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Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A..., qui demandait qu’il soit ordonné au maire de Sainte-Luce de reclasser sa parcelle en zone N2. Le juge a estimé que ces conclusions, présentées comme une injonction principale sans être dirigées contre une décision administrative préalable, étaient manifestement irrecevables en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, le moyen soulevé par le requérant, selon lequel le maire aurait reconnu une erreur de zonage, a été jugé insuffisamment étayé et fondé sur des faits ne pouvant soutenir son argumentation. La requête a donc été rejetée sur le fondement des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête indemnitaire de Mme D... A... et autres, qui demandaient réparation du préjudice résultant du décès de M. B... A... imputé au Campus Caraïbéen des Arts. La requête a été jugée prématurée car, à la date de l'ordonnance, aucune décision expresse ou implicite de l'administration n'était intervenue sur leur demande préalable d'indemnisation, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans inviter les requérants à une nouvelle régularisation.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B... contestant la taxe sur les logements vacants pour l’année 2025. La solution retenue est fondée sur l’irrecevabilité manifeste de la requête, car le requérant n’a pas présenté de réclamation préalable auprès de l’administration fiscale, comme l’exige l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. En l’absence de cette démarche obligatoire, le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, rejette la requête de l’association William Ramin qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Fort-de-France. La requête est jugée manifestement irrecevable car l’association n’a pas précisé le fondement juridique de son référé, n’a pas introduit de requête au fond en annulation comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative, et n’a invoqué ni urgence ni atteinte grave à une liberté fondamentale. La décision est fondée sur les articles L. 522-3 et L. 511-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A..., aide-soignant, qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire de Martinique pour carence fautive face à un harcèlement moral et pour des irrégularités dans la gestion de son congé de longue durée. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, la demande indemnitaire préalable du 28 novembre 2023 ayant fait naître une décision implicite de rejet le 28 janvier 2024, et le recours contentieux n'ayant été introduit que le 16 septembre 2024, soit au-delà du délai de deux mois. Il a rappelé que ce délai court dès la naissance de la décision implicite, sans qu'un accusé de réception soit nécessaire pour les agents publics, en application des articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de M. B..., ingénieur territorial, qui contestait le calcul de son allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) et demandait le paiement de salaires et de frais. La juridiction oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, formée au-delà du délai de recours contentieux de deux mois suivant le rejet implicite de sa demande indemnitaire préalable. Ce rejet est fondé sur les dispositions de l'article R. 421-2 du code de justice administrative. Par conséquent, l'ensemble des conclusions indemnitaires de M. B... est irrecevable.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la demande de M. A..., attaché territorial principal, qui sollicitait la condamnation de la commune de Ducos à lui verser 169 820,52 euros pour le préjudice résultant de son absence de réintégration à compter du 6 juillet 2020. Le requérant contestait les décisions des 11 août 2020 et 8 novembre 2023 le maintenant en disponibilité, invoquant un défaut de motivation, une erreur de droit et un détournement de pouvoir. La commune de Ducos a conclu au rejet de la requête. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris sa demande de provision, et a mis à sa charge la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme A..., greffière, d’une demande d’indemnisation suite au refus illégal de sa mutation au tribunal judiciaire de Fort-de-France, annulé par la cour administrative d’appel de Paris. Le tribunal a jugé que l’illégalité fautive de l’administration avait fait perdre à la requérante une chance sérieuse d’obtenir la mutation, compte tenu de ses priorités légales (handicap et centre des intérêts matériels et moraux en Martinique) prévues par l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984. Il a ainsi condamné l’État à lui verser 3 000 euros en réparation de son préjudice moral et 4 000 euros pour son préjudice matériel, limité à la période antérieure au 1er septembre 2022.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B..., ingénieur territorial, d’une requête en plein contentieux visant à contester le bien-fondé d’un titre de recettes émis le 23 octobre 2023 par la collectivité territoriale de Martinique, pour un montant de 23 127,42 euros, correspondant à un trop-perçu de rémunération pour absence de service fait. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la collectivité, jugeant que le litige portait sur le bien-fondé de la créance et non sur la régularité des actes de poursuite. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée de l’absence de réclamation préalable, en application de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des règles de compétence et de recevabilité propres au contentieux des titres exécutoires émis par les collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... contestant une contrainte de 445,47 euros émise par la CAF pour un indu de prime d'activité. Le requérant soutenait n'avoir perçu que 393,70 euros sur la période litigieuse, mais les relevés bancaires démontrent trois versements totalisant 590,55 euros. