2 702 décisions disponibles — page 21/136
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la SARL Zamana, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements outre-mer au titre de l’article 244 quater W du code général des impôts. La société avait installé des équipements (microstations d’épuration, récupérateurs d’eau, chauffe-eau solaires) chez ses clients tout en en conservant la propriété, mais le tribunal a estimé que cette activité s’apparentait à une location sans opérateur, secteur exclu du dispositif par l’article 199 undecies B du même code. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la décision de l’administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. et Mme C qui demandaient la condamnation solidaire de la régie Odyssi et de la société SMDS à leur verser 49 743,20 euros pour des désordres liés à la rupture d’une canalisation et à des travaux de réparation. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la régie Odyssi, estimant que la requête, introduite plus d’un an après la réponse explicite du 22 janvier 2024 à leur demande indemnitaire, était tardive au regard du délai raisonnable d’un an fixé par la jurisprudence Czabaj. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable sans qu’il soit besoin d’examiner le fond.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme Louis-Marie, secrétaire administrative, qui contestait le montant de 650 euros de son complément indemnitaire annuel pour 2023, estimant ce montant insuffisant. La requérante soulevait des moyens de légalité externe contre la décision de rejet de son recours gracieux (incompétence, vice de forme, défaut de motivation), mais le tribunal les a jugés inopérants, rappelant que le recours contentieux est dirigé contre la décision initiale d’attribution, non contre le rejet du recours gracieux. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure, faute d’obligation légale d’aborder le montant du complément lors de l’entretien professionnel. La solution s’appuie sur le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et l’arrêté du 19 mars 2015, sans que le tribunal ne se prononce sur le fond de l’erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé l'arrêté du 7 mars 2024 par lequel le maire du François s'est opposé à la déclaration préalable de la société Carreau Gaschereau finances pour une division foncière, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que la requête était recevable, le président d'une société par actions simplifiée ayant de plein droit qualité pour agir en justice en son nom. Il a estimé que le motif d'opposition fondé sur l'absence de raccordement au réseau d'eau potable n'était pas légalement justifié, faute pour la commune d'avoir consulté l'autorité gestionnaire du réseau comme l'exige l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer une décision de non-opposition à la déclaration préalable dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme E..., maître de conférences, qui contestait le refus implicite de l’Université des Antilles de lui accorder un congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) pour un état anxio-dépressif. Le tribunal a jugé que l’administration se trouvait en situation de compétence liée pour refuser la demande, car la déclaration de maladie professionnelle avait été effectuée plus de deux ans après sa première constatation médicale, en méconnaissance du délai de prescription prévu par le II de l’article 47-3 du décret n°86-442 du 14 mars 1986. En conséquence, les moyens soulevés par la requérante, notamment le défaut de saisine du conseil médical, ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Travaux industriels martiniquais d’une demande de condamnation de la commune de Saint-Pierre à lui verser diverses sommes en réparation des préjudices subis lors de l’exécution du lot n° 2 « charpente métallique » du marché de rénovation de la cathédrale. La société invoquait notamment une faute du maître d’ouvrage liée à la découverte d’anciennes fondations, des retards de paiement d’acomptes et une retenue de garantie irrégulière. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la société requérante ainsi que les demandes reconventionnelles de la commune. Cette décision s’appuie sur les principes du code de la commande publique et du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux.
