilles, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A..., adjointe administrative, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet de reconnaître un accident de service suite à une agression survenue le 15 février 2022. Le tribunal a relevé que la demande de reconnaissance d'accident de service, présentée le 13 mai 2024, était tardive au regard du délai de quinze jours prévu à l'article 47-3 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. En conséquence, le préfet était en situation de compétence liée pour refuser cette demande, rendant inopérants les moyens tirés du défaut de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi en référé précontractuel par la société Marlink, a pris acte du désistement de cette dernière. La société contestait le rejet de son offre pour le lot n°5 « Accès internet par satellite » d’un marché public de télécommunications, en raison de doutes sur la régularité de l’offre de l’attributaire. La collectivité territoriale de Martinique ayant déclaré la procédure sans suite pour motif d’intérêt général le 10 décembre 2025, le juge a constaté que la requête était devenue sans objet. Il a donc donné acte du désistement et prononcé un non-lieu à statuer, sans tenir d’audience.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A... contestant son avis de taxe foncière pour 2025. La requérante invoquait une insuffisance de motivation des coefficients appliqués et une erreur sur le calcul des surfaces de son habitation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’insuffisance de motivation était manifestement infondé et que les autres moyens n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement infondées.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A... contre le refus du CNPAS de lui délivrer une carte professionnelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des éléments concrets sur sa situation professionnelle et financière. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Caraïbe de commerce (SOCACO) dirigée contre une décision du 9 juillet 2025 de la commission de discipline du CNAPS lui infligeant un blâme et une pénalité financière de 3 000 euros. La requête a été jugée tardive, car introduite le 11 décembre 2025, soit au-delà du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, alors que la décision attaquée, notifiée le 2 septembre 2025 avec mention des voies et délais de recours, était régulièrement opposable. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de Mme B... qui demandait de contraindre la caisse d'allocations familiales à régulariser sa demande d'aide au logement. Le juge constate que la demande est en cours de traitement et qu'aucune décision de refus n'a été prise, rendant les conclusions irrecevables. La requête est rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du 17 novembre 2025 par laquelle le préfet de la Martinique avait prolongé l'assignation à résidence et l'obligation de pointage de M. C..., ressortissant haïtien. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas démontré de diligences suffisantes pour organiser l'éloignement de l'intéressé, rendant ainsi l'exécution de la mesure d'éloignement dépourvue de perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur l'absence de preuve de démarches concrètes de la part de l'administration, malgré la situation sécuritaire en Haïti invoquée par le requérant.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la SARL A.V. Curam, qui contestait un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement de taxes foncières (2020-2022). La société invoquait notamment la prescription des créances pour 2020 et 2021 sur le fondement de l'article L. 173 du livre des procédures fiscales, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car l'action en recouvrement était régie par l'article L. 274 du même code, dont le délai de quatre ans n'était pas expiré. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge de l'obligation de payer et des conclusions indemnitaires.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B... contestant une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique (ASS) de 10 155,28 euros. Le juge a estimé que l’argument du requérant, fondé sur son incapacité à rembourser la dette, était inopérant car il ne portait pas sur le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. La décision a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la commune du Lorrain de trois requêtes (n° 2400623, 2400778 et 2500016) visant à contester des titres de recettes émis par la communauté d’agglomération du pays nord Martinique pour le recouvrement d’attributions de compensation négatives. La commune invoquait notamment l’illégalité de la délibération fondant ces titres, l’absence de signature et de motivation, ainsi que des atteintes à ses principes budgétaires. En cours d’instance, la commune du Lorrain s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de ses requêtes. Par conséquent, le tribunal a donné acte de ce désistement, constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les demandes.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé l'arrêté du 20 juin 2025 par lequel le préfet avait refusé un titre de séjour à Mme A..., ressortissante haïtienne, et l'avait obligée à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur le fait que le réexamen de sa demande d'asile était toujours pendant devant l'OFPRA, ce qui faisait obstacle à l'obligation de quitter le territoire en application des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a également annulé la décision d'interdiction de retour, par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire.
Le Tribunal Administratif de la Martinique annule l'arrêté du 11 avril 2025 par lequel le préfet refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant haïtien, et l'obligeait à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de 5 ans. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur un simple signalement pour violences conjugales pour caractériser une menace à l'ordre public, sans preuve de poursuites pénales. Cette annulation est prononcée sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, annule la décision implicite de rejet du centre hospitalier Maurice Despinoy refusant de communiquer à M. B... l'avis de la commission départementale des soins psychiatriques (CDSP). Le tribunal juge que cet avis constitue un document administratif communicable à l'intéressé en vertu des articles L. 300-2 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'aucune exception légale, notamment le secret médical, ne s'oppose à sa communication. Il enjoint au centre hospitalier de transmettre le document sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai d'un mois. Les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Martinique annule la décision implicite de la commune de Fort-de-France refusant de communiquer à M. B... la délibération du 29 juin 2004 autorisant la cession d’une parcelle. Le juge estime que ce document administratif, relevant de l’article L. 2121-26 du code général des collectivités territoriales et des articles L. 300-2 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l’administration, ne fait l’objet d’aucune restriction de communication. Il enjoint à la commune de transmettre la copie de la délibération dans un délai d’un mois et condamne celle-ci à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Docavifrance d'une demande en décharge d'impositions supplémentaires d'un montant de 240 824 euros pour l'année 2017. L'administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement total de cette somme en cours d'instance, le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Les conclusions accessoires de la société, présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code, ont été rejetées comme irrecevables faute d'être chiffrées.
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de Mme G... contestant l'arrêté préfectoral du 12 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, estimant que M. C..., directeur de la réglementation, bénéficiait d'une délégation de signature régulière du préfet. Les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sont également rejetés.