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, le moyen est rejeté car assorti de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A..., infirmier, qui contestait le refus du centre hospitalier Maurice Despinoy de le détacher dans le corps des cadres socio-éducatifs pour exercer des fonctions de musicothérapeute. Le tribunal a relevé d'office que l'administration se trouvait en situation de compétence liée pour refuser ce détachement, car M. A... ne détenait pas l'intégralité des titres et diplômes exigés par l'article 6 du décret n°2019-54 du 30 janvier 2019, conformément à l'article L. 513-8 du code général de la fonction publique. Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A..., sage-femme hospitalière, qui contestait le refus implicite du centre hospitalier Maurice Despinoy de lui verser un complément de prime de service pour les années 2019 et 2022. La requérante soutenait que l’administration avait appliqué à tort un abattement pour des absences consécutives à un accident de service, en violation de l’arrêté du 24 mars 1967. Le tribunal a jugé que si l’abattement pour absence n’est pas applicable en cas d’accident de service, le bénéfice de la prime reste subordonné à un exercice effectif des fonctions, condition non remplie en l’espèce. La solution retenue s’appuie sur les articles 20 de la loi du 13 juillet 1983 et 1er à 3 de l’arrêté du 24 mars 1967.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la commune du Lorrain d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler quatre titres de recettes émis par la communauté d’agglomération du pays nord Martinique, relatifs à l’attribution de compensation pour les mois d’avril à juillet 2025. Par un mémoire enregistré le 26 novembre 2025, la commune a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 novembre 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la volonté de la partie requérante.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société La Mie François d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de ses réclamations relatives à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2020 à 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total de 9 589 euros, conduisant la société requérante à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 27 novembre 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B..., brigadier de police municipale, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de la Trinité prononçant une exclusion temporaire de trois jours. Le tribunal a estimé que les faits de contestation réitérée des consignes hiérarchiques lors d'une mission de sécurisation étaient établis et constituaient un manquement à l'obéissance hiérarchique. Il a jugé que la sanction d'exclusion temporaire de trois jours, relevant du premier groupe prévu par le code général de la fonction publique, n'était pas disproportionnée au regard de la gravité des fautes commises. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de la Martinique était saisi par Mme B..., médecin oncologue, d'un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du centre hospitalier universitaire de la Martinique de lui verser une indemnité de fin de contrat. La requérante soutenait que son droit à cette indemnité, prévue à l'article L. 1243-8 du code du travail et rendu applicable par l'article R. 6152-712 du code de la santé publique, devait être apprécié au regard de son premier contrat, conclu avant l'entrée en vigueur du décret n° 2022-135 du 5 février 2022. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le moyen n'était pas fondé, sans préciser la solution retenue dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Espace Cartesia Immo et M. A... d’un recours pour excès de pouvoir visant à contraindre le maire du Diamant à dresser un procès-verbal d’infraction et à notifier un arrêté interruptif de travaux. Les requérants se sont désistés de leur requête par un mémoire du 19 novembre 2025. Par ordonnance du 26 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la partie adverse présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de l'association syndicale du lotissement « Haut Palmiste » qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire du Lamentin à la société Sipam. Le juge a considéré que le moyen tiré d'un défaut d'affichage du permis était inopérant, cette circonstance n'affectant que les délais de recours et non la légalité de l'acte. Les autres griefs (nuisances sonores, circulation, dévalorisation immobilière, impact environnemental) ont été écartés car ils ne se fondaient sur aucune règle d'urbanisme et relevaient de l'exécution du permis ou des droits des tiers. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler deux saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement d’amendes forfaitaires majorées liées à des infractions au code de la route. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que ces contestations relèvent de l’ordre judiciaire, conformément aux articles L. 212-5 du code de la route et 521, 707-1 du code de procédure pénale. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi par M. A... d'une demande d'annulation du refus implicite du service d'incendie et de secours de Martinique de lui transmettre ses fiches de paie, s'est déclaré incompétent. Constatant que le requérant avait été radié des effectifs du service martiniquais et recruté par la collectivité de Saint-Martin, le tribunal a fait application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Saint-Martin, lieu de la nouvelle affectation de l'agent. Par conséquent, il a ordonné, sur le fondement de l'article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier à cette juridiction.