Le Tribunal Administratif de la Martinique était saisi par Mme D..., maître de conférences, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Université des Antilles de lui rembourser 18 605 euros de frais d’avocat et de consignation exposés dans le cadre de la protection fonctionnelle accordée le 2 mai 2023 pour des faits de harcèlement moral et d’injures sexistes. L’Université contestait le remboursement, arguant que la décision initiale ne couvrait qu’une partie des procédures et que l’absence de convention d’honoraires empêchait tout contrôle. Le tribunal a jugé que la protection fonctionnelle, régie par l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique, implique la prise en charge des frais de justice exposés pour la défense de l’agent, y compris les honoraires d’avocat et les consignations, dès lors qu’ils sont directement liés aux faits pour lesquels elle a été accordée. Il a annulé la décision implicite de rejet et enjoint à l’Université de rembourser l’intégralité des 18 605 euros à Mme D..., avec intérêts au taux légal
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de Mme A, psychologue au centre hospitalier Maurice Despinoy, contestant le refus de congé de formation professionnelle et sa radiation des cadres pour abandon de poste. Le tribunal a annulé la décision de refus du congé de formation du 10 septembre 2024, au motif que l'administration ne pouvait légalement se fonder sur des contraintes budgétaires ou l'absence de financement par l'organisme collecteur, l'autorisation d'absence étant indépendante de la prise en charge financière, en application du décret n° 2008-824 du 21 août 2008. En revanche, il a rejeté les conclusions contre les mises en demeure des 5 novembre 2024 et 29 janvier 2025, jugées irrecevables car ne constituant pas des décisions faisant grief. Enfin, le tribunal a annulé la décision de radiation des cadres du 17 février 2025, constatant que le délai de 15 jours imparti par la mise en demeure n'était pas expiré au moment de la radiation, et a enjoint au centre hospitalier de réintégrer Mme A et de la placer en congé de formation professionnelle.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, annule la contrainte émise le 13 janvier 2025 par la caisse d’allocations familiales (CAF) de la Martinique. Cette contrainte visait à recouvrer un indu de prime exceptionnelle d’activité de 228,67 euros pour 2022, consécutif à un changement de caisse. Le tribunal retient que la requérante a déjà réglé cette somme par carte bancaire le 23 février 2024, en réponse au courrier d’indu, et que la CAF ne pouvait imputer ce paiement sur une autre dette sans son accord, en application des articles 1253 et 1256 du code civil. La dette étant ainsi éteinte, la contrainte est annulée.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société HJB d’une demande de condamnation de la communauté d’agglomération de l’espace sud Martinique au paiement d’intérêts moratoires pour le retard dans la restitution de la retenue de garantie d’un marché de travaux. Le tribunal a jugé que le délai de paiement de trente jours prévu à l’article R. 2191-35 du code de la commande publique court à compter de la levée des réserves, intervenue le 20 janvier 2025, et non de la date d’achèvement des travaux alléguée par la société. En conséquence, seuls les intérêts moratoires pour la période du 20 février 2025 au 4 avril 2025 sont dus, et la demande de la société HJB a été rejetée pour le surplus.
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de M. B, qui contestait le refus implicite de la collectivité territoriale de Martinique de lui verser une subvention de 46 307 euros accordée en 2019. Le tribunal juge que la subvention était subordonnée au bouclage du plan de financement, condition non remplie par le requérant. Il estime que la décision de refus de paiement est légale, car le bénéficiaire ne justifie pas avoir satisfait à cette condition essentielle à l'octroi de la subvention. La requête est donc rejetée sur le fond, sans qu'il soit besoin de statuer sur sa recevabilité.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du 7 mai 2024 et la décision du 6 juin 2024 par lesquelles le directeur général du centre hospitalier universitaire de Martinique avait radié des cadres M. A pour abandon de poste. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait légalement prononcer cette radiation, car M. A n'avait pas rompu tout lien avec le service et se trouvait en attente d'affectation. Cette solution a été retenue sur le fondement des principes généraux du droit de la fonction publique applicables à la procédure d'abandon de poste.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 28 novembre 2024 prononçant sa révocation par le président du conseil d'administration du service d'incendie et de secours de la Martinique. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant qu'aucun texte n'impose à l'autorité disciplinaire d'informer le conseil de discipline des motifs pour lesquels elle s'écarte de son avis. Sur le fond, le juge a appliqué les articles L. 121-1, L. 121-3 et L. 533-1 du code général de la fonction publique pour apprécier la proportionnalité de la sanction, et a jugé que la révocation n'était pas disproportionnée au regard des fautes commises.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour son fils. La juridiction a d'abord écarté l'exception de tardiveté soulevée par la rectrice, jugeant la requête recevable. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision de la commission académique était suffisamment motivée et que sa composition et son fonctionnement étaient réguliers au regard des articles D. 131-11-11 et D. 131-11-12 du code de l'éducation. Enfin, il a considéré que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en refusant l'autorisation, le projet éducatif présenté étant insuffisamment étayé et ne justifiant pas d'une situation particulière de l'enfant au sens de l'article L. 131-5 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, adjointe administrative, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (400 euros au lieu de 550 euros) pour l'année 2023. La requérante soulevait des moyens de légalité externe (incompétence, vice de forme, défaut de motivation) contre la décision de rejet de son recours gracieux, mais le tribunal les a jugés inopérants, rappelant que le recours contentieux est dirigé contre la décision initiale. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposant de discuter du montant du complément lors de l'entretien professionnel. La solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et les textes régissant le régime indemnitaire (décret n° 2014-513 et arrêté du 20 mai 2014).
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de la société Pech’ d’enfer, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 31 octobre 2024 par lequel le maire de Fort-de-France a refusé son permis de construire pour un bâtiment commercial. Le tribunal écarte les moyens soulevés, jugeant que l’arrêté a été signé par une autorité compétente (délégation régulière), qu’il est suffisamment motivé, et que le refus n’est pas fondé sur l’incomplétude du dossier mais sur la non-conformité du projet aux règles applicables. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales et L. 424-3 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du 8 juillet 2024 par laquelle la rectrice de l’académie de la Martinique a refusé d’octroyer la protection fonctionnelle à M. B..., ancien professeur, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique. Le tribunal a jugé que la requête était recevable, le recours hiérarchique ayant interrompu le délai de recours contentieux. Il a estimé que la décision de refus était entachée d’une erreur d’appréciation, M. B... remplissant les conditions pour bénéficier de la protection fonctionnelle prévue par le code général de la fonction publique, sans qu’aucune faute personnelle ne lui soit imputable. En conséquence, le tribunal a enjoint à la rectrice d’octroyer cette protection dans un délai d’un mois.
Le tribunal administratif de la Martinique a été saisi par Mme A..., professeure, d’une demande d’annulation du refus de la rectrice de reconnaître l’imputabilité au service d’une agression subie le 29 avril 2024. L’administration avait rejeté sa demande pour tardiveté, estimant que la déclaration d’accident n’avait pas été faite dans les délais réglementaires. Le tribunal a jugé que le certificat médical du 3 mai 2024, établi dans le délai de deux ans prévu par l’article 47-3 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, rendait le délai de déclaration non opposable. En conséquence, il a annulé les décisions de la rectrice et lui a enjoint de réexaminer la demande de Mme A... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B A, agent territorial, qui contestait l'arrêté du 15 avril 2024 par lequel la commune de Bellefontaine avait refusé de reconnaître l'imputabilité au service de son accident et l'avait placée en congé de maladie ordinaire. La requête, enregistrée le 25 juillet 2024, a été jugée tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de l'arrêté le 10 mai 2024, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Par conséquent, les conclusions en annulation et en injonction ont été déclarées irrecevables. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables, faute de liaison préalable du contentieux.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Pech’ d’enfer, qui demandait l’annulation de l’arrêté du maire de Fort-de-France du 20 août 2024 refusant son permis de construire un bâtiment commercial. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation de l’arrêté, en application des articles L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales et L. 424-3 du code de l’urbanisme. Il a également jugé que la société requérante ne pouvait utilement se prévaloir de l’absence d’invitation à compléter son dossier, dès lors que le refus était fondé sur plusieurs motifs indépendants et suffisants, dont l’invalidité de l’autorisation d’occupation du domaine public et l’absence de recours à un architecte.